Opprobre

Le Pen, Mélenchon, Montebourg : l’étrange parfum des années trente ?

Toutes les limites sont franchies…

(…)

Il y a des comparaisons qui n’honorent pas ceux qui les utilisent tant elles ont pour objet de stigmatiser ceux qu’elles visent.

En associant Jean-Luc Mélenchon et Arnaud Montebourg à Marine Le Pen et aux années trente, en raison des positions qu’ils défendent (notamment le protectionnisme), Frédéric Salat-Baroux (avocat, mais surtout gendre de Jacques Chirac et ancien secrétaire général de la présidence de la République) passe bien des limites et en klaxonnant.

Voici le début du “point de vue” qu’il donne au Monde et qu’il a pris le soin de titrer “La crise financière actuelle a l’étrange parfum des années trente” (déminage préventif)…

“Quand des personnalités aussi inconciliables que Arnaud Montebourg, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon soufflent sur les mêmes braises, c’est qu’un mal profond est à l’oeuvre. Au thème ravageur du pacifisme, durant l’entre-deux-guerres, a succédé celui du protectionnisme. Mais – toutes proportions gardées bien sûr – le danger est le même, la peur d’affronter la réalité : hier la guerre inévitable contre l’Allemagne nazie ; aujourd’hui la guerre industrielle. Que de similitudes sur la nature du sel que ces tribuns jettent sur les plaies d’une société en souffrance : des solutions qui donnent l’illusion que l’on pourra s’en sortir sans se battre : la ligne Maginot hier, les droits de douane ou la sortie de l’euro aujourd’hui ; des boucs émissaires : la finance dite cosmopolite à l’époque, les banques depuis 2008 ; la mise en cause de la légitimité du régime : les attaques contre la République dans les années 1930, le thème de la VIe République actuellement. Et bien sûr le thème du ” tous pourris, tous corrompus “. Cette nouvelle vague de populisme est d’autant plus dangereuse qu’elle prend ses racines dans une triple crise”.

Tout y passe en un minimum de place !

Le mal, le pacifisme, la guerre, la peur, les nazis, les braises, la souffrance, la ligne Maginot, les boucs émissaires, la finance cosmopolite et même le sel qu’on jette sur les les plaies…

Je vous laisse le loisir – ou pas – de découvrir la suite du propos.

Mais pour moi, à partir du moment ou quelqu’un ose traiter à l’identique, en terme de “mise en cause de la légitimité du régime”, les “attaques contre la République dans les années 1930″ et le “thème de la VIe République actuellement”, je dégaine mon  Michel Audiard :

On est gouvernés par des lascars qui fixent le prix de la betterave et qui ne sauraient pas faire pousser des radis“.

Oui je sais…

Parfois mon populisme m’effraie moi-même…

Alors autant en rajouter hein ?!

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    RÉCLAMATIONS (50)

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    • romain blachier dit :

      excellent billet. J’ai trouvé moi aussi l’article en question débile et démago.

    • Gaspard dit :

      Ce qui tout aussi affligeant, c’est que ce “point de vue” a été joyeusement repris dans la revue de presse de France Inter ce matin… sans grand recul c’est le moins qu’on puisse dire. Et aucun grand journaliste pour se demander à contrepied si la similitude avec les années trente n’est pas plutôt l’obstination des élites à adopter les solutions économiques les plus contreproductives plutôt que de remettre en cause leur idéologie.

    • Thaliane dit :

      Frédéric Salat-Baroux fait surtout la démonstration de son incompétence crasse en histoire internationale : la crise des années 30 a certes généré le nazisme et le fascime. Mais aussi le New Deal et le Front Populaire. Donc mettre sur le même plan MLP, Mélenchon et Montebourg, c’est comme dire qu’Hitler, Mussolini, Roosevelt et Blum, tout ça, c’était un peu pareil…

    • little big horn dit :

      Le seul personnage que l’on peut comparer à Marine Le Pen,c’est son père!

    • sacha du 16 dit :

      ”En associant Jean-Luc Mélenchon et Arnaud Montebourg à Marine Le Pen et aux années trente”

      Vous faites la même chose : Mélanchon et Montebourg face à Le Pen et les années 30.

      Si j’ai bien compris, seule MLP mérite d’être associée “aux années sombres de notre histoire”..;

    • antennerelais dit :

      Même avec la phrase qui essaie de faire de la littérature : “Que de similitudes sur la nature du sel que ces tribuns jettent sur les plaies d’une société en souffrance” (milieu du paragraphe de F. Salat-Baroux), on sent au fond une certaine médiocrité.

    • Veig dit :

      Donc mettre sur le même plan MLP, Mélenchon et Montebourg, c’est comme dire qu’Hitler, Mussolini, Roosevelt et Blum, tout ça, c’était un peu pareil…

      Oui, mais ce n’est absolument pas de “l’incompétence crasse”: c’est une manipulation tout-à-fait délibérée de sa part, dans la crainte que l’opinion ne finisse par s’attaquer à ses plus gros clients, à savoir les multinationales parmi lesquelles figurent France Télécom, GDF Suez, etc… si vous voulez une idée de l’étendue de la clientèle couverte par l’employeur de Salat-Baroux, c’est ici.

    • RAILANE dit :

      Bon post de Guy: l’article de Monsieur Salat-Baroux pose en effet question (notamment les comparaisons nauséabondes) néanmoins je le rejoins sur les craintes de la nouvelle vague populisme.
      Abdelkader

    • martingrall dit :

      Ben il a tort! Faut voir! les racines justement, les mêmes pour les radis et les betteraves, sans même définir radis blancs et betteraves rouges, n’osons pas navets et rutabagas cela pourrait être très mal interprété. Cependant tous ces légumes racines nous amènent à nos trois compères, Le diurétique, La laxative, Le digestif.
      Les trois, Méluche, le pen, Montebourg tapent non pas dans la partie du peuple déclassée, désaffectée, paupérisée, mais dans la même CLIENTELE. Sans qu’aucun n’apporte de solutions ni à court, moyen ou long terme!
      Pour hitler, je suis pas sûr que ce gnome ait compris quelque chose à la république de Weimar. Par contre sauf Montebourg qui n’a vraiment pas l’air de comprendre grand chose à la république qui est un tout petit peu différente de la démocratie, qui tout sauf par hasard donna la même chose que Weimar, la dictature napoléonienne, avec la même boucherie et le même résultat, méluche comme le pen s’appuient sur la réalité économique du 21° siècle, 1, recentrage des hommes sur leurs fondements moraux, pool bancaire, métiers, autonomie 2, développement social exploratoire. Le très gros problème pour le gendre de chichi, est que le pen, un peu, surtout Mélanchon fait parti du fer de lance de la nouvelle répartition politique mondiale. Et là hitler est très très loin.
      Mais bon un blog ça sert à la déconne.

    • Veig dit :

      Désolé pour le tag non-fermé :-)

      Petit addendum: j’ai écouté avec attention l’interview de Marine Le Pen la semaine dernière sur France Inter. Elle y était très habile, attaquant la finance internationale et la situation de dépendance dans laquelle s’est placée la France vis-à-vis des marchés pour le financement de sa dette — sans se risquer cependant à donner une solution précise à ce problème (“sortir de l’Euro”, “donner la priorité aux français” reste assez vague pour donner le change mais cela cache mal le vide de son programme économique).

      Il est essentiel que ce soit la gauche qui occupe ce terrain de la contestation du carcan politico-financier en place qui ruine nos Etats. Sinon, c’est Marine Le Pen qui s’en occupera et qui sera présente au deuxième tour.

      C’est pour cela que les interventions de Benaoit Hamon samedi matin sur France Inter, puis de Gérard Filoche ce matin, sont des contributions essentielles, n’en déplaise aux centristes et libéraux qui supportent Hollande.

    • martingrall dit :

      @Veig, marine le pen n’a pas moins de programme, puisque aucun des partis ni U.M.P. ni Parti Socialiste disposent d’un programme et aucun ne peut en avoir sans avoir le résultat des actions a engager pour s’adapter à la crise de confiance dont fait montre l’ensemble des peuples.
      Prendre le pen pour la godiche de service c’est l’amener non au second mais au premier tour.

    • EDEN dit :

      @Veig
      “Il est essentiel que ce soit la gauche qui occupe ce terrain de la contestation du carcan politico-financier en place qui ruine nos Etats”
      Ce qui ruine nos états, ce sont les politiques mises en place par les gouvernements, tout à fait souverainement, qui ont été infoutus de voter des budgets équilibrés depuis près de quarante ans et qui accusent un jour les marchés financiers et les agences de notation, un autre jour les traders, de leur propre incompétence et de leur clientélisme politique.
      Quand on s’endette, on rembourse sinon on fait faillite. La règle est valable pour tout le monde, même si les démagogues de droite et de gauche ont voulu faire croire à des populations qui ne demandaient que ça qu’un état, c’était pas comme une entreprise toussa toussa…
      Dieu merci, les marchés financiers nous protègent de la souveraineté populaire et les créanciers exigent aujourd’hui le juste remboursement de ce qu’ils ont prêté.
      Personne n’a obligé les états à s’endetter comme ils l’ont fait, et personne ne les oblige non plus à rembourser. Mais ils auront évidemment du mal à trouver de nouveaux pigeons.

    • EDEN dit :

      Marine le Pen se retrouve effectivement sur le même terrain que Melanchon et Montebourg, pour faire de la démagogie, nier l’évidence, et expliquer que l’on pourra continuer sans rien changer, en luttant contre l’immigration pour l’une, en prenant l’argent des riches pour les autres.
      Tout cela n’a de toute façon aucune importance, puisque même si l’un d’eux était élu un jour, il serait condamné de toute façon à utiliser une calculatrice, et à mettre en place une gestion saine et rationnelle, à payer ses dettes et à ne pas dépenser plus qu’il ne peut payer.

    • Veig dit :

      “Dieu merci, les marchés financiers nous protègent de la souveraineté populaire”

      \o/ PRICELESS !!!

      “et les créanciers exigent aujourd’hui le juste remboursement de ce qu’ils ont prêté.”

      Et vivent les financiers usuriers qui font primer leurs intérêts sur la démocratie !!!

      Si vous faites partie du clan des créanciers, je comprends votre position, notez bien… même si elle conduit à tuer la poule aux oeufs d’or, et à mettre tout le monde sur la paille au final.

      Sinon, je ne vous empêche pas de souhaiter votre propre malheur. Mais quand nous serons dans une situation à la grecque, où la politique de rigueur aura tué la croissance et généralisé la misère, et où de toutes façons il faudra faire une croix sur les créances/dettes, faudra pas venir pleurer.

    • EDEN dit :

      @Veig.
      Nous sommes déjà dans une situation à la grecque.
      Etre démocrate, ce n’est pas s’affranchir de la connaissance des mathématiques.
      Ce ne sont pas les marchés qui attaquent la démocratie, ce sont les gouvernements corrompus et incapables.
      Si vous m’empruntez 100 € et que vous vous engagez à m’en rembourser 110, je vous trainerai devant un tribunal si vous ne me remboursez pas. Je ne serai pas pour autant un criminel contre l’humanité ou un ennemi du genre humain, mais je vous forcerai à respecter votre parole et à assumer vos responsabilités.

    • Dominique Godin dit :

      Veig : “C’est pour cela que les interventions de Benaoit Hamon samedi matin sur France Inter, puis de Gérard Filoche ce matin, sont des contributions essentielles, n’en déplaise aux centristes et libéraux qui supportent Hollande”.

      Benoît Hamon devrait fermer son clapet bientôt puisque toute la machine PS devrait rouler pour Hollande. On parie qu’il va rentrer dans le rang comme Monte au bourg ?

    • Malbrouck dit :

      Les tenants de la pensée unique sont décidément prêts à tout et peu à peu on observe ce genre de comparaison historique hasardeuse et destinée à jeter l’opprobre sur des voix dissonantes ! Pour faire face à la montée du Lepénopopulisme dont la fonction transversale à gagné toutes les couches de la société (droite et gauche) j’ai toujours défendu l’idée d’une nécessité populiste de gauche ! Si le populisme c’est aussi etre auprès du peuple pour le représenter je n’ai pas à en rejeter le principe et encore moins à en laisser le seul bénéfice au FN : faudrait vraiment etre complètement stupide ! Je salue donc l’œuvre de Mélenchon et de Montebourg qui auraient grand tort de ne pas assumer un populisme de gauche à la hauteur des enjeux : tant que les valeurs sont en place tout me va ! Je rejette toute comparaison historique débile et je dis au contraire que l’accompagnement de la parole des indignés (par exemple) est une nécessité politique majeure ! Que les libéraux aillent au diable eux et leurs chiffons rouges !! La vérité c’est qu’ils ont la rage de voir émerger ENFIN des personnalités politiques responsables qui ont très bien mesuré la situation !! Et on a perdu 20 ans avec toutes ces salades sur le populisme c’est tout ce que je vois !

    • […] Le Pen, Mélenchon, Montebourg : l’étrange parfum des années trente ? Toutes les limites sont franchies…  Source: guybirenbaum.com […]

    • iban dit :

      Quel manque de culture pour ce “baron”
      Le pacifisme a pris racine dans les tranchees de 14-18.Aucune peur seulement du degout et de la haine contre des élites qui ont envoyer des millions de citoyens,se faire pulvériser par les obus,déchiqueter par la mitraille,enterrer vivant par la canonnade.D’avoir fait de braves gens des tueurs sans pitié ou des moutons sacrifiés.
      Ces nouveaux officiers d’Etat-Major au beau dolman noir pour qui le courage est de sacrifier les autres,essayent de nous refaire le coup
      les pacifistes n’étaient pas des lâches,ils avaient compris…
      une démocratie fonctionne avec des démocrates,

    • Malbrouck dit :

      Et puis le mal profond qui est à l’œuvre c’est ce système libéral fou et en roues libres qui va dans le mur ! Il ne s’agit plus d’éviter la crise mais il s’agit de l’affronter bon sang ! Tous ceux qui espèrent qu’au détour des réunions au sommet quelques mots magiques feront disparaitre la crise sont complètement siphonnés !! C’est quoi cette pensée magique ambiante qui consiste à vouloir faire disparaitre la réalité à travers des réunions ?? Ces gouvernants doivent surtout reconnaitre leurs erreurs, leurs errements dans le tout libéral ! L’heure de vérité approche et les ultralibéraux sont enragés d’avoir à prendre acte et conscience qu’ils se sont trompés sur toute la ligne !

    • Anthropia dit :

      Si un parallèle peut être fait, c’est entre le Pétainisme et notre gouvernement, qui se laisse emberlificoter par les banquiers, voit qu’il va droit au mur, et qui persiste.

      http://anthropia.blogg.org

    • Malbrouck dit :

      Eden

      Descends un peu sur terre et de ton nuage libéral ! Si les banques ne renégocient pas elles n’obtiendront rien et elles iront à la ruine complète ! Oui je te confirme que la dette grecque est réduite de moitié ne t’en déplaise (tu m’avais repris là dessus il y a quelques semaines en nous expliquant que ce serait impossible) ! ça leur apprendra d’avoir fait du monde un casino !! Ce monde est à transformer de A à Z cher ami et c’est pas plus mal dans le fond !

    • EDEN dit :

      @Malbrouck
      “Ces gouvernants doivent surtout reconnaitre leurs erreurs, leurs errements dans le tout libéral ”
      Comment un gouvernement libéral, qui ne prône par définition qu’une intervention de l’état a minima, pourrait-il se retrouver avec 1700 milliards d’euros de dette publique ?
      Sont-ce des gouvernements libéraux qui ont voté chaque année depuis 1974 des budgets déficitaires, ou des gouvernements sociaux démocrates, achetant la paix sociale à coup de milliards de dette ?

    • Veig dit :

      @EDEN: “Ce ne sont pas les marchés qui attaquent la démocratie, ce sont les gouvernements corrompus et incapables.”

      Ah, je ne vais certes pas nier la responsabilité des gouvernements qui se sont succédés depuis 2002 et qui n’ont eu de cesse de creuser les déficits, au profit de leurs amis banquiers, créanciers et opérateurs de marchés.

      Mais quand les créanciers savent et voient très bien vers quelle issue vont conduire ces prêts successifs dont les intérêts se cumulent, ils ont également leur part de responsabilité dans la faillite d’un Etat. Le comportement responsable de leur part serait de limiter les sommes prêtées: au lieu de cela, ils augmentent les taux, accélérant la cessation de paiement.

      “Si vous m’empruntez 100 € et que vous vous engagez à m’en rembourser 110, je vous trainerai devant un tribunal si vous ne me remboursez pas.”

      Faites, mon ami, faites. Mais priez qu’il y ait encore des tribunaux. Car quand ne règne plus que la loi du nombre et de la violence, quand la multitude qui est sommée de rembourser n’a plus rien à perdre que la vie, tenir ce genre de discours est aussi irresponsable que de prononcer le fameux mot attribué à Marie-Antoinette. Pain, brioche, tout ça.

      Ce qui rejoint votre inénarrable citation du jour, d’ailleurs:

      “Dieu merci, les marchés financiers nous protègent de la souveraineté populaire”

      Tiens, je parie que l’entourage de Ben Ali tenait à peu près ce langage encore en février dernier…

      Et je vous laisse méditer ce poème de Hugo.

      Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée.

      Quand Josué rêveur, la tête aux cieux dressée,
      Suivi des siens, marchait, et, prophète irrité,
      Sonnait de la trompette autour de la cité,
      Au premier tour qu’il fit, le roi se mit à rire ;
      Au second tour, riant toujours, il lui fit dire :
      « Crois-tu donc renverser ma ville avec du vent ? »
      À la troisième fois l’arche allait en avant,
      Puis les trompettes, puis toute l’armée en marche,
      Et les petits enfants venaient cracher sur l’arche,
      Et, soufflant dans leur trompe, imitaient le clairon ;
      Au quatrième tour, bravant les fils d’Aaron,
      Entre les vieux créneaux tout brunis par la rouille,
      Les femmes s’asseyaient en filant leur quenouille,
      Et se moquaient, jetant des pierres aux hébreux ;
      À la cinquième fois, sur ces murs ténébreux,
      Aveugles et boiteux vinrent, et leurs huées
      Raillaient le noir clairon sonnant sous les nuées
      À la sixième fois, sur sa tour de granit
      Si haute qu’au sommet l’aigle faisait son nid,
      Si dure que l’éclair l’eût en vain foudroyée,
      Le roi revint, riant à gorge déployée,
      Et cria : « Ces hébreux sont bons musiciens ! »
      Autour du roi joyeux riaient tous les anciens
      Qui le soir sont assis au temple, et délibèrent.

      À la septième fois, les murailles tombèrent.

      19 mars 1853. Jersey.

    • EDEN dit :

      Les marchés financiers ne peuvent prospérer qu’avec des politiques socialistes, dépensières des deniers publics, votant des budgets déficitaires à la chaine, et taxant les contribuables sans que le peuple y trouve trop à redire.
      Un état bien géré, respectueux des équilibres budgétaires, est au contraire une fort mauvaise affaire pour les milieux financiers.
      Les alliés objectifs du libéralisme délirant, ce sont les socialistes. D’où les innombrables passerelles socialo-libérales (DSK, Lamy..)

    • Veig dit :

      @EDEN, Libre à vous de traiter Sarkozy de plus grand socialiste de ces 30 dernières années, alors… car c’est quand même à chaque fois qu’il a été aux commandes du budget (1993-1995), des finances (2004-2005, mais son prédécesseur Francis Mer avait également fait très fort — sûrement un socialiste qui s’ignorait) ou de l’Etat tout entier (2007-2011) que la dette s’est envolée avec le plus de vigueur ces 20 dernières années.
      (source)

    • (ne pas confondre) dit :

      132 électeurs ont voté pour Guy Birenbaum au premier tour de l’élection présidentielle de 2012. Pourtant, le célèbre universitaire et blogueur n’était pas candidat !

      http://www.lematin.ch/actu/suisse/elections-les-vedettes-ont-souvent-connu-la-defaite

    • Okada dit :

      Comme quoi, on peut publier une tribune dans le Monde et atteindre le point Godwin en trois lignes.

    • Guy dit :

      Sacha, quand vous aurez justifié votre commentaire débile, mensonger, et aux relents nauséeux ici, http://guybirenbaum.com/20111018/ras-le-soc/#comment-82445 on se reparlera… Ou pas.

    • EDEN dit :

      @Veig
      “c’est quand même à chaque fois qu’il a été aux commandes du budget que la dette s’est envolée avec le plus de vigueur ces 20 dernières années”.
      Oui effectivement, la gestion de Sarkozy ressemble à s’y méprendre à une gestion socialiste : plan de relance délirant , création de 28 taxes depuis 2007, retour des contrats aidés, maintien du clientélisme via les niches fiscales,etc…

    • Veig dit :

      @EDEN disons que c’est le socialisme pour les riches, les entrepreneurs incapables et les banquiers véreux: dans tous les domaines, socialiser les pertes et privatiser les bénéfices. Refrain connu…

      Au fait, il y a un autre intervenant qui fait une comparaison avec la ligne Maginot. Il s’agit de Paul Krugman, prix Nobel d’économie, et c’est la politique monétaire de l’Euro qu’il compare à ce célèbre édifice à l’efficacité défensive bien connue.

      Les partisans du tout-libéral et de la rigidité monétaire, combinée à la dépendance aux créanciers privés, sont en train de couler l’Europe.

    • martingrall dit :

      Dans sa théorie Frédéric Salat-Baroux oublie beaucoup. A croire que la zézemer est contagieuse. En tout premier lieu est que le racisme n’existe pas en France. il y a du communautarisme, du terrorisme social, de la délinquance de situation, mais pas de racisme.
      Donc c’est pas de la faute aux juifs, c’est déjà ça. de la faute aux Juifs faut voir:)
      Pas de la faute aux étrangers, puisque les pays 5 fois AAA + et qui paieront une partie de la dette intègrent autant d’étrangers que la France d’avant sarkozy.
      Pas de la faute aux salariés la France dispose de la main d’œuvre la plus productive d’Europe, la aussi avant sarkozy.
      Pas de la faute aux agences de notation qui ne font que noter la capacité d’un gouvernement à produire la richesse nécessaire au remboursement des emprunts, jamais elles imposent la destruction des services publics ni demandé la destruction des systèmes sociaux. Or sans systèmes sociaux et services publics, l’Europe du sud est incapable de créer de la richesse, tout simplement parce que cela fait de ces pays des pays à risque. Aucun pays prolétaire, c’est à dire lorsque le salarié est contraint de reprendre son poste de travail, quel que soit ce poste, parce qu’il n’a d’autres possibles, ne crée de la richesse et de la croissance.Sauf dans les pays, disons autoritaires.C’est d’ailleurs pour cela que not p’tit nicolas politiquement frise souvent avec des thèmes d’extrême droite.
      De Gaulle, autoritaire pas trop porté sur la démocratie populaire, a enrichie la France et les français en se calant entre une administration forte, la fermeté des services publics et une promotion sociale des français continue.
      Mais bon un chiraquien ne peut déjà pas comprendre un gaulliste, alors de Gaulle.
      Mais bon!

    • Pensez BiBi dit :

      Ce Frédéric-là se souvient-il que Sarkozy avait lâché à son propos :
      “J’ai envie de lui exploser la gueule à ce connard” (sur le vote chiraquien pour Hollande) ?

      Et tout ça ne se passait pas dans les Années trente!

      Et que fit notre Résistant, donneur de leçons ? Eh bien, en bon Courtisan qu’il a toujours été, il fit le dos rond, il se coucha et votera silencieusement Sarkozy en 2012.

      Ah, ce n’est pas avec des types pareils qu’on aurait gagné la Guerre de 40 !

    • martingrall dit :

      @Veig est-ce à dire et comprendre que le P.I.B sarkozyste est payé par l’emprunt?
      Je n’ose le croire, not tit nicolas est tellement le gendre parfait des résidents aisés des maisons de retraites municipales.

    • GdeC dit :

      bravo. content de n’être pas le seul à dénoncer ce genre d’amalgames, qu’on a vu à, l’œuvre y compris chez les socialistes d’un certain bord. yen a marre.

    • martingrall dit :

      c’est pas juste! Pov not Montebourg! le président du conseil général socialiste des Bouches du Rhône qu’avait précondamné le Arnaud,lavé de tout soupçon par le tribunal l’a été libéré ce soir.Viens ma belle viens ma gazelle Jean-Noel est libéré ce soir.

    • Malbrouck dit :

      La paix sociale faut il encore en donner une définition précise cher Eden ! La paix reste en soit le seul objectif politique qui a un sens pour accompagner au mieux la violence inhérente à toute société humaine ! Pardon d’avoir à dire que la chose politique n’a d’utilité qu’à cette question là ! Alors oui éliminons éducation, police, justice et observons comment toi Eden et tes enfants risqueraient de pâtir d’une société transformée en jungle libérale sans aucune organisation ! La même durée de vie qu’un piéton sur une autoroute cher ami ! Le socialisme c’est tout le contraire de la philanthropie puisqu’il s’agit sinon de contrôler au moins d’accompagner des milliers d’âmes et en particulier tenter d’éduquer un minimum quelques millions d’ahuris ! Ils sont marrants ces libéraux !! c’est vous les vrais utopistes rêveurs ;-)

    • Malbrouck dit :

      Et on a droit à un vrai Hitler sur France 2 : aucune confusion possible avec quoique ce soit d’autre ! Drôlement bien fait ce film documentaire !

    • V. dit :

      Eh bien ! Si une partie de la droite se met à utiliser les mêmes sales procédés qu’une grande partie de la gauche, où va-t-on…

    • Saraconor dit :

      Crise, populisme, chômage, colères …en effet ça me rappelle qq chose.
      Aurons-nous tiré les leçons des erreurs du passé?

    • Malbrouck dit :

      je viens de voir le film documentaire le plus saisissant au sujet d’Hitler !

    • toto dit :

      Organiser la chasse aux roms, roumains et comoriens n’a aucun relent d’années 30. Désigner des minorités comme responsables de tous les maux n’a aucun relent d’années 30. Chercher les déviants dès la maternelle n’a aucun relent d’années 30. Parler de fondements de civilisation chrétienne n’a aucun relent d’années 30. Faire la chasse aux étrangers et au faciès n’a aucun relent d’années 30. Il faudrait être fou pour ne pas le voir.

    • martingrall dit :

      Frédéric Salat-Baroux est un problème plutôt blème. Univerqsalement là également très sale,
      – le sarkozysme celui d’aujourd’hui amène irréversiblement aux dictatures, et ce n’est pas celle de l’argent, la faillite de la France organisée par Sarkozy plus 500 milliards d’emprunt supplémentaires en quatre ans amènera les français, tous au fascisme. voir les score de le pen!
      la social-démocratie appelée en renfort, afin de compenser la faillite de la confiance envers le monde politique, amène tout autant et tout aussi irréversiblement aux fascismes.
      Sur 200 ans toutes les social-démocratie ont se sont déplacée vers le fascisme, sauf dans les États à monarchie constitutionnelle, mais la France est une république! République de sujets, mais république.Dans les royaumes le peuple est représente par la monarchie, le roi, ou la reine, est chacun de ses compatriotes.
      Et fredo est aux premières loges de l’incurie du chiraquisme, Chirac n’a jamais pris aucune décision. Aucune. Et il suffit de lire les interventions 2002-2007 de Bayrou, Morin, Jean-Christophe Lagarde pour le constater. Et la non décision du politique est ce qui amène aux fascisme.
      Mais bon, lorsque des communistes travaillent avec la droite extrême, pilonnage et asphyxie des français dans leur ensemble nous sommes déjà dans la voiture du fascisme!

    • martingrall dit :

      Ah ben zut! HSS non ce n’est pas le sujet frédo S-S, ni une mèche haute résistance, mais Hors Service du Sujet.
      Ah ben Zut!
      Igor Bogdanov, le truc sans âge, mi homme mi autre chose, que d’aristocrates mauvaises langues sournoisent, ‘ni homme ni autre chose’, vient de donner naissance à un tout jeune enfant. Le père, Amélie de bourbon parme 34 ans selon l’administration, descendant sans transfert de Louis XVI se réjouit de sa descendance éternelle. – ”Je suis presque sûr que mon enfant à naître sera immortel. L’homme a longtemps été fait pour mourir. Ce scénario n’est plus à l’ordre du jour”- Je sais, c’est dur de n’être plus ce que nous n’avons jamais été!
      Avait ses arts, ou arrhes, je sais plus

    • RAILANE dit :

      Crise, populisme, chômage, colères …en effet ça me rappelle qq chose.
      Aurons-nous tiré les leçons des erreurs du passé?
      je l’espère de tout coeur car Si « Le patriotisme est le refuge de la canaille (ou des imbéciles ?).Samuel Johnson », le racisme l’est également bien trop souvent!

    • Saraconor dit :

      C’est malheureusement vrai, mais je ne peux imaginer que la majorité des votants d’aujourd’hui ont oublié les leçons d’histoire de leur enfance. Maintenant on interdit à une prof de faire visiter un camp de concentration à ses élèves et c’est très regrettable, c’est une leçon que l’on oublie jamais. Alors j’ai besoin de croire que ça ne peut plus arriver. Que nos enfants n’auront pus à avoir ni honte ni peur de leur propre pays.

    • Malmax dit :

      Le danger de l’extrémisme de droite est que lorsque tout a été fait pour l’endiguer, la digue cède. L’affolement benoit des ex secrétaire-généraux (mais y’a t’il eu une femme à ce poste?) voudrait transformer à nouveau l’essai. Bravo.
      Ce qu’il en reste, c’est le gendre.

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