Socio

Vive la critique !

Il faut  lire l’interview de Luc Boltanski publiée dans Le Monde...

(…)

Dans Le Monde, publié aujourd’hui, le sociologue explique – notamment – pourquoi, pour restaurer la confiance des citoyens, l’esprit critique doit être réhabilité dans le débat public ; comme dans la vie ordinaire…

Extrait :

“La possibilité de critiquer publiquement, sans le payer d’un coût exorbitant, constitue l’une des principales épreuves auxquelles la démocratie se mesure, en pratique. Or, on peut douter de ce que la possibilité de la critique soit réellement assurée dans les contextes de la vie quotidienne. Les entraves à la critique sont évidentes dans la vie au travail et dans les entreprises, où elle est confrontée à divers types de rétorsions et se paie souvent du licenciement. De même, et bien que la presse soit libre, les médias subissent d’autres formes indirectes de contrôle qui sont d’ordre économique. Quant à la démocratie participative dans les lieux de vie – quartiers ou communes -, elle demeure largement un voeu pieux. On pourrait accumuler les exemples”.

Il ajoute :

“Si l’on veut restaurer la croyance dans la démocratie, il faut défendre la cause de la critique. C’est-à-dire non seulement l’autoriser en parole, mais lui redonner les moyens d’avoir prise sur la réalité”. 

Tout le monde devrait lire cet entretien. (Lien abonnés)…

 

 

 

 

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    RÉCLAMATIONS (12)

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    • Malbrouck dit :

      La critique porte en elle des idées neuves pour faire face à des idéologies figées qui du tout libéralisme au tout socialisme ont montré toutes leurs limites !
      En période de panne idéologique je salue donc les réactionnaires qui depuis la critique ont au moins le mérite de donner vie à un débat !
      La critique de la critique de la critique finira bien par ouvrir des portes nouvelles sinon par en fermer une bonne fois pour toute !
      Faut il encore accepter tout esprit réactionnaire (je pense à un Zémmour par exemple) dans le débat public !
      Nos idées toutes faites ont besoin de critiques y compris de nature réactionnaires sans quoi la pensée idéologique serait morte !
      Toute critique n’est pas réac (au sens où on l’entend) mais les plus réactionnaires nous obligent à revoir notre copie argumentaire !
      Grand merci aux réacs en tous genres (les autres m’ennuient et sont souvent des fourbes se cachant derrière des postures) :-)
      Ce Boltanski a sans doute essayé de démontrer ça à Bourdieu ! Possible !
      Un bon compromis avec l’opinion (que je déteste) puisque la critique d’une opinion n’est jamais qu’une opinion nouvelle ! Je tiens mon paradoxe du jour : l’insupportable démocratie faite d’opinions souvent stupides en tous genres trouvera sur sa route des critiques venant appuyer la nécessité du fait démocratique :-)
      Pas de vérité : rien que du mouvement cybernétique en spirale jusqu’à la fin des temps neutralisant toute opinion par une critique…. Tout curieux en quête de vérité en sera pour ses frais : ça lui apprendra !

    • Rosa L. dit :

      Je ne crois pas Malbrouk que les “réacs” critiquent: ils dénigrent, blessent, sont insultants et de mauvaise foi. Est-ce vraiment de la critique, quand on vous traite de débile, d’assistée, de folle?
      Les connaissez-vous bien? Zemmour est de la crème comparée aux réacs racistes souchistes à impulsion FN.

    • poisson dit :

      Restons capable de “critiquer” cette forme de pensée qui n’est pas claire et pas saine selon moi.
      Comment s’y retrouver? Un, on pointe une corrélation entre A et B. Deux on note que sans A, pas de B. Et on en déduit qu’en décrétant l’existence du A, cela rétablie le B.
      bof
      En plus ce n’est pas la critique, mot mou, c’est la contradiction qu’on fait taire arbitrairement et prématurément. Parce qu’on sait que dans l’action on finira par faire taire la contradiction, cela justifie aux yeux des esprits primaires de la faire taire d’emblée.
      Est-on certain de la cause, de l’effet? Non, on choisit un marqueur comme lorsqu’on rend fluo une molécule en biologie pour témoigner de la fixation d’une autre molécule. C’est vrai que “la contradiction” attire le regard dans les médias comme dans le milieu professionnel, c’est fluo.
      Tout ça appelle de la nuance, des précisions. Dans l’action, forcément qu’on est dans de l’autorité, le choix est fixé. La contradiction doit apparaître au moment où elle est utile. Si on la gomme avant et qu’on la réveille pendant, la démocratie en aura l’aspect et le goût mais ce sera de l’esbroufe.
      pas envie de relire, mais envie de poster.

    • Charles dit :

      Oui à l’esprit critique, à la possibilité d’en user et à sa prise en compte.

      Mais la démocratie peut-elle être l’objet d’une croyance? De même pour la monarchie?
      Je ne le pense pas: on ne croit pas en un moyen, un moyen de vivre ensemble. On ne croit pas en un modèle d’organisation de la société.
      On constate si ce moyen, ce modèle, fonctionne ou pas. S’il faut l’améliorer ou pas. S’il faut revenir à une conception plus basique ou pas. Etc.

      Charles.

    • Malbrouck dit :

      Si tous ces affreux racistes n’existaient pas comment trouverions nous occasion pour exprimer notre amour pour tous les étrangers jusqu’à regretter qu’on ne puisse pas tous les rencontrer et les accueillir d’ailleurs ?
      Je blague bien sur ! :-)
      Plus sérieusement cette question de la critique sous-tend celle de la liberté d’expression dans les limites légales !
      Il reste à vérifier si l’absence de critique, la censure et l’auto-censure n’ont que des raisons juridiques !
      Mise à part l’illégal il y a aussi l’ordre établi, la pensée unique, la pression morale et culturelle, parfois le sacré même si on est en république laïque …
      Il est plutôt de bon ton, par exemple, d’en appeler à la réduction des dépenses publiques pour limiter la fameuse dette et malheur à celui qui préconiserait de l’endettement supplémentaire ! La raison, la vérité, la pensée unique ?
      Liberté d’expression sous contrôle et auto-controle conscient et inconscient ! Dans un tel contexte suffisamment verrouillé si on se met à avoir peur de la critique c’est absurde !

    • Marc dit :

      Beaucoup de journalistes ou médias de gauche feraient bien de lire cet article:
      ““La possibilité de critiquer publiquement, sans le payer d’un coût exorbitant, constitue l’une des principales épreuves auxquelles la démocratie se mesure, en pratique.”
      Je n’insulte personne et très souvent je suis censuré sur ces journaux, parce que j’exprime des opinions différentes…

    • Dominique Godin dit :

      Faudrait le faire lire à votre ami Schneidermann.

    • tasmat dit :

      @Marc
      N’exprime pas d’opinions différentes.
      Jamais, en aucun cas.
      Marc suit.
      Ne fait que ça et se croit original.
      Croire, pour lui, c’est vivre. Et dominer les hérétiques… (ceux qui ne rentrent pas dans son jeu de dupe)
      Être, selon moi, c’est se confronter au risque de pouvoir (pas grand chose) sans dominer.

    • tasmat dit :

      @Marc
      Est (dans ma définition de mon dico) le mètre étalon du con.
      Je suppose qu’il me le rend bien et qu’il prend à témoin le journal de 13 heure de JP Pernaut.

    • tasmat dit :

      @Marc
      J’ai énormément de respect pour certains cheminements de pensée de droite (hors nationalisme)
      J’ai énormément de mépris pour énormément de gens de “gôôôche””
      Mais je fais que ce que je peux.
      Et Marc est encore plus ridicule que moi.
      L’anar crétin et utopiste qui cherche un chemin rationnel, hors utopie.
      Qui déteste Thomas More.
      Et qui considère que la plus malheureuse des Utopies est dans l’imaginaire de Marc.
      Son rêve est la fosse à purin de l’humanité.
      Parce que Tasmant prend en compte des concepts macro-économique, à long terme, sans illusion, sans pitié.
      Et Marc sacrifie beaucoup de chiards chinois et africains mais oublie ses propres enfants.
      Mais il est con, Marc.

    • tasmant dit :

      Je rappelle que je suis un anar nanti-individualiste.
      Mais que ceux qui peuvent confronter leurs douleurs à la mienne expriment leur trauma chez les spécialistes des traumas.
      Si ils ont que ça à faire.
      Mais il va falloir vivre des viols et des films d’horreur. Et se taper des mythes!

      Moi, il n’y a pas de mythe.

      Il y a des Marc qui ont fabriqué des enfoirés frustrés qui m’ont défoncé la tronche et tiré deux balles au ras de mes cheveux, parce que Marc les considère comme des métèques et qu’ils m’ont pris pour un Marc.

      Marc, je ne suis pas de sa religion, pas de sa race, pas de sa nation.
      Je suis anar, Taoïste, Athée, Hédoniste, Républicain et je vis dans le risque.
      Je fais beaucoup de câlins à des FN qui se font manipuler par des Marc.

      Je conseille très sérieusement à Marc de m’éviter.

    • tasmant dit :

      Mais Marc, cause moi de Pascal, De Montesquieu, de Descartes.
      Cause moi, Marc, critique, j’ai Jésus(c’est un Porto??) Bouddha et Tao dans la poche, Hitler, Staline, tous les crétins apostoliques du libéralisme et Mao dans le préservatif…
      Je te réserve mon amour, quand tu auras renoncé à ton idole.
      Celle qui te renvoi ton amour de toi-même.
      Et qui te renverra vers ton absolu, sans haine de l’autre.
      Pauvre tache.

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