Books

Merci pour ce moment, Xavier

Intuition ?

(…)

Ou information ?

Peu importe. Ayant vu partout le libraire de la rue Cler, suite à la séquence de communication qui a fait de lui l’incarnation médiatique de la petite librairie indépendante et vertueuse, je me suis rendu tranquillement dans sa librairie, hier.

J’ai commencé par fouiller – classiquement – dans les rayons pour voir si, par mégarde, ne se seraient pas glissés quelques pochades incongrues et autres harlequinades.

Rien de tel. Que de la belle et bonne littérature.

J’ai constaté, en revanche, que le Trierweiler était toujours présenté de manière spectaculaire comme non grata.

La librairie est bien placée, bien tenue et les livres y sont tout à fait représentatifs de ce qu’un bon libraire de quartier peut offrir.

Rien à dire.

Mais après, vous me connaissez, j’ai des marottes.

Alors, j’ai observé de plus près.

Et j’ai constaté la présence tout à fait visible (et nullement cachée) de livres moins “ordinaires” en rayons.

Oh, Dominique Venner, le “héros” qui s’est suicidé à Notre-Dame de Paris...

 

Oh Alain de Benoist, ce bon vieux Alain, qu’on retrouve notamment chez Soral...

Chouette des vrais “identitaires” !

Et même ce vieux machin…

Là, le libraire m’a expliqué que c’était un vieux texte (c’est vrai) et m’a demandé si je préfèrerais partir sur une île déserte avec le Soral ou le Valérie T.  J’ai répondu Proust (il faut que je m’y remette…).

Autant d’auteurs et de références qui ne figurent pas sur la liste publicitaire “anti-Trierweiler”.

Ils doivent être dans le “etc”.

Soyons clairs, je ne reproche pas du tout à Xavier de Marchis – c’est son nom – de vendre ces bouquins, c’est son choix.

Il a le droit ! Je suis contre la censure.

Mais, quand on vend des bouquins aussi discutables idéologiquement (et il en a une flopée), j’ai tendance à penser qu’il ne faut pas venir donner de leçons.

Ni prétendre expliquer ce qu’ils doivent lire et ce qu’ils ne doivent pas lire aux acheteurs. Ni censurer, donc, un livre qui n’est pas interdit.

Encore moins jouer les outragés dans les médias.

Comme je ne suis pas un hypocrite, ni un lâche, je me suis présenté et je suis allé expliquer tout ça de visu à Xavier. Je n’ai pas filé à l’anglaise, une fois mes photos prises.

Mon argumentaire fut simple : “Ne me dites pas ce que je dois lire, Xavier, parce que moi, client de votre très bonne librairie, Dominique Venner, Alain de Benoist, Soral ou les Cahiers d’Histoire du Nationalisme  – qui invitent à s’abonner par votre intermédiaire à un journal raciste et antisémite comme Présent –  ça me choque”. Je crois même que j’ai été plus grossier à l’égard de ces fachos.

Voici, au passage, le bulletin d’abonnement à Présent que l’on trouve dans les Cahiers d’histoire du Nationalisme, dont le numéro fait l’apologie du nationaliste révolutionnaire François Duprat…

J’ai continué :  “Xavier, alors, soit vous vendez les deux (Trierweiler et les fachos), soit vous rejetez les deux, mais, moi, franchement je suis plus choqué que vous vendiez de tels auteurs et de tels textes, que Valérie T. Et vous, vous n’êtes absolument pas cohérent”.

Xavier m’est apparu très ennuyé et a reconnu que mon argumentaire était globalement pertinent.

Il a tout de même essayé de m’expliquer que les textes et les auteurs d’extrême droite ou ouvertement fascistes (c’est moi qui le dit) qu’il vendait (en nombre assez conséquent, tout de même, je trouve, il y en a pas mal d’autres) faisaient partie du “débat d’idées” (comme ceux d’extrême gauche), tandis que Valerie T. n’y contribuait pas (il l’a comparée à Nabilla, je crois bien). Lorsque je suis arrivé dans la librairie, Xavier discutait, d’ailleurs, avec un client de la manière “scandaleuse” dont s’étaient comportés “les médias” avec Richard Millet à propos de son livre sur Anders Behring Breivik et comment il trouvait anormal que l’extrême droite soit victime de censure en librairie. Une “censure” qui indignerait beaucoup moins “les médias” complices que son propre geste vis à vis du Trierweiler.

J’ai donc expliqué sagement à Xavier qu’en ce qui me concerne, je ne vois nulle “idée”, ni le moindre débat chez des gens qui me caricaturent mes coreligionnaires et moi avec le nez crochu, dans un journal nommé Présent et dont sa librairie fait la promotion, qu’il le sache ou non. Pas davantage chez les “identitaires” qui gueulèrent “Juif, la France n’est pas à toi” dans les rues de Paris.

Il était embêté, Xavier. Je le voyais bien.

Comme je ne voulais pas l’embarrasser, j’ai terminé en lui répétant clairement que je ne lui reprochais en aucun cas de vendre toute cette prose, mais que je contestais son indignation sélective et que je la trouvais même légèrement tendancieuse.

J’ai ajouté en le quittant, et en lui serrant chaleureusement la main, que je pensais qu’il avait probablement sous-estimé le risque d’être victime de sa “communication” et de l’instrumentalisation de ceux qui avaient multi-diffusé son acte de bravoure sur les réseaux sociaux. Il s’est défendu en m’expliquant qu’il n’avait pas voulu tout ça et qu’il avait été dépassé.

Je le conçois.

Nous nous sommes quittés “bons amis”.

Merci pour ce moment, Xavier.

Post-scriptum Si Xavier veut continuer le débat, je lui ouvrirai les portes de l’épicerie, évidemment.

BONUS

Mon #autreinfo qui m’a donné envie d’aller plus loin…


Trierweiler : Rien de grave ! par FranceInfo

 

MAJ 12/09/14 Merci à Marcus qui m’a signalé une belle erreur. J’avais écrit solidariste à la place de nationaliste révolutionnaire pour Duprat.

MAJ 13/09/14 Je lis sur Rue89 que je suis un auteur des Arènes. Bah oui, en 2008, je l’ai dit sur Twitter, mais je suis aussi un auteur Stock (2003), un auteur Ramsay, un auteur Balland, etc. Et mon prochain livre, en cours, ne sera pas aux Arènes…

 

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    RÉCLAMATIONS (120)

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    • Stephanie A. dit :

      Bonjour (re)
      J’aime beaucoup cette démarche, ce déplacement en personne, d’homme à homme, et l’article encore plus!
      Vous me donnez l’envie de faire de même. Pour avoir une conversation sur le goût des autres ;-)
      Bonne journée
      Merci pour l’ autre café
      (Celui qui accompagne l’autreinfo)

    • lilou dit :

      baba, je suis
      bravo
      je ne lui aurais pas serré la main mais je crois qu’il faut le prendre au 36° degré

    • lecairn dit :

      Merdalors , il resterait donc un journaliste ( un vrai ) , en France. L’investigation consiste effectivement à aller sur le terrain et à aller au delà des apparences ( ou appâts rances ) en l’occurrence dans lesquels se vautrent bon nombre de vos confrères . Merci donc pour cette belle illustration au bout de la rue de ce que devrait être le journalisme anywhere else . Et même si je n’aime pas qu’on brûle les livres, je préfère un livre écrit ivre (de colère s’entend) plutôt qu’un brûlot facho

    • Issa dit :

      Bonjour,

      Comme je vous le disais sur Twitter (qui m’a permis de découvrir votre blog), j’émettrais un léger bémol à votre excellente analyse. Si les livres des fachos sont bien plus inquiétants que celui de Valérie Trierweiler, leur accès me paraît plus nécessaire. Il est fort peu probable que je lise “Merci pour ce moment”, par contre je lis (de temps à autre) des livres extrémistes afin de les critiquer et de démonter leurs arguments car ce n’est pas en fermant la porte de la cuisine que l’on éteint le feu. Voilà pour ma petite remarque et merci Monsieur pour votre excellente analyse.

    • Lespaul57 dit :

      Ouais… Si je comprend bien la démarche et l’undertext de l’article, Guy Birenbaum reproche à un libraire d’avoir des accointances avec des vilains auteurs fachos et de ne pas vouloir servir la soupe à une consœur journaliste. Ouais… Il ne serait pas suspect d’être lui-même électeur FN, le libraire ? Islamophobe voire antisémite, même ?!
      Et s’il ne faisait que son boulot, le libraire : aider les citoyens à exercer leur jugement grâce à des livres de littérature ou d’opinion ; leur éviter de claquer leur blé dans des opérations crapoteuses de marketing éditorial ? Où est le mal ?

    • Umit dit :

      Justement, Guy n’est pas journaliste !

      ;)

    • robert dit :

      Vous avez vraiment cru que sa pancarte etait autre chose qu’une publicite bancale???

    • Umit dit :

      Au fait, dire: “à mort le juif, à mort le musulman ou à mort le catholique…”

      Ce ne sont pas des opinions… C’est de la merde !

      Et diluer ce même discours pour lui donner un air respectable c’est de la merde en boîte !

      Vu ?

    • dit :

      C’est agréable de lire cela. Merci.

      Par contre, je croyais que le mouvement des libraires vertueux venait de L’Imaginaire à Lorient… Qui s’est sans doute laissé dépasser par le caractère viral de la chose, tout autant que votre havre rue Cler.
      Cela ne fait pas que déplacer l’épicentre de ce mini-tsunami: L’Imaginaire a simplement dit qu’il n’avait pas le livre (et pour cause, il ne l’avait pas). Cela a pourtant été repris par nombre d’opportunistes qui n’ont pas poussé la réflexion aussi loin que vous, en y ajoutant un clin d’œil ironique mâtiné d’élitisme littéraire.

    • Thomas dit :

      Bonjour,

      C’est vraiment super intéressant et révélateur, mais malgré tout je ne suis pas d’accord.
      C’est une démonstration par l’extrême, qui vaut pour une librairie, où on trouve des livres choquants (et dieu sait si je vomis ceux qui ont été dénichés dans ce billet). Néanmoins, je ne vois pas en quoi cela implique que chaque librairie n’est pas fondée à refuser de vendre l’ouvrage de V. Trieweiler. Chaque libraire fait une sélection, et prend ses responsabilités.

      Convenir avec un tel libraire qu’il a bien le droit de vendre des ouvrages fascistes après tout, cela devrait conduire réciproquement à convenir avec un autre (ou lui) qu’il a bien le droit de ne pas vendre le livre de V.T.
      Et s’il veut le faire savoir, pourquoi pas ? On va aller jouer les arbitres des élégances et aller vérifier que rien ne nous choque dans chacune d’entre elles ? Que devient cette démonstration dans le cas d’une librairie qui ne vendrait (quasiment) que des chouettes bouquins, mais qui n’aurait pas envie de se taper cet ouvrage débile et débilisant ? Et aurait envie aussi de clamer qu’un livre c’est un peu plus qu’un numéro ISBN et que certains sont dégueulasses soit par l’horreur de ce qu’il disent (les ouvrages fachos), soit par l’ampleur de la médiocrité que leur diffusion énorme répand ?

      Peut-on, par ailleurs, glisser que la pratique de la vente sous X est incroyable de mépris et de cynisme vis à vis des libraires (“Allez, prenez-le, on vous dit pas quelle soupe c’est, mais c’est des brouzoufs assurés”) ?

      Merci à cet espace de liberté de permettre les avis un peu dissonnants !

      Amicalement
      Thomas

    • Guy dit :

      Pas de problèmes pour les avis dissonnants. Mais je ne reconnais à aucun libraire le droit de me dire ce que je peux lire ou pas.

    • Thomas dit :

      Merci !

      Evidemment personne n’a ce droit.

      Mais si on regarde la situation un peu froidement, on peut quand même convenir qu’on sait tous que les libraires “frondeurs” (si je peux me permettre!) sont ultraminoritaires, le savent, et n’empêchent personne concrètement d’accéder in fine à ce livre.

      Donc je pense que ce droit n’est pas en germe, et qu’en face, il y a un droit, très respectable, à dire que ce livre refoule du goulot sévère, qui prend la forme symbolique du refus de vente.

      Mais je respecte bien sûr l’idée générale : qui veut lire ce livre doit pouvoir le faire.

      Bonne soirée, vive leS livreS, et notamment le prochain G. Birenbaum, qui est attendu par ses lecteurs à l’entrée du magasin ;)

    • El Gekko Hopman dit :

      Magnifique. Mais moi je ne lui aurais pas serré la main. J’aurais eu deux œuvres de Sartre. #Desproges

    • Isabelle dit :

      Je n’adhère pas non plus à cette idée du libraire comme maître à penser. J’en ai connu un à Versailles. Il a fermé boutique.
      L’inconvénient est qu’il y a tellement de livres à lire qu’il est impossible de les trouver tous dans une seule boutique.

      Si cette affiche peut lui apporter quelques clients, les choix de ce libraire doivent être connus et lui en retirer bien d’autres. Mais enfin, même si je n’adhère pas, le coup de gueule est si familier.

    • Albatros dit :

      Le problème n’est pas que V Trierweiler écrive un livre que personnellement je désapprouve, le problème c’est le battage qui a entouré la sortie de son épanchement accusateur, à une date qui est importante pour les écrivains bons ou mauvais….

      La levée de boucliers des libraires, qui part d’un bon sentiment que je partage, est trop impulsive. Ils ont, je le crois, tort de refuser de le vendre, au fond c’est aussi une bonne occasion de livrer une opinion, d’argumenter sur la littérature avec une population qui ne franchit jamais ou presque, le seuil de leurs librairies….

      Les autres viendront toujours comme avant, tout compte fait, cela ne change rien ou presque sur les comportements des lecteurs, c’est pourquoi…..c’est aussi, peut être, une publicité inattendue pour ce livre.

      Bon celui qui nous est présenté est particulier….

    • Agathe dit :

      Je ne trouve pas votre article très pertinent.

      D’abord, vous ne prenez en compte que des critères idéologiques pour apprécier la qualité de la sélection de ce libraire, alors que le critère littéraire est sans doute le plus adapté. A cette aune, il se peut que les livres des auteurs d’extrême-droite que vous mentionnez, que je n’ai pas lus, soient littérairement plus intéressants que celui de V.T., ce qui ne serait en tout état de cause pas difficile au vu des extraits que j’en ai lus.

      Ensuite, il me semble qu’une librairie est dans son rôle en proposant des livres qui ne se trouvent pas en grande surface. Ne pas offrir le livre de V.T. ne le censure en rien, il est trouvable partout. En revanche ne pas offrir des auteurs introuvables en grande surface c’est, d’une certaine manière, les censurer.

      Enfin, l’indignation sélective que vous reprochez à ce libraire, n’est-ce pas plutôt vous qui la pratiquez? Pourquoi ne vous indignez-vous que de la vente de livres d’auteurs d’extrême droite (j’imagine que ce libraire vend d’autres livres dont le message est au moins aussi révoltant)? Vous indignez vous de ce que le FN ne soit pas invité dans certaines émissions télé? Etc.

      Bref, je trouve la pub de ce libraire amusante et pas si opportuniste que ça : refuser de vendre un livre qui se vend comme des petits pains, c’est un pari osé.

    • poisson dit :

      Personne n’a collé un petit graffiti en travers de l’affichette “on s’en fout, on le commandera sur amazon”…?
      Moi je trouve ça super pertinent au contraire d’Agathe, de gratter un peu le vernis, pour nous montrer qu’une “librairie militante” cache “une librairie militante”. Pas très honnête C’est récupéré pour devenir une mini-campagne de pub pour le livre.
      Le côté subversif du livre de VT, hum. Une drôle de cause ce refus de vente. C’est facile et contreproductif.
      À force de glorifier les petits libraires qui vous aident à choisir tellement mieux, et qui vous conseillent!, ils tournent “secte”.
      On devrait dire des “livrairies” car libre, c’est raté.
      Sans compter qu’on choisit mieux sur le net, avec des extraits, des textes de blogs courts et convaincants. (J’ai envie de lire “intérieur” de T.Clerc par ex)

    • Albatros dit :

      Famille je vous hais

      PS : perso je serais un des m^omes de ces géniteurs qui nous mettent leurs tripes en devanture, en papier glacé, en micro, en scooter, à disney, dans les piscines etc etc, comme ceux qui nous occupent aujourd’hui, j’aurais les glandes. Des baffes….
      Mais bon, pour ramasser les casseroles, il y a les psy ….ou changer de nom ou les 2.

    • Dominique Godin dit :

      @ Agathe
      Euh, la qualité littéraire des ouvrages relevés par Guy est assez inégale. Je ne suis pas sûr que ce soit le bon critère de sélection pour ce libraire d’extrême-droite.
      Ceci étant, à l’autre bord, par exemple chez Publico, la librairie anarchiste de la rue Amelot, je ne suis pas sûr qu’on trouve le bouquin de Trierweiler. Mais ça m’étonnerait que les compagnons se poussent du col en se vantant de boycotter l’ouvrage de la dame.
      Le comble, c’est quand même les libraires qui se pincent le nez à propos du bouquin de Valérie T., mais qui font leur beurre en vendant, par exemple, du Marc Lévy.

    • dd dit :

      Toujours un petit commissaire politique, Guy;
      Ta remarque sur cette librairie est idiote: débat idéologique contre condamnation d’un livre exhib;
      et malgré tes émissions de merde et leurs audiences très faibles tu trouves encore du boulot, on se demande bien pourquoi… tu dois être bien né

    • Guy dit :

      Je laisse bien évidemment le commentaire de dd qui me régale ;-) Bien né, tout le monde aura compris.

    • laurent allais dit :

      Ne voyez pas de mal à ses propos, il voulait dire que vous étiez né sous une bonne étoile… :(

    • Christian Beck dit :

      Bonjour Guy, bonjour Lolo, je ne suis pas sur qu’il faille continuer a laisser publier sur le web des propos “a la dd”. Censurer les livres de “chez Xavier” est plus problematique : ‘il est interdit d’interdire’ mais ‘Pas de Liberte pour les ennemis de la Liberte’.

    • martingrall dit :

      Bien nez! C’est qu’il en faut dans la lecture de ces miasmes au seul point convergeant, faire progresser le F.N par démission de ses opposants. Enfin ce bon moment restera l’épine et non Lépine des Arènes.

    • Dominique Godin dit :

      Pas de parano excessive. Même si l’on peut avoir un doute vu la virulence de dd, l’expression “bien né” veut à l’origine dire “né dans une famille noble” et par extension du côté de la haute bourgeoisie, celle qui détient le pouvoir. Surtout ne devenez pas comme ce (auto censuré) de Frédéric Haziza, qui voit des antisémites partout (comme c’est le cas ici avec Mélenchon : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1234916-de-discours-en-discours-melenchon-n-en-finit-pas-de-surfer-sur-la-vague-du-populisme.html )

    • Guy dit :

      Dominique… Je suis au regret de vous dire qu’en l’occurrence vous faites fausse route. Je ne vois des antisémites que là où ils sont.

    • Albatros dit :

      J’ajoute qu’il n’en font pas mystère tant ils se sentent depuis quelques temps légitimes au point de venir faire leurs provocs à deux balles chez ceux qu’ils jalousent haïssent. Il est vrais que penser, imaginer que c’est le travail, l’intelligence, la personnalité, le savoir, qui tracent notre route, c’est douloureusement insupportable pour les médiocres, ceux qui en sont dépourvus, les sans richesses intérieures ravagés par des strates de frustrations successives…..dans le m^me registre les attaques envers Najat B. ou encore notre ministre de la justice, se préparent dans les mêmes cuisines dans les m^mes chaudrons inspirées des m^mes recettes.
      C’est vrais pour tous ceux qui cherchent à exclure sur des critères religieux, culturels etc, en dévalorisant l’objet de leur haine et de leurs obsessions, bel et bien sur ce qu’ils ne possèdent pas. (que cela soit réel ou fantasmé n’a guère d’importance, puisque tout repose sur une hallucination))
      Une seule étoile semble en revanche être bien accrochée à votre poitrine GB et c’est celle du berger ( dès 7h55…).
      Bon vent

    • phil dit :

      Quand on lit dd on se dit qu’Onfray a raison. On peut dire n’importe quoi sur Internet et c’est boche…

    • mlk dit :

      Sincèrement, voir de l’antisémitisme derrière ce “bien né” relève du procès d’intention
      ça me rappelle l’affaire Siné, “il ira loin ce petit”…

    • Isabelle dit :

      Un livre du FN intéressant ? Il faudra qu’on m’explique… Ca doit être pour l’histoire du salaire versé aux mères au foyer. Ou alors c’est pour la suppression de tous les radars. A moins que ce soit pour la possibilité pour chacun de se constituer un patrimoine… Brefs extraits du programme 2012 du FN complètement démago. Mais moi aussi j’ai des carottes pour les hai-lecteurs

    • Isabelle dit :

      Tout le monde aura bien lu “carottes”

    • Guy dit :

      J’adore les gens qui m’expliquent comment je dois recevoir les seaux de merde qui me sont adressés. C’est fascinant.

    • SG dit :

      Ah merde !
      Les libraires, c’est bien pour discuter mais quand ça devient discutable, là…
      Un endroit où j’éviterai de foutre les pieds, donc.
      Merci pour le tuyau et que viva la Trierweiler !

    • Pensez BiBi dit :

      Je viens de voir et d’entendre ce misérable dire que Richard Millet avait été censuré et rejeté du temps de la parution de son livre.(Ce soir ou jamais de ce vendredi 12-13)

      Ah la canaille ! Que ce libraire lise les premières lignes du billet-BiBi où je répertorie TOUTES les facilités d’accès de Millet aux plus importants des Médias TV, radios, presse, blogs.

      http://www.pensezbibi.com/categories/pensees-politiques/richard-millet-escroc-litteraire-danger-politique-13227

      Sans compter l’article du Point où ce même Millet nous narre sa balade avec Sarkozy.

      http://www.pensezbibi.com/categories/pensees-politiques/jeanne-darc-richard-millet-et-le-president-sarkozy-1-11173

    • Guy dit :

      Mais je l’ai entendu le dire, je l’écris ;-)

    • frida dit :

      le livre de Madame Valerie T. m’est déjà parvenu 3 fois sur téléchargement et je l’ai bien vite jeté à la poubelle. Je suis triste pour l’imprimerie de Normandie qui va le rééditer, je crois qu’elle était la seule à encore fonctionner en France. Mais business est business…

    • poisson dit :

      Avoir regardé “ce soir ou jamais” après avoir lu ici ce qu’a raconté Guy Birenbaum, m’a fait une illumination: le spectateur moyen de CSOJ n’a aucune idée de ce qui se joue réellement sur le plateau, le placement d’idées, le passage en force de subjectivité qui veut se faire reconnaitre comme objectivité, la fabrique par chacun de son personnage public imaginaire grâce à une grande retenue laissant porte ouverte à la construction du spectateur…
      Aucun ne m’impressionne, ils pensent tous mal. J’attend entre deux roupillons de canapé, heure tardive oblige, le moment où fusent un truc encore plus irrationnel qui dévoile l’absence de clairvoyance, de hauteur de vue, de raison, d’analyse, de rigueur intellectuelle tout simplement:
      “c’est Fabius parait-il qui a donné le nom de Thevenoud”
      extra

    • […] Intuition ?Ou information ?Peu importe. Ayant vu partout le libraire de la rue Cler, suite à la séquence de communication qui a fait de lui l’incarnation médiatique de la petite librairie indépendante et vertueuse, je me suis rendu tranquillement dans sa librairie, hier. …  […]

    • Albatros dit :

      POisson
      Ils pensent tous mal….
      la pensée m^me insatisfaisante, le débat d’idées ne sont pas là pour dire la vérité révélée, non le débat est justement là pour, au travers des idées différentes, divergentes, dégager une pensée, une position, qui elle s’inspire aussi de/dans ce que vous êtes…bref la lumière ne jaillit pas du petit écran, ni m^me d’un livre tec etc mais bel et bien de votre histoire (politique, sociologique…)et des savoirs des connaissances qui la traverse….ou pas.
      Je préfère un débat qui compose un substrat dont les éléments pourraient me faire évoluer quitte à changer ma vision ….si elle peut évoluer

    • Sinclair dit :

      Mr Birebaum tous les livres non interdit peuvent être vendus, il est aussi souhaitable pour la démocratie qu’il y ai une diversité d’opinions. Avez-vous lu Alain de Benoist?
      Pourquoi les grandes librairies refusent-elles certains livres?

    • jean louis b. dit :

      C’est bien de parler du métier de libraire. Après les frais de port et Amazon, viennent la déontologie, l’éthique, le choix éditorial. Le libraire n’apprend pas ça dans son école de gestion. Il le vit au quotidien, s’il veut manger son assortiment de livres est sa raison d’être – en toute humilité, dans le meilleur des cas – mais ça ne suffit pas. Il doit penser à sa clientèle, diverse et que l’on souhaite voir revenir, parce qu’on l’a bien conseillée et que l’on a des “bons” livres. Un “libraire de premier niveau” assume ses choix (pour tout exemplaire en rayon), où qu’il soit implanté. Les éditeurs et les diffuseurs lui font confiance et ne l’inondent pas d’offices ou de nouveautés à mettre en bonne place. L’indépendance du libraire est là, et ce n’est pas toujours confortable. Maintenant, Guy Birenbaum, la discussion que vous avez initiée avec ce professionnel est essentielle. Commercer c’est communiquer, une deuxième visite s’impose non? D’autant que X. de Marchis a su adapter son discours chez Taddéï.

    • Adrien dit :

      Bravo Xavier de donner la parole à ceux qui ne l’ont jamais. Pourquoi Mme Trierweiler devrait-elle être partout quand Mr de Benoist est nul part? Evitons de dénoncer des libraires, cela peut être dangereux. Vive le débat démocratique.

    • sego dit :

      Bien vu
      comme d’hab…

    • poisson dit :

      Albatros,
      Quand Cécile Ladjali parle de “chasse à l’homme” pour le traitement de l’affaire Thevenoud, il n’y a personne pour lui répondre. La notoriété de Thevenoud et son poids politique médiatique était nuls avant, et donc aucune chasse à l’homme préméditée, qui n’aurait pour but que d’abattre un homme, de celle dont on s’offusquerait en choeur avec elle, n’est visible à l’horizon.
      Dire une opinion puis qu’on argumente d’un avis contraire, ou ça? Je vois la pensée tordue et manipulatrice, qu’on ne contrarie pas.
      Entre Cassin et Onffray, des comptes personnalo-personnels qu’il est bon de régler, du même ordre, puisque ce n’est pas en réduisant un discours de Onffray à du sexisme, que ça démonte tout. J’ai l’impression que cela ne se déroule pas sur le bon terrain. Onffray ne peut avoir tort en bloc ou raison toujours et la contradiction, bien dite et efficace, qu’on lui apporte semble vouloir nous inviter à croire en ça.
      Et en plus comme j’ai dormi, j’ai dû rater le meilleur :-)
      Non vraiment la seule question qui m’a intéressée est celle de JF Kahn “pourquoi a-t-on nommé Thevenoud?”. Si c’est le désert socialiste à ce point autour du premier ministre et que ses ministres démissionnaires l’ont surpris au point que la précipitation était à son summum, que n’eût-on changé de premier ministre!

    • Guy dit :

      MISE AU POINT

      Je lis (surtout sous la plume, bizarrement, d’extrémistes de droite…) que je “dénonce” un libraire… La revue Éléments a comparé ma méthode a celles de la Stasi et des nazis sur Twitter ! Eh bien non. Je ne dénonce rien ni personne. Je raconte parce que j’enquête, parce que je fais un petit boulot que visiblement personne n’avait fait. C’est à dire, simplement, me demander qui sont les gens à qui l’on tend un micro et d’où ils parlent.
      En sociologie on m’a appris, il y a des lustres, que c’était essentiel. Alors je me dis qu’en journalisme aussi ça peut aider.
      Désolé d’embarrasser tant ceux qui découvrent soudainement qu’on ne peut pas se contenter simplement d’éructer, de moraliser ou de vocaliser, sans risquer de s’exposer à un légitime “droit de suite”.
      Il est vrai que c’était particulièrement difficile à faire et très dangereux. Il suffisait d’aller sur “le terrain” (j’en ris tout seul) : moins de deux kilomètres, je pense, de France Info à la rue Clerc, à vol d’oiseau.
      Puis de faire le tour de la librairie et, enfin, de parler librement et sans se cacher avec Xavier.
      UN EXPLOIT digne d’Albert Londres… (je précise que c’est du troisième degré pour les malcomprenants qui parfois me visitent).

    • As dit :

      Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel?
      Si un jour, mon libraire me dit: ” Je refuse de vendre ce livre car il est immoral, futil, dangereux…” ( rayez les mentions inutiles) alors que dans sa boutique, se trouvent pléthore de livres bien plus tendancieux…
      Bah je change de crèmerie, il n’a pas à penser pour moi en utilisant des considérations morales alors qu’il vend d’autres livres que l’on peut considérer comme bien plus dégueulasses.
      C’est tout ou rien.
      C’est soit un libraire qui se refuse à vendre tous les livres qui peuvent porter atteinte à la dignité d’un groupe d’individus ou d’un personne. Soit c’est un libraire qui fait le choix de TOUT vendre y compris le pire, le moins bon, le mauvais.
      Je vois rien d’héroïque là dedans. Juste du buzz et de la bonne conscience pour pas cher.
      Enfin si un peu, ce livre est un vrai succès. Mon libraire a boosté son C.A et remercie Trierweiler d’avoir fait rentrer des gens dans sa boutique. Du genre de ceux qui n’achètent de livres. Comme c’est un bon commerçant qui a foi en la culture, il en a profité pour aussi les orienter vers d’autres ouvrages plus intéressants en fonction des goûts de ces nouveaux clients.
      En fait, il a juste fait son job de libraire.

    • Albatros dit :

      Je crois Poisson que nous apprenons autant par les questions que posent les intervenants, comme ce que vous soulevez si justement.
      Dans le désordre si il y avait le temps à débats et si les invités devaient développer reprendre etc, vue que ces émissions, (et celles si est plutôt bonne), surf sur l’immédiateté, l’actu, l’émotion et encore une fois avec des invités d’un assez bon niveau, il faudrait alors plus de temps d’antenne et nous n’éviterions pas le bavardage…précisément parce qu’il manque la distance qui convient aux événements
      et encore plus quand ils agitent notre conscience, notre morale.
      Après tout il ne s’agit que d’opinions et chacun s’exprime en fonction de ses croyances.

      Sur l’affaire Thévenoud pour reprendre cet exemple, perso je n’ai pas réagi comme vous car si les faits sont déplorables ils ne me choquent pas de manière aussi brutale et je pense aussi sans négliger le phénomène, qu’en creux il n’affecte pas ma vie de citoyen, c’est certes une attitude délinquante mais qui n’engage que le fauteur ( et sa famille).
      Certains événements crispent bien plus ma conscience car ils ont une incidence directe sur ce que je vis et ou vivrais. Ou bien quand des actes délinquants n’arrivent jamais à une decision de justice et ou une sanction si nous parlons du théâtre de la vie politique en général.
      Là il est tricard et pour longtemps, alors, pas besoin selon moi d’en remettre une couche ou alors pour citer les faits en exemple, dans le but d’enrichir les débats sur ce que nous sommes en droit d’attendre de ceux qui nous gouvernent, sans la personnalisation, ce qui peut noyer, affaiblir les questions de fond.
      Votre point de vu est tout aussi intéressant et c’est précisément cela qui nous( me)fait réagir, réfléchir, comprendre.
      Bonne journée à vous

    • Philippe dit :

      Monsieur Guy, ce que vous pratiquez-là, avec la bonne conscience bobo de ne pas y toucher, n’est que délation, et vous le savez très bien. Vous mettez ce libraire sur internet donc d’autant plus en danger face aux nervis crétins “antifas”, plus la LDJ et le Bétar (vos coreligionnaires si “pacifistes”!…) Croyez-moi, je suis passé par les 2 camps (“fafs” et “antifas”) et les plus dangereux sont de loin les seconds (armée de fils à papa incultes et hyper-violents), vous le savez parfaitement.
      Enfin, je n’en peux plus d’entendre et lire à longueur de journées les propos hautains et moralisateurs de “ce peuple sûr de lui et dominateur”, dixit Charles de Gaulle. Je suis Français plus païen que chrétien, mais l’expérience de la vie fait que je suis nationaliste, c’est mon droit. Et je défendrai la liberté d’expression, quelle qu’elle soit, de l’ext- droite à l’ext-gauche, dussè-je le payer de ma vie. A bon entendeur

    • […] "Mais, quand on vend des bouquins aussi discutables idéologiquement (et il en a une flopée), j’ai tendance à penser qu’il ne faut pas venir donner de leçons.Ni prétendre expliquer ce qu’ils doivent lire et ce qu’ils ne doivent pas lire aux acheteurs. Ni censurer, donc, un livre qui n’est pas interdit.Encore moins jouer les outragés dans les médias."  […]

    • Guy dit :

      Ahhhh le peuple sûr de lui et mon cul sur la commode ;-)
      Je fais de la délation. Bah oui, bien sûr, c’est moi qui passe plus de temps à faire le malin sur les plateaux de télévision qu’à vendre des livres… C’est moi qui fais la pub de ma librairie sur Radio Courtoisie. C’est moi qui accueille la dédicace de Soral ;-) Vous en voulez encore ? Fascinant. Non, pardon fascisant ;-)

    • Philippe dit :

      Attention, monsieur Guy, ne voyez bien sûr pas autre chose dans mon dernier message que l’expression tant de ma lassitude (causée par le pouvoir médiatique incroyable, moralisateur et illégitime que des BHL, Attali ou Pierre Bergé entre autres occupent dans nos médias), que de ma volonté de ne voir qu’une France “une et indivisible” (comme l’énonce la Constitution).
      Ainsi, voir des catégorisations permanentes (cathos, musulmans, juifs, nationalistes, lgbt avec presqu’à chaque fois l’adjectif “intégristes” accolé)m’irrite au plus haut point.
      A croire qu’il faut tous nous divisez à tout prix?

      Nous tous, Français (et ceux qui sont en passe de le devenir), ne devrions à mon sens reconnaître aucune communauté, car sinon c’est la revendication concurrentielle permanente. D’où ma référence à certaines milices qui se sont créées, ce qui est intolérable.
      Nous devons tous, citoyens Français, être au même niveau, dans le respect évident de nos éventuelles différences, et jouir d’une véritable et totale liberté d’expression.
      Respect à tous les débatteurs pacifiques, dont je suis.

      Philippe, nationaliste toujours ouvert au débat, et indécrottable défenseur de la liberté d’expression.

    • Philippe dit :

      Effectivement, ne vous énervez pas,vous avez raison, d’autres médias vous ont devancé sur le sujet précis.
      Vous l’aviez précisé en préambule en je l’ai oublié au cours de ma lecture.
      Mais franchement, quelles que soient sans aucun doute vos qualités avérées de journaliste (médias nationaux, tout de même!), votre article me fait penser à un bon travail de Commissaire Politique…
      Je n’y peux rien
      Mais rassurez-vous, vous n’êtes pas le seul dans la profession, loin s’en faut

      Monsieur Guy,je vous souhaite une excellente continuation, et sans rancune entre débatteurs pacifiques et loyaux?

    • Dominique Godin dit :

      Il est rigolo, le Philippe, qui passe du “peuple sûr de lui et dominateur” (une saillie dégueulasse de l’intouchable de Gaulle) à une liste de noms choisis (ceux qui tiennent les médias, sans doute, comme dirait Dieudonné). Là, c’est parfaitement clair, clair comme du jus de Soral.
      Au passage, Guy, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, même si c’est à l’appui d’une démonstration, de donner les liens des sites de fachos. Ça leur fait des clics qu’ils comptabilisent pour leur publicité.

    • mlk dit :

      Ok, Guy; tu nous as démontré que ce libraire était d’extrême droite et qu’il privilégiait dans sa librairie des ouvrages d’extrême-droite
      Et donc? on va foutre le feu à sa librairie? on va mettre ce type en prison? on va dessiner des symboles sur sa vitrine indiquant l’idéologie qu’il défend?

      Oui il y a en France des libraires d’extrême-droite, des facteurs trotkistes, des bouchers sarkozystes …

    • Albatros dit :

      Encore un peu et on va lire que GB est un dangereux délateur qui met en danger la vie d’autrui …
      z’ont pas la honte les gentils amis de la propagande facho, ben oui c’est plus grave de dire qu’ils existent qui ils sont (surtout quand ils avancent masqués, protégés par le maquillage du grand défenseur de la lecture, du livre …et de la culture ( aryenne évidemment chuut) serait ce donc plus vendeur que le contenu de leur idéologie ?
      Ben si ça craint de dire qu’on est fachos …changer de cuisine.

    • As dit :

      L’épicier délateur ?
      En quoi c’est délateur de savoir comment ce libraire utilise la liberté d’expression selon des critères très subjectifs?
      Facho, pas facho. De droite, de gauche, au milieu ou nul part. Je m’en fous.
      Le débat initial, c’est bien la liberté d’expression. Pas de savoir si on doit caillasser une boutique tenu par un libraire visiblement très à droite. Personnellement, je m’en fous qu’un mec d’extrême- droite vende des livres nationalistes.
      Ce qui me chiffonne c’est qu’il utilise une quelconque conscience morale pour censurer un livre tout en justifiant la présence de certains autres ouvrages au nom de la liberté d’expression.
      Un livre ne doit subir aucune censure à partir du moment où il ne tombe sous le coup de la loi ou d’une décision de justice. Point barre.
      Toute considération personnelle ou sentiments ne peuvent entraver le droit d’expression d’autrui.
      A chacun d’y répondre en mots et en actes si cela l’indispose. Le matériel juridique et la force de la langue française doivent être les seuls alliés objectifs d’un droit de réponse, d’un droit de riposte.
      Et pour les autres, de ne pas l’acheter.
      Il ne s’agit nullement de montrer du doigt un homme en particulier. Nullement de caillasser une librairie ( Grands Dieux!), de mettre un homme en prison pour ses opinions politiques ( Bah tiens) ou de brûler des livres même remplis de mots visqueux ( L’autodafé n’est pas stylé. C’est le bûcher de l’humanité).
      C’est juste de souligner combien il est dangereux de se poser en directeur de conscience quand on a le cul aussi sale.

    • tasmant dit :

      Il y a un San Antonio, Guy…
      C’est…
      “Mon culte sur la commode”
      Nan, mais, rapport à tes “coreligionnaire.”
      Donc, tu relisais Proust.
      Ce San-Antonio là, le l’ai lu il y a vingt sept ans, je vais le relire, tiens.

      Enfin bon, les cultes, vu de ma falaise, sous les étoiles, devant l’océan…
      Ben les monothéistes me semblent tous les mêmes…

      Je crois sincèrement certaine choses.
      Dieu, c’est un truc que tu pose sur la commode.

      Et tu regarde le mouvement de l’eau qui te parle de la terre qui tourne autour du soleil, de la force d’attraction de la Lune, ça j’y crois.

      Il y en a qui croient en Dieu, en la France…

      Moi je crois que je me sens bien quand je danse dans un Fest Noz.

      Je crois que la première naine rouge paumée, dans notre coin de banlieue galactique, c’est à quatre années lumière.

      Je crois que ça fait vachement loin.

      Sinon, tu connaitrais pas une librairie qui me vendrait du Voltairine de Cleyre, d’occasion?

      PS (si j’ose dire) T’es Normand, de famille ou d’adoption, je m’en faous, mais tu nous rend le Mont Saint Michel! (A cause des huitres)

      :D

    • Guy dit :

      Journalisme de vérification et droit de suite = “Commissaire politique”… #CQFD

    • Patrice Guyot dit :

      Passionnante démarche Guy !

      Et le billet est vraiment très bon. Il faut bien qu’un non-journaliste fasse parfois le boulot que les porteurs de la fameuse carte se gardent soigneusement d’effectuer !

      Toutefois on passe un peu vite sur quelques « détails ». La rue Cler, à portée d’arbalète asthmatique de l’École Militaire ne peut manquer d’avoir une solide clientèle pour des textes bien au-delà de la fameuse ligne jaune… Ce qui ne signifie pas nécessairement que le taulier partage les idées nauséabondes qui y sont exprimées. Il s’en défend plus haut et ne le connaissant pas (il y a longtemps que j’ai quitté le quartier) je n’ai pas de raison de le suspecter. Il faut qu’il bouffe à la fin du mois, après avoir payé les charges dont on l’écrase et qu’il ait résisté à la concurrence d’Amazon, de la Fnac.com et de quelques autres joli oiseaux qui fourguent du papier via la toile avec des charges bien inférieures à celles d’un magasin, sans la moindre réduction de prix (et heureusement que la loi s’y oppose autrement toutes les librairies de France seraient fermées demain matin)

      Enfin que ce Thomas n’ait pas envie de vendre ce qui reste des draps sales de Valoche, pourquoi pas ? Ce qui est ridicule c’est de l’afficher, et surtout sous cette forme de niveau CE1, et en oubliant Proust, justement… Heureusement qu’il vend les auteurs cités, et beaucoup d’autres qui manquent à son palmarès, il vendrait quoi autrement ? Des petits pois extra-fins, des parapluies dix baleines, des couteaux à huître, ou des machine à battre le beurre ?

      Pour finir dd est une pas jolie saloperie… Et je suis content de voir que mon ennemi intime, Dominique Godin (alias le poêle à ma zoute, ou le Gredin) est toujours vivant. Et qu’il se plante toujours aussi systématiquement, d’abord en tentant d’excuser l’inexcusable dd, ce qui révèle un manque de nez redoutable, ensuite en supposant que les gens de la rue Cler achètent du Marc Lévy. Il y a de moins en moins de bonnes dans le quartier mon bon Dominique, l’ISF a mis bon ordre à ces survivances d’un autre âge. À l’époque moderne on colle les gens qui faisaient ce boulot à Pôle Emploi, histoire de les humilier davantage en les payant à ne rien faire : on n’arrête pas le progrès !

      Enfin merci à l’épicier : les cocos de Trouville valent ceux de Paimpol. Et c’est la saison !

    • Philippe dit :

      Bonjour à Guy (qui n’a pas répondu à ma main tendue- plus facile de faire le bellâtre donneur de leçon derrière son micro de France Info que d’affronter un peu de contradiction), et à Dominique Godin qui me balance à la tête du “Soral, Dieudonné, Facho…” Pourquoi pas Hitler tant qu’on y est?? Moi je peux faire aussi imbécile en vous traitant de STALS. Points Godwin bien plus faciles à utiliser que de sortir de VRAIS ARGUMENTS, pas vrai?

      QUI, ici peut répondre CONCRETEMENT à ma question : quelle est la légitimité des BHL, Attali, Pierre Bergé (entre autres) dans notre Etat de Droits démocratique Français ???

      Je précise pour certains : par QUI ont-ils été “élus” en France pour peupler nos médias et nous dire ce qu’il faut penser ?? Avons-nous voté?

      Je ne fais qu’ouvrir un débat argumenté et loyal : J ATTENDS

    • Sinclair dit :

      Faut-il rappeler qu’une librairie du boulevard du Montparnasse, la librairie Peyre, a reçu des engins incendiares, il y a plusieurs années, aprés la parution dans la revue d’extrême gauche Nova, d’un article délateur, disant qu’elle vendait les publications de la Nouvelle droite. Alors attention aux conséquences.

    • Guy dit :

      Mais en quoi suis-je concerné par les gens que vous citez Philippe ? M’avez vous lu quelque part épouser leurs thèses ? Et quel est le point commun entre eux et moi ???
      Cher Sinclair qui passe sa vie sur les plateaux télé pour vendre sa librairie et son adresse ? Quant à faire le bellâtre derrière le micro, je ne sais pas ce que ça signifie. Vous croyez que j’ai peur de vous et du débat ? Je passe ma vie à ça ! Atterrissez…

    • Marie dit :

      Décidément, moi je vous aime bien.

      Moui, c’est pas très productif comme commentaire mais j’avais envie de le signaler.

      J’ai compris votre démarche et je la trouve plutôt saine.
      Ça me parait essentiel quand une critique se fait entendre de savoir d’où elle vient. Ça permet en général de mieux la comprendre.

      Merci pour votre travail. C’était le quart d’heure lèche pompe (ou pas), bonne journée!

    • […] Lire sur guybirenbaum.com Share this:TwitterFacebookJ'aime :J'aime chargement… […]

    • phil dit :

      Le logo bleu-blanc-rouge tronqué en haut à droite de la photo avec les lettres LE / P…
      ;-)

    • martingrall dit :

      J’aime beaucoup quand l’épicier explique, il ne s’énerve jamais, il explique,la différence entre la moutarde de Maux et la motarde de Dix joncs. Il y a du monde plein la boutique et la queue fait le tour du pâté de maison.
      Ceci étant j’aime, bien les soral et autresfélés car ils laissent passer la lumière (Audiard à peu près)

    • Sinclair dit :

      “Ça me parait essentiel quand une critique se fait entendre de savoir d’où elle vient. Ça permet en général de mieux la comprendre.”
      D’accord Marie mais c’est valable aussi pour Guy: d’où vient la critique? d’un journaliste qui joue au flic? Ou d’un instrument du systeme?

    • Pierre dit :

      Pendant que vous vous engueuliez, j’en ai profité pour acquérir pour une somme modique Solal d’Albert Cohen, pour offrir.

      Sinon sur duprat il y a aussi celui de Nicolas lebourg.

    • memorial 98 dit :

      A propos de Dominique Venner, peu connu mais néanmoins théoricien “historique” du fascisme français et qui a accompli un ultime acte en se suicidant pour en appeler à la violence voir ici http://www.memorial98.org/article-un-suicide-pour-appeler-a-la-violence-117988431.html

    • Guy dit :

      “D’accord Marie mais c’est valable aussi pour Guy: d’où vient la critique? d’un journaliste qui joue au flic? Ou d’un instrument du systeme?”

      Journaliste pas flic…
      Instrument de quel système ?

    • GRENIER dit :

      Bonjour, je ne comprends pas ce qui gène chez Alain De Benoist?
      Est ce par ce qu’il est un anti-raciste différentialiste?
      Qu’il est décroissant?
      Qu’il est libéral et anti-néolibéralisme?

      Si c’est juste qu’il est relayé sur le site de Soral je trouve que c’est digne du maccarthysme. Etienne Chouard à presque été passé a tabac, par des “anti-fa”, pour ces même raisons.

      A mes yeux il est l’un de nos grands intellectuels contemporains de “droite” avec à sa gauche Jean-Claude Michéa.

      Amicalement Thomas G.

    • Albatros dit :

      Pour les difficiles de la comprenette il faut juste arrêter de jouer au défenseur du bon livre sain ( chez le bon libraire) quand dans un m^me temps on vend des livres, qui pour beaucoup, la majorité je l’espère, ça remugle, ça pue, ça cocotte sévère. Et du bien, du bon ranci, du lu relu, cuit recuit, critiqué analysé parfois interdit de vente etc etc.( donc difficile à vendre sans en connaitre la nature)
      Ce que ce billet dit dénonce c’est pas le fait de vendre cette poisse, mais bien de ne pas vendre un livre contestable sous prétexte qu’il abaisse le niveau, quand d’autres dont il est dit, connu qu’il peuvent nuire à l’ensemble de la société et ou de la République, semble ne pas poser de problèmes éthiques à ce m^me vendeur qui envahit les média pour dire son courroux,…..

    • Pierre dit :

      Bon et puis un autre enjeux de la conversation est celui de la littérature populaire . C’est reposant de lire l’hôtel du nord, c’est reposant et exaltant. Valérie Trierweiler fait-elle de la littérature populaire de qualité ? Je ne sais pas, j’ai pas lu, et je n’ai pas envie de le savoir, en fait c’est vrai… Mais sans sombrer dans l’élitisme à tout crin, on peut remettre en cause la qualité des textes populaires, celle de Trierweiler comme d’autres.

      Aorès quand on pense que Flaubert, Tillier ou Dumas étaient des auteurs populaires à leur époque, on peut légitimement se poser la question de la qualité du texte de Trierweiler, sans que j’ai à mon titre, un quelconque avis.

    • Dominique Godin dit :

      Bien résumé, Albatros. Avec une nuance à propos des bouquins cités par Guy. Il y a du puant, de l’identitaire, du soralien, du dieudonniste. Mais je ne mettrais pas de Benoist dans la même catégorie. Certes, il est considéré comme un des gourous de la nouvelle droite, mais il a mis de l’eau dans son vin et, même si je ne partage pas ce qu’il défend, je pense qu’on peut le considérer comme un véritable penseur et qu’il n’a plus grand chose à voir avec les positions du GRECE des années 80. Mais je peux comprendre qu’il sente encore le souffre, surtout quand, à la manière d’un Étienne Chouard, il n’hésite pas à aller défendre ses idées dans les médias d’extrême droite.

    • Sinclair dit :

      de Benoist défend ses idées là ou c’est possible. A quand un débat dans un journal de gauche? Pareil pour ses livres, il les vends là ou on les prends. En France on a le droit d’éditer mais pas celui d’être diffuser.

    • Albatros dit :

      Dominique,
      Je ne connais pas ces auteurs dans le texte ( sauf Millet et dire que par le passé j’ai acheté au moins un de ses livres….), et donc c’est l’ambiance générale, le climat de cette librairie que je retiens dans le billet de GB.
      IL est vrais qu’en lisant le billet de BRP (qui fait tjs dans la dentelle jamais dans l’excès hummmmm)j’ai regardé le pedigree des deux (sans tout lire)l’adhésion à une idéologie fasciste n’est pas évidente…mais bon nous voyons bien que le phénomène de capillarité fonctionne bien entre ces idéologies extrémistes ( de droite et de gauche Melenchon n’étant pas extrême gauche pour moi ), d’ou le trouble et la difficulté de bien saisir leurs préoccupations, leurs messages….

    • poisson dit :

      C’est comme si un pharmacien écrivait “je ne vend pas de préservatif, c’est contraire à mes convictions, mais vous trouverez des antibiotiques, de l’aspirine, etc, rien que des médicaments!” et que Guy Birenbaum soit le seul à s’apercevoir que ce pharmacien a un rayon géant de substituts de repas et à nous prévenir…
      On vit vraiment une époque plus formidable encore que les autres époques formidables.

      (Dans les années 70, début 80, ça arrivait que des pharmaciens refusent la vente de préservatifs, surtout aux jeunes.)

    • As dit :

      @poisson
      Cela me rappelle ma mère qui avait installée un distributeur de capotes à l’extérieur de son officine au début des années 90 quand l’épidémie faisait rage. On était dans un bled paumé alors c’était franchement révolutionnaire.
      Les 1ers mois, il a été vandalisé 5 fois. 1 fois par des branleurs et 4 fois par l’Amicale des coincés du cul qui considérait que le SIDA était avant tout une maladie de PD et que la capote était une incitation à la fornication pour les enfants. De la bourgeoise bien installée en passant par le gros céréalier.
      La bonne société du coin tâtant du marteau voire de la masse ( Dieu merci on a évité l’attaque au tracteur-bélier) ( La mairie, non. Une sombre histoire de mari cocu qui voulait mettre son bulletin de vote dans un endroit inavouable de l’anatomie du maire un peu trop proche de certaines de ses administrées) #JoieDeLaRuralité
      Ma mère a tenu bon. Elle savait parfaitement que c’était compliqué pour certains de venir la voir pour réclamer de capotes dans un bled où tout le monde se connait et cela depuis au moins 4 générations.
      Et elle vendait à leurs mères les 1ers substituts de repas sous forme de crème saveur carton-chocolat ou saveur vanille-plâtre ( Beurk)
      Ma mère était une pharmacienne qui vendait des médicaments, des capotes et qui avait un sens du commerce efficace. D’ailleurs certains médecins surnomment les pharmas ” les épiciers” :-)

    • Guy dit :

      “Ce que dément Frédéric Taddeï, joint par @si : “Je n’avais pas lu le blog de Birenbaum et personne dans l’équipe ne me l’avait signalé. Moi j’ai juste invité le libraire de Télé Matin. On m’a montré ses vidéos sur Télé Matin, et c’est tout. Ma réticence c’était surtout que je ne voulais pas prendre le libraire qui soit partout dans les médias. D’ailleurs il est passé partout à propos de cette affiche contre Trierweiler. Pourquoi quand il passe chez Bourdin, il est seulement un libraire et quand il passe chez moi, il devient un libraire d’extrême droite ?”.

      http://www.arretsurimages.net/articles/2014-09-15/Taddei-invite-un-libraire-fan-de-Soral-mais-ne-le-precise-pas-id7056

    • zef dit :

      D’accord avec vous monsieur Birenbaum

      Voilà le sort que mérite ce monstre de libraire:
      http://www.aredam.net/revolution-culturelle-chinoise-heretiques-6.jpg

      Et merci de préserver nos âmes de toute cette souillure

    • Albatros dit :

      L’ambiance au sujet des F Taddei me met mal à l’aise, j’aime cette émission et ses contenus.
      Si il a des preuves qu’il aurait une certaine inclination (politique)pour ces personnalités nous sommes en droit de réagir.
      Si ses invités affirment une proximité et ou militantisme avec des organisations dont le fond de commerce est fascisant, alors il faut en dire plus, (dans le cas ou il le cacherait intentionnellement) sinon nous nous dirigeons vers la rumeur et pour B.R.P depuis longtemps, le procès public .
      Trop ou pas assez.

    • tasmant dit :

      Donc, Guy, selon l’estrème-drouate-soralo-lepenomarino-eurofossepticto-débilos, t’es un enfoiré de stalinien sionnisto-maoïste.
      Ben moi, à ta place, je trouverais ça sympa de leur part. Les perroquets de Soral sont persuadés d’avoir un sens critique.

      Moi, quand des cocos encartés m’ont traité de social-traitre parce que je voulais pas voter MG Buffet, ça m’a carrément fait plaisir, en fait.

      Mais bon, “Mon culte sur la commode” parce que faut causer de littérature et de choses sérieuses et que lorsque je compare Frédérique Dard et Proust, ben le Marcel, je cale le pied de la commode avec et je me le garde pour mes 70 ans. Pour l’instant, Chuck Palahniuk, Virginia Woolf, et Shakespeare en VO…

      San-A, dans le début du bouquin, cause avec son boss, le vieux, extrait:
      “Ce qui me gêne?
      Vous voulez savoir ce qui me gêne?
      Vous voulez le savoir vraiment? Pour de bon? Tout de go? Là, en plein?
      Votre culte, San-Antonio.
      Votre culte, uniquement votre culte. […] On parle trop de vous. On vous loue, on vous prête. Pire: ON VOUS LIT! Alors là… […]
      On vit au siècle de vous savez quoi, San-Antonio? De la poubelle! Les peintres peignent sur des poubelles. Que dis-je, même pas. Ils se contentent de les exposer en déclarant que c’est cela, l’art! Vous, vous écrivez poubelle, pardonnez moi de vous le dire. En convenez vous, au moins? N’est ce pas que vous écrivez poubelle?
      – Avec deux “l”, oui, monsieur le directeur!
      – Et il en rit!”

      Il a raison, le vieux! Les bouquins, c’est pas fait pour rigoler, merde!
      Moi, j’essaie de faire semblant d’écrire des histoires, mais je peux pas m’empêcher de déconner.
      Ça fait trente ans que j’invente des trucs pas sérieux. Si un jour je publie, je veux qu’on me lise dans les chiottes. (Proust ça constipe, je trouve)

      Par contre, si on veut causer diarrhée spirituelle, on peut se faire un petit tour chez les auteurs que tu cites.
      Bon, en même temps, à quinze ans, j’avais lu “l’école des cadavres”, un exemplaire dédicacé à mon grand père, avant la guerre. Ben tes auteurs, c’est de la petite rigolade, à coté. Ou, pour rester dans le merveilleux univers des métaphores, tu te places sous l’anus d’un éléphant qui a becté des trucs pas catholiques, et tu attends la pluie. A chaque page, tu prends une tonne, vaut mieux pas rester la bouche ouverte, sinon, ça va refouler.

      Je disais quoi?
      Ah ouais… Le culte?

      Hegel, l’Etat c’est Dieu…
      C’est pas du culte, ça? L’État-nation, l’être suprême de la Révolution, dévoyé par des cons?
      La FFRRAANNCCE!
      Soral, Le Pen, ok, mais les souverainistes Chevènementiste et coco, aussi…
      C’est pas du culte ça?

      Les deux présidents, le nouveau et l’ex, Gros Nounours, Nicolas et leurs Pimprenelle, quand on les regarde, à leur meeting, comme Murène Lapine et même si JLM s’en défend, planté là par des spin-doctor, des jardinier publicitaire, ça cultive pas le culte de la personnalité, ça?

      Les chrétins du mariage c’est du culte.
      Hamas et colons, c’est du culte.

      Qu’ils aillent se faire tous enculter!

      Sinon…
      Oh! un poisson! Oh! Un albatros!
      Oh! Un As dans la manche! Ou est ma Martingrall?

      :)

    • Guy dit :

      C’est simple Taddéi me dit (il m’a appelé après le papier de BRP) qu’il ignorait tout du libraire. Qu’il n’a pas lu ce que j’avais écrit et que son équipe ne lui en a rien dit. Voilà.

    • Thomas dit :

      C’est quand même pas de bol, dès qu’un volatile d’extrême droite s’écrase dans le PAF, c’est toujours sur les pompes de F. Taddei

    • Thomas dit :

      A propos, après avoir émis un désaccord avec ce billet un peu plus haut mais aussi après avoir lu la prose rance d’autres commentateurs en désaccord eux aussi, je veux dire quand même je trouve excellent d’avoir gratté derrière la façade “Xavier”.
      J’étais sceptique sur la portée démonstratrice du billet si on voulait la généraliser auX libraireS frondeurS, mais s’il s’agissait principalement de placer un bisounours tendance droite extrême face à ses contradictions, ses torchons, et son goût pour la lumière des médias, rien à dire, bien joué.

    • Eric Perrin dit :

      Il y a des choses qui me gênent un peu chez ce Taddeï, je n’ai pas d’avis définitif mais c’est troublant.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc-%C3%89douard_Nabe#Controverses

    • vandercruysse dit :

      @poisson , les pharmaciens, avant de devenir des apothicaires, étaient des epiciers (début du moyen âge).
      Cordialement
      Jacques

      NB: courage Guy, j’adore tes papiers

    • Albatros dit :

      J.E. Nabe a été aussi longuement reçu sur Arrêt sur Image par Judith Bernard, à l’époque nous connaissions déjà les réserves qui entourent cet écrivain et j’avais apprécié cet émission sans pour autant épouser toutes les positions de l’auteur. D.http://www.arretsurimages.net/emissions/2010-12-02/Nabe-et-l-arret-de-l-ecriture-d-ns-le-texte-id3578,

      Il ne viendrait jamais à l’idée de douter des valeurs qui animent D.S et son équipe, quand il invite des personnalités douteuses, instables ou officiellement réacs pour débattre dans les différentes émissions de ce Arret sur Image.

    • Albatros dit :

      les différentes émissions d’ Arret sur Images.

    • Albatros dit :

      Utile et saine mise au point http://www.arretsurimages.net/vite-dit.php
      avant que la machine BRP ne s’emballe

    • Eric Perrin dit :

      On doit pouvoir inviter tout le monde sur les plateaux TV, ne pas avoir peur du débat contradictoire, simplement j’aime bien savoir à qui j’ai affaire, sinon c’est pas clair du tout et c’est ça qui déclenche des polémiques.

      Après qu’un Taddeï fasse des émissions c’est une très bonne chose, mais j’aime bien savoir qui est qui.

    • lovely dit :

      Mon libraire propose Nothomb et pas Moravia, dois-je m’en plaindre ? Mon libraire a des choix limités je trouve, selon mes goûts à moi, après la liberté permet à tout libraire d’opérer des choix selon ses critères: place, stock, goût, philosophie… Il a été fait beaucoup de bruit autour de la sortie du livre de VT, de même autour des résistants libraires. J’ai lu le bouquin, rien de transcendant, la transgression est à lire dans la personnalité de VT: une journaliste qui suit depuis de nombreuses années les hommes politiques, mange, discute et couche. Elle exprime parfaitement la nausée qui s’empare des citoyens, cet entre-soi entre les médias et les politiques.

    • Albatros dit :

      Inutile mise au point
      GB nous invite à réfléchir sur l’information, la parole et son sens surtout quand il est soigneusement occulté par ceux qui monopolisent les médias, comme ce libraire.
      IL nous invite avec malice, à être curieux. Je ne l’ai jamais pris à défaut depuis que je le lis. M^me si, assez rarement, je ne partage pas son point de vu, je n’ai jamais douté de l’éthique qui gouverne sa plume.

      D’un autre côté sur le m^me sujet, nous avons BRP qui reprends un billet de Guy B en pulvérisant le journaliste et animateur Taddéi ( ce n’est pas une première), laissant planer qu’il serait douteux, voir manipulateur, puisqu’il a sur son plateau des réacs ou associés et qu’il les apprécierait “personnellement”.

      Et cela prend, sans vraiment avoir d’éléments autres que la parole de BRP nourrit par son acrimonie légendaire envers le journaliste. Le doute s’installe, sincèrement, je trouve cela honteux, très grave.

      Pour moi pas de confusion, GB écrit un billet sur ce libraire qui peut en cacher un autre ( Taddei n’ est pas mise en cause), de l’autre BRP sort un brûlot, il surf sur l’info, la remixe, mais sa cible n’est encore une fois de plus que Taddei et non pas le libraire….
      Si nous devions lire autre chose alors il manque les sous titres

    • Guy dit :

      Je n’ai aucun sous-titre à ajouter ou alors je n’écris pas.

    • Dominique Godin dit :

      Un peu faux derche, Taddéï. Quand il invite des soraliens, il n’éprouve pas le besoin de se justifier en disant “je ne connaissais pas leur pedigree”. Bien évidemment qu’il se documente ou que son équipe le fait pour lui.
      Idem quand il invite son copain Attali, cet histrion, ce faisan qui bouffe dans toutes les gamelles du pouvoir, à gauche, à droite, et qui joue les visionnaires sur tous les plateaux de télé. Qu’on ne me dise pas que Taddéï ne sait pas qui est Attali ?
      C’est vrai qu’Attali n’est pas considéré comme un personnage sulfureux aux yeux du grand public, mais quand Taddéï se pique d’animer des débats de haute tenue avec des intellectuels et des artistes supposés nous éclairer sur les questions du moment, j’ai le droit de dénoncer l’arnaque.

    • Camille dit :

      Incroyable cette attitude, moi quand je vais voir une librairie c’est pas pour jouer au flic et prendre des photos, mais pour regarder les livres.Combien de librairies sur Paris vendent les ouvrages d’Alain de Benoist? De quoi avez-vous peur? L’inquisition de droite, de gauche ou d’ailleurs me donne la nausée.

    • Guy dit :

      Moi Camille, ce qui me donne la nausée ce sont les fascistes, chacun son mauvais goût… Dans la bouche.

    • Albatros dit :

      @GB

      Pour ma part, en ce qui VOUS concerne, je n’en ai aucun doute.
      Ici, ds l’épicerie, nous n’avons JAMAIS besoin de sous titre, tout est sur l’étiquette et le taulier, vous, ne rechigne jamais à fournir la composition, l’origine et l’histoire de la marchandise, à ses clients,… qui auraient du mal à lire.

    • sacha du 16 dit :

      Bon, Guy, un nouveau p’tit billet pertinent et ironique et on passerait à autre chose.

      Personne ne convaincra personne et réciproquement.

      Impatient de vous lire…

    • Camille dit :

      Fasciste, le mot commode pour exclure des personnes du débats, Nizan aussi s’est fait traiter de ce mot. Qui décide de qui est fasciste? Désolé mais le but ne justifie pas les moyens. L’exclusion est toujours totalitaire.

    • Guy dit :

      Voilà des fascistes, des vrais, en vente chez Contretemps

      http://synthesenationale.hautetfort.com/les-cahiers-d-histoire-du-nationalisme/

      Vous avez un doute ? Pas moi. Quant aux signatures de Soral, c’est sûrement parce que c’est un progressiste…

    • Camille dit :

      Alain de Benoist n’est pas Soral. C’est un ardent défenseur de la cause des peuples, de tous les peuples.

    • Eric Perrin dit :

      Et maintenant c’est Closer qui porte plainte contre Valérie Trierweiler, étonnant le retentissement que ce livre aura procuré :)

      http://t.co/AVWBZltW9U

    • Camille dit :

      Guy vous êtes journaliste? Alors pourquoi ne pas inviter de Benoist pour connaitre ses opinions?

    • Guy dit :

      Je connais de Benoist depuis plus de 30 ans, vous ne me convaincrez de rien, voyez vous. Et lui pas davantage. Mais je note que vous ne répondez que sur lui et pas sur les autres…

    • Camille dit :

      C’est par honnêteté, je ne connais les autres que de nom. Pour moi l’important ce sont les écrits, les commentateurs sont souvent des manipulateurs.

    • Guy dit :

      Eh bien les écrits, je les lis, sinon je ne les commente pas…

    • Patrice Guyot dit :

      Doriot, Duprat et Degrelle… Le courageux “dd” n’avait pas eu la force d’aller jusqu’à trois dans le pseudo qui le masque mal !

      PG

    • poisson dit :

      Je ne suis pas loin de penser que j’ai des superpouvoirs.
      J’ai dit sous “plouf, holidays on ice”: “c’est calme ici” (moins de 800 clients…, 1 réclamation…)
      Et quasi immédiatement, cela a provoqué le déluge de la grande contradiction immédiate, compteurs explosés, records, et tout le toutim (18 800 clients!!!, 110 réclamations!!?!).
      Je ne vois aucune autre explication rationnelle.

      no smiley available actually

    • martingrall dit :

      Oh mon dieu ! Que le métier de libraire est dangereux !
      -Dis moi ce que tu vends nous savons qui tu meurtris-
      Sauf que Maspero n’a tué ni le capitalisme meurtrier, ni le colonialisme communiste.
      Le livre fait libre !
      Un enfant, un adolescent, un adulte, une enfant, une adolescente, une adulte, je ne voudras pas déplaire à NVB, est déjà formé, sa conscience globalisée, rien ne peut la déconstruire et l’orienter.
      Regardons-nous ! Ce que nous étions nous le restons.
      Le livre rend fort.

    • martingrall dit :

      -Prenons les damnés de la terre de Fanon
      Préface de Jean-Saul Parte (B.V)
      Et si vous murmurez, rigolards et gênés : « Qu’est-ce qu’il nous met ! », la vraie nature du scandale vous échappe : car Fanon ne vous « met » rien du tout ; son ouvrage – si brûlant pour d’autres – reste pour vous glacé ; on y parle de vous souvent, à vous jamais. Finis les Goncourt noirs et les Nobel jaunes : il ne reviendra plus le temps des lauréats colonisés. Un ex-indigène « de langue française » plie cette langue à des exigences nouvelles, en use et s’adresse aux seuls colonisés : « Indigènes de tous les pays sous-développés, unissez-vous ! »1

      « Car, en le premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre ; le survivant, pour la première fois, sent un sol national sous la plante de ses pieds »

      Aujourd’hui qui admet ou n’admet pas que L’Europe est littéralement la création du tiers monde.

    • […] Sur le plateau de « Ce soir ou jamais », Xavier de Marchis, seul libraire à être convié, exprime sa colère sur "un livre qui est assez détestable", révélateur d’un « malaise français » et qui « ouvre des questions sur l’abêtissement intellectuel que l’on cherche à faire avaler aux gens ». M. de Marchis plaide sa liberté de libraire. Et on saluera donc, à l’instar des autres invités présents, l’acte de résistance de celui qui, avec d’autres, « a dit non » pour sauver la culture et la littérature. Or, s’il y a « malaise » (du moins français), celui-ci est en fait ailleurs. Car Xavier de Marchis n’est pas un libraire comme les autres. En tout cas, pas pour ce que l’on croit. Comme par intuition (à moins qu’il n’ait été bien informé au préalable), le blogueur et chroniqueur de France Info, Guy Birenbaum, s’était rendu la veille de l’émi… […]

    • Ludovic dit :

      Monsieur,

      Je ne comprends pas le fond de ce papier. Certes, le monsieur (chez qui je suis allé ce weekend pour la première fois) vend des ouvrages qui ne sont pas convenables de votre point de vue. Je suis d’accord avec vous sur certains d’entre eux, pas sur d’autres. Mais sortons de la morale et de la politique. Pourquoi considérez-vous qu’un libraire ne puisse pas être maître en son royaume ? Il ne s’agit pas d’un bibliothécaire qui doit assure run service public. Il paie son loyer, ses impôts (sauf s’il est atteint de phobie administrative), il est responsable de son “business”, et peut légitimer à ce titre son positionnement : présenter certains ouvrages, en retirer d’autres car il considère que cela n’est pas conforme à l’idée qu’il se fait de la littérature (et non pas de la politique et de la morale, vous me suivez ?). Vous n’écrivez pas sur votre épicier qui vend du jambon car il refuse de proposer du cassoulet. Pourquoi vouloir opposer ses choix positifs et ses répugnances ? La contradiction que vous fustigez n’est pas critiquable dans un monde où la liberté de chacun, dans la vie réelle comme sur internet, dans un marché ouvert, permet de se procurer l’ouvrage qu’il désire. Je sais, tout cela sonne un peu ultralibéral, mais c’est le principe de réalité : les opinions qui vous dégoûtent existent, vous avez le droit de les pointer du doigt, mais vous n’avez pas celui de critiquer celui qui les propose plus ou moins indirectement en compagnie d’opinions antinomiques (car il y a vraiment de tout chez Contretemps, et seul un inventaire précis permettrait de suspecter une appétence pour telle ou telle idéologie). Car où donc cette recherche de responsables de mauvais penseurs/vendeurs s’arrêtera-t-elle ? Ecrivez sur les kiosquiers qui vendent Rivarol et sur les éditeurs qui sentent le souffre, alors ! Traquez ceux qui lisent Présent sous le manteau ! Pistez sur Amazon les commentateurs laudatifs de Soral ! Dénoncez ceux qui consultent les sites appelant au djihad ! Mais ne vendez pas un petit passage rue Cler pour un dynamitage en règle de la Bête immonde : ce que fait ce libraire est une conséquence de la liberté individuelle et du marché libre (et j’ajouterais de sa conscience), et je suis heureux de vivre dans un pays qui les garantit. Pour la peine, j’y ai acheté un livre de Richard Millet sur Gérard Depardieu, car j’adore le style de l’un tout en vénérant le talent de l’autre, tout en me réservant la possibilité d’acheter votre prochain sur Amazon si je ne le vois pas chez mon libraire de quartier.
      A bientôt,
      Ludovic.

    • Guy dit :

      Mais vous n’avez pas compris ? Le problème n’est pas qu’il vende ces livres, c’est qu’il fasse sa comm. partout contre un livre, au prétexte de la morale éditoriale et littéraire qu’il ne respecte pas davantage. Le sujet est là. Surtout en jouant les effarouchés et en oubliant juste qu’il organisa une signature pour le même Soral dont vous parliez, il y a un an…

    • Armand dit :

      Bonjour Guy,

      J’avoue que je ne comprends pas très bien en quoi ce libraire vous ferait injonction dans vos lectures autre que sous forme banalement publicitaire. Ca se passe à Paris, donc il y a d’autres librairies, vous n’êtes pas condamné à acheter chez un facho non-trierweilerophile.

      Le marketing, la publicité, tous les libraires devraient y recourir quelque soit leur orientation politique. Aucune raison de les laisser à Amazon.fr ou Fnac.com

      Sur la monétisation de la “morale” il y a à mon avis des cas plus saillants que ce pauvre libraire, en particulier dans la presse.

    • Guy dit :

      Je ne vois pas, Armand, sur quelle base il peut expliquer ce qu’il explique sur tous les plateaux, sans que personne ne lui fasse remarquer sa contradiction. Ce que j’ai fait et dont il a convenu… Je rajoute qu’il n’a pas lu le livre.

    • Armand dit :

      Le fait qu’il n’ait pas lu le livre plaide plutôt en sa faveur, il y a certainement des tonnes de gens à Paris qui prétendent ne pas l’avoir lu et qui n’ont pas pu s’en empêcher mais qui nieront (je précise que je l’ai lu).

      Je pense que votre billet se lit différemment quand on n’a pas la télé, effectivement il aurait été logique à la télé de l’interroger sur Duprat/Présent/Soral. En même temps ça ne doit pas conduire à discréditer cette technique de réclame, s’agissant d’un libraire qui interagit avec ses clients (vous nous dites en avoir été témoin), ceux-ci ayant au final le dernier mot puisque ce sont les payeurs.

    • Guy dit :

      Mon billet a été écrit avant l’émission de Taddeï.

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