Too Much

TROP

C’est en répondant à David Abiker...

(…)

Que la formule est sortie abruptement de ma bouche.

Mon ami Jean-Philippe l’a tweetée en direct (ironie du sort)…

C’est l’un des messages de fond très importants de mon livre.

Vous m’avez manqué, ce n’est pas l’histoire d’un mec qui va trop sur le Web… Et qui – en – tombe.

C’est notamment l’histoire d’un mec qui n’en peut plus du TROP.

En anglais, il y a un mot que j’aime bien qui dit un peu de cet état.

Je l’aime bien ce mot ; probablement parce qu’il sonne juste à l’oreille : Exhausted.

Il y surtout cette sentence prêtée à Mick Jagger : “Too Much Is Never Enough” (“Trop n’est jamais assez”).

Eh bien, je crois que c’est fini.

Désormais Too Much is Too Much : Trop c’est trop.

Trop de travail, trop de pression, trop d’informations, trop de “push”, trop de notifications, trop de Web, trop de tweets et de statuts, trop d’émotions, trop de violences, trop de souffrances, trop d’images, trop de médias.

Trop.

Nous n’en pouvons plus. Et surtout nous n’en voulons plus.

Au delà de la description de ma dépression, de la sortie du trou (ou du puits…), ce qui ressort des nombreux mails et des messages que je reçois, tous les jours, depuis que mes lecteurs s’emparent du livre – et pas seulement de ce qui en est dit – c’est cette envie unanime de sortir du TROP ; de se donner les moyens de s’écarter du trop.

Je vais continuer à travailler sur cette question et j’en parlerai avec tous ceux qui viendront, ce vendredi...

 

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    RÉCLAMATIONS (46)

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    • El Desdichado dit :

      Pas de rapport, mais je lis à l’instant cette phrase de l’Internationale Situationniste à propos de Maspero, et j’ai pensé au patron de l’épicerie (avec second degré, est-il besoin de le préciser) : “Ce n’est pas tant le fait d’être stalinien qui fait de M. Maspero une sinistre crapule, c’est avant tout d’être marchand : on n’est pas épicier impunément.”

    • Jacobs dit :

      heureusement,il y a le chien .

    • Elie Arié dit :

      Vous ne faites que décrire une vraie dépression ( je connais, je suis passé par là) avec tous ses symptômes classiques, pouvant conduire au suicide, telle que tous les psychiatres en voient tous les jours, et telle qu’ils en voyaient avant l’existence d’ Internet.
      Mais c’est l’avantage des gens qui travaillent dans les médias de pouvoir écrire et promouvoir un livre sur ce qui leur semble extraordinaire, mais que des tas de Français anonymes vivent tous les jours: tant mieux, ce sera mieux connu.

    • Albatros dit :

      Mon long commentaire vient de sauter, je voulais laisser à Gilles Deleuzela la conclusion, elle suffit amplement.

      La volonté est le rapport de la force avec la force. La volonté de puissance ne consiste pas à prendre mais à créer et à donner. La puissance n’est pas ce que la volonté veut mais ce qui veut dans la volonté. La volonté de puissance est l’élément différentiel dont dérivent les forces en présence :

      suite si on veut

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Nietzsche_%28Gilles_Deleuze%29

    • Jeremy Desaix dit :

      https://youtu.be/jVZ8KnLmtXQ

      Archive : “System”

      Completely done
      Too much now I can’t touch you
      I’d drain my brain if only I could have you
      The system is too much
      It breaks me down and makes you suck
      Fuck, now I mistrust you
      The system makes me hurt you

      One times, one times, one times, one

      Discretely done
      Obviously now I’ve become suited, diluted
      Free from anything
      Yes please, I’d love your love
      So I can fuck it up
      This system is too much
      It breaks me down and makes you suck
      Fuck, now I am twisted
      This system makes me hurt you

      One times, one times, one times, one

      We cut and slice
      It makes us feel so very nice
      I’m simply demented
      Uneasy and dented
      I’d drain my brain if only I could have you
      This system is too much
      It breaks me down and makes you suck
      Now I can’t trust you
      This system makes me hurt you

      One times, one times, one times, one

    • Sage dit :

      Eh bien, il vous en aura fallu du temps, pour comprendre. Saisir. Il est vrai, j’en conviens, que l’évidence n’est pas simple à admettre.

    • Guy dit :

      @lie Arié

      “Vous ne faites que décrire une vraie dépression ( je connais, je suis passé par là) avec tous ses symptômes classiques, pouvant conduire au suicide, telle que tous les psychiatres en voient tous les jours, et telle qu’ils en voyaient avant l’existence d’ Internet.”
      Etc…
      Oui, et c’est très exactement ce que j’explique… Je ne fais “que ça”, je confirme !

      “Mais c’est l’avantage des gens qui travaillent dans les médias de pouvoir écrire et promouvoir un livre sur ce qui leur semble extraordinaire, mais que des tas de Français anonymes vivent tous les jours: tant mieux, ce sera mieux connu”.

      Là vous vous plantez totalement…

      “ce qui leur semble extraordinaire” aux gens des médias…

      NON !!! Rien d’extraordinaire, au contraire !!
      J’explique en long et en large que c’est ordinaire et que ça concerne tout le monde.
      D’où mon livre et ma parole publique pour ceux qui ne l’ont pas…

      @ Sage. L’important n’est pas le temps que l’on met à comprendre. Mais de comprendre… Non ?

    • Mélusine dit :

      bonjour Guy, je vous connais depuis votre émission en 2014 sur Europe 1 et je m’étonnais que celle – ci ne soit pas reconduite cette année et même si Nicolas Taddéï et son émission est trés talentueux, je vous regrette. Maintenant je comprends mieux que vous ne soyiez plus à l’antenne.Je connais aussi la dépression, ce mot que l’on emploie souvent à tort et à travers, mais qui révèle une grande souffrance … En tout cas bonne continuation à vous. Je n’ai pas encore lu votre livre mais je pense qu’il doit être fort intéressant. Cordialement, Mélusine

    • Elie Arié dit :

      @ Guy Birenbaum

      Mais il n’y avait aucune agressivité ni critique dans mon commentaire ! Je trouve que vous avez bien fait d’écrire ce livre!

      Il se trouve (est-ce contagieux?) que je sors moi-même, depuis une dizaine de jours, d’une dépression cognée ( trois semaines à dormir 22 h sur 24, cinq jours sans pouvoir manger, une heure pour trouver l’énergie d’avaler un comprimé d’antidépresseur, incapacité de lire même les gros titres d’un journal, attaques de panique, envie de sauter par la fenêtre, etc.), mais que je n’aurais jamais eu l’idée d’en faire un livre…qui, de toutes façons, ne se serait pas vendu. Et qui n’a aucun rapport avec Internet ( j’ai un blog, mais ni compte twitter, ni facebook) , je crois que c’est une fausse “explication”.

    • Guy dit :

      Mais nous sommes d’accord ! l’hyperconnexion est un symptôme. Pas une explication.

    • Boneau dit :

      Bonsoir,

      Je trouve que votre livre est trop cher.
      Roland Giraud a publié un livre sur sa souffrance
      Çelui a coûté 8,50 il me semble

      Cordialement,

    • Elie Arié dit :

      Bon, il faut que je lise votre livre ( ce n’est pas du tout ce que j’avais cru comprendre, en lisant l’article du magazine du “Monde”)…mais dans quelques mois, quand je serai un peu plus sorti de mon histoire; vous en serez alors à votre 8 ème tirage, j’espère.

    • Guy dit :

      Bah oui Elie, il faut lire les livres dont on parle… C’est mieux… Et ne pas se contenter de ce qu’en disent les journalistes.

    • Boneau Yann dit :

      Bonjour, est-ce tabou de parler du prix du livre?

      de mon côté je peux parler du livre puisque je l’ai acheté et lu. je le trouve intéressant
      Je retrouve des similitudes avec mes propres souffrancres: je suis par exemple dans la vie active un très bon bras droit mais je n’ai jamais réussi à être le premier et j’en souffre ( comme si je roulais avec le frein à main). La peur de l’abandon également …

      Cordialement,

    • Elie Arié dit :

      @ Guy

      “il faut lire les livres dont on parle”

      Vous vous rendez compte de la révolution que vous prônez, là ?

    • Guy dit :

      Non elie arié, désolé, mais je ne vous suis pas du tout, là ; je ne parle pas des livres que je ne lis pas et je ne vois aucune “révolution” dans cette démarche. Mais je suis sûr que vous faisiez de l’humour…

    • Elie Arié dit :

      Oui, c’était de l’humour, encore que…Croyez-vous que tous les critiques de livres ont toujours entièrement lu les livres dont ils parlent ? Même pour Bernard Pivot, du temps d’ “Apostrophes”, j’ai des doutes…
      Un juré du prix Goncourt, inondé de romans avant le mois de novembre, expliquait qu’il les triait en lisant la 4ème de couverture, les 10 premières et les 10 dernières pages, et décidait alors si le livre méritait d’être lu ou pas.
      PS- Je crois que pendant et au sortir (très progressif) d’une dépression, l’humour est la seule planche de salut.

    • tasmant dit :

      C’est marrant la dépression, tu sais Guy…
      Surtout si tu es abonné depuis ta naissance.
      Ma mère et ma sœur sont bipolaires (mais c’est tellement vaste, ce machin maniaco-dépressif, qu’elles n’ont absolument rien à voir l’une avec l’autre). Mon père était psycho-rigide, surdoué de classe internationale, mais malgré tout, super crétin…(putain de connard de supporter du FC Nantes, du PS et de la normalité; mais à part ses conneries, son besoin de faire semblant d’être comme tout le monde, je l’aime, mon vieux, j’aime pas sa tombe)
      Grâce à mon père, la mort, j’en ai jamais eu rien à foutre. Grâce à ma sœur et à ma mère, la torture psycho, c’est un machin marrant.
      Grâce à mon taf, ça fait 20 ans que je souffre des rages de dents partout dans mon corps, et mes dents se déchaussent, grâce à l’hérédité génétique de deux crétins, mes parents, qui ont choisi de s’aimer.

      Ma mère, je l’adore, mais j’ai jamais eu une seconde envie de la baiser, mon père est repas pas ragoutant pour les asticots, j’ai jamais eu envie de le buter.

      Je suis relativement dépressif. C’est relatif au système de santé. Je ne suis plus qu’un déchet. Mon dos est foutu, mes épaules aussi.

      C’est con, mais c’est comme ça. Tant pis.
      C’est ce qui me faisait vivre.

      Mais je connais pas le suicide, c’est un truc pour ma frangine. (pas mal d’échec, dans le ce domaine) Je connais que le dépassement de mes limites.Risquer ma vie me fait vivre.

      Tu sais que dans ta vie, tu aurais pu tomber plus mal, avec ta religion monothéiste ridicule.

      T’aurais pu naitre comme mon chien.
      Avec une mère super intelligente (pour une chienne)
      Avec une seule couille.
      Et moi comme maître.

      :)
      https://www.youtube.com/watch?v=KEG9DmQvw7c&list=RDKEG9DmQvw7c#t=1

    • tasmant dit :

      Bon, c’est pas trop déprimant, la vie de mon chien, parce que en plus d’être super con, monocouille, super-calin, il est super beau.
      C’est pas moi qui le dis.
      C’est toutes les meufs qui s’intéresse plus à la bogossitude de mon iench plutôt qu’à ma gueule, une fois que mon dentiste aura remplacé mes chicots.
      Connard de chien! Même si je l’aime!
      ;)

    • francolatre dit :

      Est-ce que le meilleur remède contre la dépression n’est pas l’humour, surtout l’autodérision, et un peu de recul par rapport à ce qu’on représente?

    • Serge Blanco dit :

      M. Birenbaum, avez-vous penser à proposer votre candidature au poste de sélectionneur de l’équipe de France de rugby ? Le titulaire actuel du poste est un dépressif chronique, et la Fédération lui cherche un successeur…

    • Albatros dit :

      “la salle de bains est une sorcière, genre de fée Caradouche” ( c’est beau l’amitié c’est puissant, c’est intelligent…)

    • sacha du 16 dit :

      Bonjour à tous,

      Et si on passait à autre chose ?

      Nous avons bien disserté sur la dépression, ses causes, ses origines enfouies, pas la faute aux réseaux sociaux tout ça …

      A Cognac, les champs de colza sont en fleur, magnifiques collines d’un jaune acidulé.

      La vigne perce déjà, elle attend son heure…

    • tasmant dit :

      Mauvaise nuit à personne.

      Je suis allé à Cognac, mais c’est une très mauvaise idée pour un breizhoneg. Je me souviens plus trop pourquoi je me souviens pas de tout, ni de rien, sauf que c’était délicieux, que j’étais jeune, que c’était le printemps et que c’était pas fait à partir de fleur de Colza et que j’espère bien que j’ai pas d’enfant à Cognac.
      Ni ailleurs.
      Mais Sacha a carrément raison.

      Je vais lire ton livre, Guy. Et je vais prendre mon temps.
      Mais je t’ai beaucoup, beaucoup lu, avant d’écrire des conneries chez toi. (avant et pendant, c’est vrai)
      Je commente pas ton livre, je me jette pas dessus. En général, je lis des gens qui sont crevés, morts, en poussière, à 95%… D’ailleurs, sur les 5% de mes lectures vivantes, je choisi plutôt des marrants, genre Stephen King, Djian, toi, George Carlin, Reiser ou Cavanna. (oui, mais non, ces trois là, ils sont vivants pour l’éternité, beaucoup plus que n’importe quelle connerie de Dieu ou de machin comme ça)

      Nan, mais sérieux, déprime pas, c’est le printemps!

      D’ailleurs chez moi, après demain, ce sera le même temps que l’hiver, que l’été ou l’automne.
      Chez moi, on sait jamais.

      Tu as des jours d’été en hiver et inversement.

      P’t’ètre pour ça qu’on a eu plusieurs fois la palme du suicide en France. Et que si tu es du coin, t’en a rien à foutre. Surtout si tu es vivant. Tu marches sur les cadavres de tes amis, de ta famille et de tes amours comme ça, sans rien dire, en appréciant la pluie, les vagues et le soleil.

      Guy, tu as des enfants, c’est du soleil tout le temps.
      Si tu es amoureux, c’est du soleil tout le temps.
      Si tu a une famille, c’est du soleil tout le temps.

      T’es un peu Normand…
      Heuuuu?

      :/

      :D

    • tasmant dit :

      Guy, tu vas te botter le cul pour aller mieux, point à la ligne.
      Les pommiers sont en fleur, merde!

      Sinon, tu ferme ta bouche, t’arrête d’écrire et tu viens bosser pour moi.
      Et je te donnerais des raisons de te plaindre, sur les toits, matin midi et soir, hiver comme été;.

    • tasmant dit :

      Tout ce que nous écrivons, Guy, ce n’est qu’une caricature.
      On enjolive, on y met de la mocheté.
      Tasmant, il aime bien Romuald, le Douanier viet, du Bondy Blog. Tasmant n’est pas vraiment sûr que Romuald soit douanier et aussi con… Mais Tasmant lit, s’en fout et continue à lire…
      Mais Tasmant a réellement fait tout les chantiers.
      Il s’est caricaturé chez toi et ailleurs…
      Et Tasmant adore la caricature et la réalité.

      Et la réalité de la douleur absolue sur le corps et la morale, jusqu’à la mort, Tasmant connait. Comme tous les pauvres sur cette planète. C’est son choix à ce con.

      Tasmant a réelement la possibilité de devenir ton patron, Guy, et de te respecter absolument au même niveau que les autres. Avec le même salaire. Pour faire un travail réellement complexe, qu’il faut dix ans de pratique pour pouvoir un minimum maitriser.
      Au bout de dix ans, 2000 €, si tu as de la chance. (beaucoup de chance)

      A part ça, je respecte ta déprime, gros, mais moins que celle du plus paumé de mes apprenti.

      ;)

    • tasmant dit :

      Et Tasmant ne réclame pas de baisse d’Impots, blabla…
      Tasmant pense que Gandhi a lu Voltairine de Cleyre.
      Et que c’est quand même pas compliqué, Diogène.
      Et que c’est complètement crétin, , Platon, vu par Aristote.

      Et que tout le monde s’aligne devant les Ch’ti contre les Marseillais pour pas entendre la simplicité de Lao Tseu. Et que la niaiserie de confucius se retrouve dans toutes les monothéismes.
      C’est mignon comme du Marion Maréchal La Peine!

      Et zut!

    • tasmant dit :

      Nan, sérieux, Guy, l’action directe de Voltairine, appliqué par Gandhi, même si c’est pas vrai, c’est une hypothèse qui a la classe!
      C’est mieux que les débilités nationaliste de Chevènement-Lordon-Mélenchon, merde!
      J’ai au moins trente bouquins à écrire là dessus, mais j’en ai rien à carrer.
      J’écris mes histoires.
      :)

    • tasmant dit :

      Et surtout, réfléchi bien à ce que peut être la déprime du plus paumé de mes apprentis, dont le père avait 17 ans et la mère 16, au moment de sa conception. Il avait 14 ans, quand je l’ai eu. J’ai été une vraie merde, avec lui. J’étais son chef, je lui ai imposer de bosser bien, à la dure.
      Maintenant, je pense qu’il vote FN, un peu à cause de moi.
      Il était totalement chiant et insupportable, et il avait ses raisons.
      Je suis à peu près sur que c’est un mauvais ouvrier et que j’en suis en partie responsable.
      J’assume.
      Et c’est moche.
      Mais c’est comme ça.
      Et je regrette, mais je déprime pas pour ça.

    • tasmant dit :

      Parce que le système que j’ai accepté m’a fabriqué tel quel et que j’ai jamais eu le moindre choix.

    • tasmant dit :

      Et là, j’ai besoin de quarante bouquins, pour te raconter pourquoi ça, mais je vais continuer à écrire autre chose.

    • Eric Perrin dit :

      J’ai fait un gros burnout vers 2012, rétrospectivement je me suis aperçu que j’avais des journées de malade et j’ai commencé à m’isoler derrière mon écran (mes écrans avec le smartphone). Alors je me retrouve assez bien dans ce que tu dis Guy et j’essaye de me soigner, et je vais commander ce bouquin, de tout manière je l’attendais depuis un bout de temps puisque tu en parlais :)

    • ervé dit :

      Voilà.
      J’ai lu ton livre, je l’ai dévoré (livre dédicacé vendredi 17 avril, entamé le soir même et fini le dimanche 19 avril)

      Que dire sinon => J’ai refermé le dernier livre de Guy… : https://rasdusol.wordpress.com/2015/04/22/jai-referme-le-dernier-livre-de-guy/

      Pour les non-addict du clic je pose ici, avec l’accord de Guy (libre à lui de virer mon commentaire..)ma “critique”.

      J’ai refermé le dernier livre de Guy…

      GuyJedi-360x360J’ai refermé le dernier livre de Guy.

      J’ai refermé le dernier livre de Guy avec l’envie de le rouvrir aussitôt. Je me suis dit, alors, qu’il me fallait prendre un peu de temps pour une seconde lecture. Trop d’émotions dans ces 400 pages d’un homme qui se raconte. Qui se raconte. Pas qui se « la raconte ».

      Guy se livre. Il couche sur le papier, il manuscrite ces jours, ces mois de perdition, de trop-plein, de trop de trop et de galop. Lui qui étais partout, tout le temps et sans temps-mort à commenter, décortiquer, flinguer, dézinguer, retourner dans tout les sens les travers de nos temps trop médiatiques, il raconte sa chute. Il ose afficher, nu, le « bourreau » qu’il a été pour lui-même et pour les autres, des plus proches aux plus lointain, des plus inconnus aux plus précieux. Il fait le récit d’un homme qui ne comprends pas ce qui lui arrive, qui ne comprend pas pourquoi son corps ne le suit plus. Il a perdu l’équilibre, oublié que souvent le temps n’est que fil, qu’il soit de fer ou de soie et qu’un rien ne l’effile…

      J’ai entendu ici ou là, avant d’avoir le livre entre les mains, et ensuite et encore maintenant que « Vous m’avez manqué – Histoire d’une dépression française » était une sorte de réquisitoire contre Internet, ses réseaux sociaux et ses vilains Trolls, l’hyper-connexion, l’hyper-activité numérique… Ne retenir du dernier livre de Guy que cet angle n’est pas justifié. C’est beaucoup plus profond ce récit. C’est le parcours d’un homme, avec ses failles, avec ses cadavres dans un placard plus grand qu’il ne le pensait, un dingue d’endorphine à la limite d’un Forest Gump courant après une boîte de chocolat qu’il n’ouvrira jamais. A moins que.

      A moins qu’il ne faille que le corps ne s’invite à défaut de l’esprit (le cerveau) à calmer le bonhomme. Et c’est là tout le sujet du livre. Qui es-tu Guy Birenbaum qui donne des leçons à tout le monde ? Qui es-tu Guy Birenbaum, médiatique chroniqueur ? Qui es-tu Guy Birenbaum, homme multi-fonction : journaliste, écrivain, enseignant, éditeur…? Et enfin : Qui es-tu Guy Birenbaum blogueur influent ?

      Tu n’es qu’un homme qui, toujours le regard porté sur l’horizon, ne voyait pas le bord du précipice avec lequel il flirtait. Qui ne voyait pas dans sa course folle l’étrange (étrangle ?) chemin qu’il prenait et où ça le mènerait.

      Tu n’as pas vu venir ta dépression. Voilà tout le sujet de ton livre.

      Et puis tu as trouvé le courage, parce qu’il en faut, de dire tout haut que ça n’allait pas. Tu t’es mis en quête de comprendre (ton obstination naturelle et inconsciente sans doute) ce que ton corps réclamait à ton esprit. Tu as entrepris le chemin qui mène à la guérison. Tu t’es tourné vers ton passé, ton histoire. Tu as compris que l’instant présent était fait de toutes ces choses que l’on sème derrière soi. Tu as pris conscience de ton héritage, surtout. Et tu as fini par l’accepter. Un beau coup de pied au cul aux cadavres dans le placard qui finalement n’est pas aussi grand que ça, meuble dans lequel tu ne te cogneras plus à présent, parce que véloce tu es revenu.

      Ce dernier livre, Guy, est une boussole pour des personnes comme moi qui ont traversé et traversent encore des chaos émotionnels mais qui s’accrochent parce que… parce que ça vaut le coup. Tout simplement.

      J’ai pensé souvent à toi ce dernier dimanche 19 avril, sur les plages de Berck/Mer, le nez dans le ciel à faire voler mon cerf volant et regarder mes gamines jouer dans le sable, le temps* d’une journée loin de ma banlieue parisienne. Je t’ai imaginé à Trouville, en famille aussi, à cogiter ton prochain sujet pour l’ »Autre Info » à venir… J’ai fini ton dernier livre sur la route du retour et, avant de le refermer, je suis revenu sur ta dédicace en date du Vendredi 17 avril et j’ai dit à Claire, le femme qui m’a sauvé la vie : « il faut vraiment que tu lises le livre de Guy, il y a beaucoup de moi dedans… »

      Pour finir : maintenant je sais Guy. Tu es un résistant qui porte bien son prénom**.

      * Le temps, celui retrouvé, celui perdu…

      ** Je n’ai pas voulu m’attarder (le lecteur le découvrira) sur les raisons de ton prénom, bien que je les trouve terriblement magnifiques.

    • Elie Arié dit :

      C’est une erreur que de voir dans l’hyperactivité une cause des dépressions; celles-ci sont bien plus fréquentes (ainsi que les suicides) chez les retraités peu actifs et isolés .
      Il ne semble pas non plus que la psychanalyse soit ‘une gade utilité dans les dépressions graves ( les vraies).

    • tasmant dit :

      @Eric Perrin
      Je te lisais beaucoup sur rue 89. Mon Ginko (celui de mon grand père) a pris une putain de cure de jouvence, grâce à toi, parce que j’ai flingué le frêne et l’érable, qui lui faisaient de l’ombre. Idéfix, il aime pas, mais moi, j’aime mon Ginko. Et toi, je t’aime bien.

      Burnout, c’est de la merde, selon la tête au carré de France Inter…
      J’ai bossé 16 heure sur 24, sur des chantiers à haut risque, quand j’étais jeune, j’ai tapé des semaines de 64-72 heures, avant la trentaine. Tout allait bien. C’est pas pour ça que les meufs me larguaient, nan, nan…
      (je te cause d’heures de pur chantier à la dure, la gestion du chantier, c’est pas comptabilisable, j’assumais, gratos)
      A l’époque, j’ai juste failli tuer des gens en leur tapant dessus.
      J’assume ça.

      C’est méga cool d’avoir pu regarder mon Ginko pousser, à cette époque là.

      ;)

    • poisson dit :

      @ Elie Arié,
      D’ailleurs le livre et d’autres interviews ne disent-ils pas que c’est un symptôme et non pas le problème, ce trop? Si c’est parfois le signe qu’un individu est en vrac, on ne peut pas en faire une loi générale, ni un truc spécifique de notre époque.
      Se défaire du trop, arrêter de faire le malin, et on sera quitte, ça m’étonnerait que ce soit si simple. L’excès peut témoigner qu’on compense quelque chose, ok. Mais on a droit à l’excès dans la vie.
      Entre “compensation” et “résilience” il y a parfois l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette. Une même plongée, mais, pas le même retour sur investissement!, échec ou réussite vont orienter le discours.
      Faire le tri de ce qui vient de soi et de ce qui serait une souffrance globale de tous (un truc propre à notre époque dont tout le monde est victime) par la psychanalyse ou quoi, peut être utile.
      Personnellement je n’adhère pas trop à ce “on en est tous là”.

    • tasmant dit :

      Elie arié

      “C’est une erreur que de voir dans l’hyperactivité une cause des dépressions; celles-ci sont bien plus fréquentes (ainsi que les suicides) chez les retraités peu actifs et isolés .
      Il ne semble pas non plus que la psychanalyse soit ‘une gade utilité dans les dépressions graves ( les vraies).”

      Ben en fait, Elie, que je vais vous vouvoyez?
      Nan, je vais te causer dans ma langue, traduite en français… En Breton, toi et vous, c’est toujours à toi que je cause.
      Ou je usted le dis en espingouin?
      Je te dis vous, parce que t’as l’air gonflant, avec ton blog, même si je t’aime bien.
      La psychanalyse, elle a fait preuve de son échec relatif ou complet avec ma reum, ma frangine, et 2 des femmes à qui j’ai dis je t’aime et que j’ai trempé ma nouille avec elles. (Nan, je te présente ma reum et ma sista, ton érection, tu va te la mettre au cul, confond pas, mes lovers c’étaient des sex bomb. (genre 15 mecs en train de baver à leur cul)
      Oui, vous avez bien compris, j’étais pas le médecin comme vous, mais j’étais le laveur de vitre, musclé, mais intello.
      Crétin et dangereux.

      Bon, Elie, la Psychanalyse?
      Nan mais sérieux?
      Freud et son taux de réussite?
      Plus que minable…
      Ma mère, ma sœur, des femmes dont je suis tombé amoureux…
      Des échecs complets!
      Seul les médocs font qu’elles sont vivantes.
      Leurs thérapies sont inadaptées.

      Zéro résultats.

      Et ça veut dire énormément de souffrance en plus. Pour elles et leur entourage, dont je fais partie.

      La confession catholique est plus efficace que Freud.
      Manger une feuille de menthe tout les jours est plus efficace que Freud et sa psychothérapie.

      30% de réussite c’est plus qu’une catastrophe, dans ce genre de pathologie, ça veut dire 70 % d’échec total.

      70% qui souffrent plus avec ce qu’ils ont dans leur cerveaux que je pourrais supporter d’un couteau planté dans mon poignet.

      Que j’ai pu supporter tout les jours.

      Et je suis empathique.
      Que dois-je penser des “docteurs” Freudien (dois-je dire des obsédés de Freud?) qui font du fric sur la douleur des femmes que j’aime, des hommes que j’apprécie?

      Qui n’ont qu’un point commun: l’amour de la manipulation!

    • tasmant dit :

      Voila, de quoi me rendre furax…
      Désolé.
      Psychanalyse.
      De la merde.
      Les médoc marchent 3 fois mieux.
      La méditation marche 10 fois mieux http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20150422.OBS7716/depression-la-meditation-est-aussi-efficace-que-les-antidepresseurs.html

      Pourquoi cette méthode de torture débile qui a pourri ma vie, ma famille et mes amour, je dois encore en entendre parler?
      Pourquoi c’est encore légal?

      Merde!

      C’est juste du vol! De l’abus sur personne faible!

      Juste récompensable par la taule, point!

    • tasmant dit :

      Il y a deux pays dans le monde pour dire que c’est une science…
      La France et l’Argentine.
      Je souffre d’être au milieu de victime du culte de cette secte.
      Roudinesco en étant la grande prêtresse.

      (Je déconne, j’y connais rien, je vis juste au milieu, éffaré par l’inefficacité)

    • tasmant dit :

      MERDE
      Mon écriture déraille!
      Je parlerais pas d’un lapsus.
      Je dirais juste qu’il y a un moment, j’en ai marre.

      De mon pédiatre qui s’est suicidé.
      Un Freudien.
      De la meilleure amie de ma mère qui s’est suicidée.
      Une Freudienne.
      De ma soeur qu’on considère depuis longtemps foutue…
      Par des Freudiens.
      (mais qui prend un autre chemin et quelque part, ça va mieux)
      De ce qu’a été l’horreur mentale de cinquante ans de la vie de ma mère.
      Soignée par des Freudiens.

      Ben oui, je veux absolument défaire la rondelle de gran-maman, de papa, je veux buter mon chien, ma reum, et ma grand mère. Et je veux que papy me fasse une pipe
      Je veux me branler sur moise et sur Schopenhauer.

      Nan, en vrai, j’aurais voulu que ma frangine, ma mère, mon ex, elles aient eu une chance de se faire soigner.

      Mais elles ont rencontré du disciple de Freud.

      Et rien de bon n’en est sorti.

      Sauf la satisfaction de leur thérapeute.

    • Albatros dit :

      Un psychanalyste freudien ou lacanien quand la vie du patient, la souffrance, la possibilité d’effondrement présente un risque certains, ne néglige jamais la possibilité d’avoir recours aux médicaments.
      Si ils ne prescrivent pas eux m^mes pour des raisons qui seraient longues à expliquer ici, ils renvoient vers le généraliste ou un psychiatre confrère.
      Je pense à tous ceux que la psychanalyse a sauvé, aidé.
      Ce qui en rien ne nie votre expérience, votre témoignage, mais c’est le votre, et en aucun cas il ne peut s”appliquer aux autres, m^me si Onfray c’est essayé à semer le trouble…
      Il y a dans le soin quel qu’il soit des réussites et des échecs qui tiennent autant à la situation du patient, qu’au praticien qu’il rencontre.

    • Varlin dit :

      Cher Guy,
      Est-ce qu’on n’est pas encore et toujours dans le trop quand il s’agit d’aller faire la promo du bouquin un peu partout et dans les endroits les moins fréquentables ?
      Je dis ça après vous avoir vu chez Michel Field, le gaucho repenti (qui fait du ménage chez Casino : http://www.dailymotion.com/video/xnw6rz_michel-field-le-faux-revolutionnaire-les-nouveaux-chiens-de-garde-realise-par-gilles-balbastre-yanni_people ), auprès de l’histrion inculte Philippe Val ( http://resisteralairdutemps.blogspot.fr/2015/04/la-methode-val-arrogance-caricatures.html ), qui occupait presque tout l’espace.
      J’ai remarqué que vous lui apportiez (un peu) la contradiction, mais de manière très insuffisante à mon goût. mais c’est vrai que mon rêve c’est de lui voir démonter son menton mussolinien à coups de tatane (c’est qu’un fantasme, bien sûr…)

    • Elie Arié dit :

      On ne peut pas entamer ici le vaste débat sur la psychanalyse, qui se veut une démarche rationnelle, mais sur la base d’une théorie non démontrable : il n’y a aucun moyen de distinguer les gens qui vont mieux grâce à la psychanalyse de ceux qui, de toutes façons, iraient spontanément mieux, sans psychanalyse ni aucun autre traitement.

      Vers la fin de sa vie, Freud avait entamé ce débat avec certains de ses élèves “Qu’est-ce qui nous permet d’affirmer que c’est grâce à la psychanalyse que certains de nos malades vont mieux?”

    • Albatros dit :

      Vous venez de commettre un beau lapsus comme “on dit”, cher Elié.
      Mais qui peut savoir la part du rationnel
      dans l’-ire-ationnel et vice vers-“ça”

      Pour Freud tous ne le lise pas comme vous, mais cela vous le savez déjà.
      Et dans ce tous, vu que près d’un siècle c’est écoulé tout comme pour Darwin, il est heureux que des travaux, la recherche, viennent reformuler, réinterpréter, modifier, faire avancer la pensée….c’est vrais pour la psychanalyse, la voiture etc etc, vous ne démarrez plus avec une manivelle, moi non plus et pourtant c’était il y a moins de 40 ans……

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