Rires enregistrés

“Comme les autres”…

On peut faire comme ça…

Ou autrement…

Mon propos n’est pas de comparer ce qui n’a pas lieu de l’être.

Eldin fait du Eldin, à la télévision, dans le Grand Journal.
Je trace mon petit bonhomme de chemin sur une chaîne d’information, à la radio.
Rien à voir…
Si ce n’est, tout de même, et ce n’est pas rien, le face à face avec les mêmes que Eldin.
Tous les jours. Pendant trois minutes.
Du coup, la prestation remarquée de Eldin au Front national peut conduire à se demander s’il se pose la question de sa contribution à une forme de banalisation du Front national.
En fait, c’est à cause de son “comme les autres“, répété à deux reprises, au cours de son sujet.
Non pas que, pour ma part, j’ai d’avantage d’affinités avec ces ‘autres‘ qu’avec les leaders du Front national. Je m’efforce de conserver une distance et une réserve similaires au quotidien.
Je me demande juste si lui, Eldin, a réfléchi, un peu – un minimum, pas plus – à ce que peut signifier son “comme les autres” ; surtout par les temps qui courent ?
Une interrogation que pourrait partager Samuel Gontier de Télérama.
Si jamais je croise Eldin (ce n’est pas prévu, hein), je lui demanderai…
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    RÉCLAMATIONS (10)

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    • Adriano Zagno dit :

      Eldin c’est le Bigard crypté ? Ah, on me dit dans l’oreillette que le Grand Journal n’est pas crypté ? Pourtant, vu leur audience, je me demandais…
      Sérieusement, je suis effondré. Il y a trente ans, lorsque le Front a commencé à cartonner aux élections (en 84 aux européennes puis en 86 aux législatives avec 35 députés), nous nous sommes tous posés la question de savoir s’il fallait leur tendre le micro, au risque de les banaliser. Aujourd’hui, on les inviterait presque à prendre le thé. Enfin, le thé… La Kro, plutôt.
      Marre la banalisation, même sous prétexte d’humour, par ailleurs totalement bidon. Eldin, qu’il vienne vivre dans le Sud, où le Front nat prend les collectivités les unes après les autres. Qu’il vienne ici à Marseille, au quotidien, au lieu de faire le clown (triste) au congrès des autres fachos. Il ne se pose pas la question (et pourtant c’est gros comme le nez au milieu de la figure) de savoir pourquoi ils tiennent congrès ici ? Mais l’autre anorexique qui ne voulait pas lui prêter sa table et qui aime les poilus, elle est à deux doigts de la tomber la région. Alors qu’on continue à banaliser ces fachos et nous, ici, on marchera au pas de l’oie… Si tu croises Eldin, donne lui bien de bonjour de ma part, s’il te plait !

    • Isabelle dit :

      Eldin n’ a aucun message politique et Marine Le Pen fait partie du paysage. Il se moque de tous et les approche grâce aux caméras de Canal plus.
      Je ne pense pas qu’il est la stature suffisante pour faire voter à l’ extrême droite ou ailleurs…
      D’ ailleurs, pour Marine, avec ou sans papa, elle n’ ira pas à l’ Elysée

    • Varlin dit :

      Le pire, c’est qu’Eldin pense réellement qu’il trahit le FN en suggérant ce qu’il est “en vrai”, sous couvert d’humour, de plaisanteries, de second degré…
      Sauf que ça ne marche pas, tout ce qu’on voit, c’est des dirigeants rigolards avec qui ça doit être plus sympa de copiner qu’avec les tristes figures du parti prétendument socialiste ou de l’ex-UMP.

    • crams dit :

      Attention au melon!

    • Thomas dit :

      Bonjour, merci de mettre les pieds dans le plats (avec mesure) concernant C. Eldin, et le malaise que suscite son travail “provocomplaisant” depuis longtemps. Inévitablement, cela devait finir par rencontrer le FN et poser tous ces problèmes de banalisation. D’autant plus que ce chroniqueur est, je trouve, une catastrophe en terme de décrédibilisation de la parole politique quand il s’agit des autres partis… L’ivresse que procure une petite position médiatique d’influence est décidément effarante, même si, et je trouve que c’est le cas de tes chroniques Guy, certains savent s’en tenir à bonne distance. Je me souviens de la maieutique avec laquelle tu as acculé Gilbert Collard, en quelques secondes, a reconnaitre qu’il faisait du clientélisme comme les autres (16 février dernier)… preuve qu’une certaine exigence est possible, encore faut-il le talent nécessaire.

    • As dit :

      Je pense que vous attribuez aux journalistes un pouvoir de suggestion qu’ils ne possèdent plus.
      Toutes ces histoires de banalisation ou de cordon sanitaire autour du F.N n’amènent rien sur le regard que les gens portent sur lui.
      Que les médias aient boycotté ce parti ou qu’ils aient couru après. Qu’on ait méthodiquement dénoncé son programme ou qu’on ait usé d’anathèmes à tort et à travers.
      Rien n’y a fait, ce parti a continué son chemin, s’infiltrant partout.
      Le succès du F.N est proportionnel à la misère sociale et au niveau d’incompétence de nos politiques.
      Rajoutez y une touche de mondialisation bien anxiogène, des flux migratoires non maîtrisés, une élite totalement hors sol et vous aurez les raisons d’un F.N banalisé.
      La “distance” des journalistes face au F.N ne changera rien. Les médias traditionnels ne sont plus prescripteurs. Ils propagent un flux d’informations mais ils ne le maîtrisent plus.
      J’ai opté pour une méthode radicale quand j’entends parler du F.N (en bien ou en mal) : Je coupe systématiquement, comme cela je ne suis pas emmerdée par cette obsession médiatique récurrente sur ce parti et les gens qui le composent.

    • As dit :

      Soit dit en passant, j’ai jamais été fan de la façon de travailler d’Eldin. Qu’il s’agisse du F.N ou pas.

    • Varlin dit :

      As : “Que les médias aient boycotté ce parti ou qu’ils aient couru après. Qu’on ait méthodiquement dénoncé son programme ou qu’on ait usé d’anathèmes à tort et à travers”.
      Je ne suis pas convaincu par l’argument selon lequel “les médias” auraient tout essayé avec le FN.
      Il y a quelque chose qui n’est pas fait, c’est l’explication systématique de ce qu’est profondément le FN, quels que soient ses changements de ligne en matière de politique économique ou étrangère. Changements spectaculaires : hier, par exemple, le FN soutenait la cause palestinienne, aujourd’hui, il défend résolument Israël. Sur le plan économique, le FN était ultra libéral du temps du père de la fausse blonde. Aujourd’hui, il pique dans le programme du Front de gauche (sans jamais défendre les luttes ouvrières, cependant).
      Ce qui reste des fondamentaux du FN, au milieu de ses virevoltes, c’est la xénophobie (et le racisme, quand on gratte un peu).
      Et ça, je ne vois jamais les journalistes l’expliquer. Au contraire, le FN est traité comme un parti comme les autres.

    • Albatros dit :

      Beau billet GB
      Elle ne veut pas comprendre mais ne lachez rien, elle a été déstabilisé ( un peu) et chez elle c’est beaucoup.
      Merci

      ps : je ne commente pas Elsin car je n’ai rien à dire de pertinent sur le vif qui ne soit pas méchant et donc….peu productif

    • Patrice Guyot dit :

      Très jolie chronique Guy, bravo et amitiés Saïgonnaises !

      PG

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