Transparence

“”Internet”” a bon dos (smiley)

Thomas, fidèle ami de l’épicerie, m’a fait passer par mail une contribution qui montre, une fois de plus, comment “”Internet”” a bon dos (smiley)…

(…)

Ce n’est pas grand chose.

Quelques mots qui passent vite, dans une séquence qui a duré moins de deux minutes, hier, dimanche 5 juin, au Grand Jury RTL. Sauf qu’en deux minutes, il s’en dit, des choses. Voilà donc comment, dans la France de 2016, dans ce monde où un épisode chasse l’autre, un ministre, Michel Sapin, bien aidé par les questions déroutantes (pour rester poli !) des journalistes, réussit un beau numéro d’illusionniste : faire oublier un geste insupportable, et lui substituer la légendaire malveillance-des-internets … envers lui-même. Chapeau, l’artiste ! Il faut dire qu’avec un intervieweur qui le qualifie de « victime », et une autre qui lui souhaite, certes ironiquement, du « courage », les conditions pour un grand moment de n’importe quoi étaient réunies. Si vous avez du mal à y croire, il suffit de lire la retranscription de l’échange.

Christophe Jakubyszyn (TF1) : La transparence et l’exigence par rapport aux personnes publiques, elle touche aussi, je pense à l’affaire Baupin, les problèmes de harcèlement au sein de la classe politique. Vous même vous en avez été partiellement victime. Vous trouvez qu’on vous fait un mauvais procès, que l’exigence des Français à l’égard de cette transparence des politiques est excessive ou pas, ou nécessaire?
Michel Sapin : On est hommes et femmes politiques, on est exposés au regard des autres, on l’est dans tout les domaines, il n’y a plus aucun domaine dans lequel il n’y ait pas un commentaire sur tel fait, telle attitude supposée, tel mot éventuellement prononcé, c’est comme ça. C’est la vie
Elisabeth Martichoux (RTL) : C’est la leçon que vous tirez de cette affaire qui vous a effectivement causé… Vous vous êtes excusé auprès d’une journaliste, vous aviez eu un geste déplacé … c’est une leçon ?
M.S. Oui vous voyez immédiatement : ça provoque ce type de commentaire…
E.M. La leçon c’est quoi, l’exemplarité ?
M.S. …Les gens qui vous écoutent se disent, comme dirait l’autre : il n’y a pas fumée sans feu. Non, on est dans un système..
E.M. Non, on pose des questions, Michel Sapin
M.S….où une personne qui veut être malveillante peut partir sur Internet et être malveillante, c’est comme ça.
E.M. Ce n’est pas malveillant, c’est une question, Michel Sapin, elle a choqué!
M.S. Je n’ai pas dit que vous étiez malveillante, je dis que toute personne qui veut être malveillante s’en va sur Internet, lance un truc, une rumeur…
Guillaume Roquette (Le Figaro). Mais vous vous en êtes expliqué d’ailleurs vous même…
E.M. Oui mais bien sûr. La transparence ! J’ai donné tous les éléments d’information, y a aucun problème sur la transparence.
E.M. La leçon c’est quoi : l’exemplarité absolue à laquelle les hommes et les femmes politiques sont..?
M.S. Pas seulement l’exemplarité… c’est le fait que dans le monde d’aujourd’hui, les choses ont évolué, ont bougé, pas seulement dans le respect qu’on doit à telle ou telle catégorie et tout particulièrement de la part des hommes vis à vis des femmes, qui est quelque chose qui devrait exister depuis toute éternité et en tout lieu du globe et pour toute personne. Mais il y a aujourd’hui une exposition généralisée. Si je voulais dire que c’est anormal…

E.M. Vous le regrettez ou c’est comme ça ?
M.S. C’est comme ça… Et donc si on veut être homme ou femme politique, c’est comme ça.
E.M. Il faut le savoir…
M.S. Oui il faut le savoir…
E.M. Bon courage !
M.S. …c’est pas la peine de s’énerver, c’est comme ça. Et on lutte contre cela par la transparence.

Cela se regarde ici (début de l’échange à 15’25”) :


Le Grand Jury de Michel Sapin du 5 juin 2016 par rtl-fr

 

 

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    RÉCLAMATIONS (26)

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    • Gekko Hopman dit :

      Ah voilà: “Internet c’est néfaste parce sue tu peux pu avpir les mains balladeuses sans qu’une gueuse s’en plaigne sur Twitter. On peut plus rien faire à l’heure du political correctnesse.”

    • Isabelle dit :

      Ha la la… LCI qui cherche désespérément la faille chez Michel Sapin et qui ne la trouve pas… C est à ce genre de mesquineries montées en épingle qu’ on sait qu’ on est entré en campagne et qu’ on reconnaît les électeurs de droite.
      MS s est très bien exprimé

    • Thomas dit :

      @Isabelle

      Précisément, LCI ne cherche aucune faille puisqu’il laisse une porte de sortie à MS avant même qu’il ait ouvert la bouche, en le victimisant par anticipation. Avec ça, pas besoin d’être très doué pour s’en sortir…

      Quant à qualifier cela de mesquinerie , comment vous dire… disons que c’est votre choix. Je vous recommande modestement le rapport Le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes du 16 avril 2015 (entre autres nombreuses sources), qui rappelle sans équivoque que le geste incriminé ici est qualifiable sans ambiguïté d’agression sexuelle. Il me parait donc très court de réduire cela à de la stratégie politicienne.

    • Isabelle dit :

      @Thomas
      il me semble que dans le texte MS s est exprimé très clairement sur le respect des femmes. Ce n est pas Denis Baupin. Quand à la fausse condescendance des journalistes, j y vois plutôt une brèche où un autre homme aurait pu s engouffrer. Mais je ne suis que blonde et pauvre femme, je n ai aucune idée du harcèlement sexuel

    • As dit :

      @Isabelle
      Ne vous offusquez pas mais je trouve votre dernière phrase déplacée.
      En quoi le sexe de Thomas l’empêcherait d’appréhender la nuance entre le badinage et le harcèlement?
      Où se situe la tactique politicienne dans le fait de constater qu’entre les paroles de respect et les actes, il existe une réalité qui fait que ce genre d’actes paraissent anodins pour certains?
      Dieu qu’il lui en a fallu du temps pour admettre du bout des lèvres que son geste était plus que déplacé et que le minimum était d’humbles excuses. Personne ne lui a demandé de se flageller ou de s’humilier. Juste d’admettre qu’il s’était comporté comme un idiot.

      Sur l’instant, tout ministre qu’il est, il méritait une bonne gifle ainsi qu’une sobre mais claire explication sur le fait qu’on ne joue pas avec le cul d’une dame sans avoir expressément demandé son consentement.
      Je trouve qu’il s’en est bien sorti.
      Monsieur Sapin est peut-être un homme politique compétent et expérimenté, il n’en reste pas moins un mufle qui flirte avec les limites.
      Ce qui démontre qu’on peut être intelligent, de classe sociale aisée et n’avoir aucune éducation.
      Qu’on soit homme ou femme, ce n’est pas mesquin que de vouloir protéger l’intégrité des femmes et de ne pas les considérer comme des objets qu’on peut tripoter à sa guise.

    • Isabelle dit :

      @As
      Je défis quiconque de tirer sur ma culotte lors d une interview car figurez-vous, quand je m habille, on ne voit pas mon slip… Il n est pas Denis Baupin, c est évident. Quant à moi, j ai perdu mon boulot parce que j ai pris les “galipettes” évoquées par mon chef, au sens propre. Ca n a jamais été clairement formulé mais j ai bien compris que je n était pas assez open.

    • Isabelle dit :

      Peut-être que rien n empêche Thomas de savoir ce qu’ est le harcèlement sexuel mais je lui fait grâce de ses références en la matière.

    • Varlin dit :

      Isabelle : “Je défis quiconque de tirer sur ma culotte lors d une interview car figurez-vous, quand je m habille, on ne voit pas mon slip…”

      Le pire, dans ce genre d’histoires, c’est qu’il n’y a pas que les hommes pour considérer que la victime y est un peu pour quelque chose (elle avait une mini-jupe, et en plus du rouge à lèvres).

    • Isabelle dit :

      @Varlin Si vous appreciez les décolletés très plongeants, les mini jupes et les strings qui dépassent au bureau, c est votre problème. Il me semble que si on veut être considérée sur un plan professionnel, on évite ce genre de tenue. D ailleurs les hommes aussi sont obligés d adopter certains codes pour être considérés. C est tiré par les cheveux depuis le début

    • Isabelle dit :

      Je vais m expliquer clairement. MS et l histoire du slip n ont rien à voir avec les affaires Denis Baupin. Denis Baupin était en mesure de faire pression sur les femmes qu’ il a harcelees. Pas MS. De plus, les faits relatés sont i dépendants de l attitude des victimes. Enfin, Denis Baupin est incapable de compassion pour ses victimes. La preuve est faite qu’ il les considère comme des objets. Pour finir, sachez que si le harcèlement sexuel est proscrit, encore beaucoup d hommes considèrent les femmes sur un plan uniquement sexuel au travail et estiment encore avoir un droit de cuissage

    • Isabelle dit :

      En plus, les médias font un foin la dessus en limitant le phénomène aux hommes politiques alors que ça fait malheureusement parti du quotidien de beaucoup de femmes anonymes. La presse qui parle de la presse. La télé qui fait de la télé sur la télé. Eh oh ! Coucou

    • Isabelle dit :

      Un dernier pour la route. Certaines femmes aiment être considérées comme des objets. Nous sommes beaucoup de femmes à le déplorer aussi

    • sacha du 16 dit :

      @Isabelle

      J’ai plusieurs collègues femmes, souvent apprêtées, en jupe ou pantalon moulant et j’avoue que je trouve cela très agréable.

      Jamais je ne fais de réflexions graveleuses ou n’ai de gestes déplacés, mais j’ai déjà exprimé le plaisir que j’avais à travailler parmi elles.

      On en plaisante parfois même…

      Au final, elle aiment qu’on leur dise qu’elles sont belles.

    • eden dit :

      “Denis Baupin était en mesure de faire pression sur les femmes qu’ il a harcelees. Pas MS.”
      Oui. Heureusement pour elles…

    • Isabelle dit :

      Je ne sais pas si vous êtes au courant Guy Birenbaum mais tous les jours je savoure le bonheur d être insignifiante et donc libre de dire la vérité, sans être obligé de me soumettre à une blonde à lunettes dont une grosse majorité de Français ne veulent plus entendre parler. Peut-être que ce message me coûtera l accès à ce blog. Tant pis. J ai la nausée

    • Isabelle dit :

      C est un projet depresseur à elle toute seule à sa façon de ramener sa fraise du style “j entuber tous les français”

    • Isabelle dit :

      Un pro-depresseur

    • Guy dit :

      Une blonde à lunettes ? Je ne sais pas de quoi, ni de qui vous parlez. Désolé. Par ailleurs, je ne vois pas pourquoi ce message assez incompréhensible et dénué d’intérêt vous coûterait l’accès à ce blog. Bref, je ne comprends pas de quoi vous parlez. Du tout.

    • Isabelle dit :

      Pfff….

    • Isabelle dit :

      Mais si. Une femme intempestive, despotique, malhonnête et corrompue

    • Al Ceste dit :

      Sapin est comme tous les personnages politiques : ilsait se tirer de tous embarras possible et imaginable (et surtout, réel). Surtout s’il y est aidé par des porte-coton avec micro.

    • Sacha du 16 dit :

      C’est les vacances du coup ?

    • Isabelle dit :

      Toujours fâché pour un malheureux message de 2 lignes sur Ségolène Royale ?

    • sacha du 16 dit :

      Bonjour Guy,

      Lundi c’est la rentrée. Donnerez-vous signe de vie ?

      J’ai lu votre livre et j’ai bien compris votre position, mais passer de ‘tout’ à ‘rien’, c’est peut être dommage.

      Surtout pour les clients qui avaient l’habitude de venir dans l’épicerie pour y trouver un souffle frais, un angle décalé, un petit air de Mc Cartney…

      Et puis n’oubliez pas cette histoire de blonde à lunette, qui n’est pas soldée… En même temps, virer Isabelle pour ça, ce serait un peu dur.

      Pour frimer un peu, je vais finir en anglais : are you alive ?

    • Phildepalma dit :

      Un peu comme une obsolescence, un air de déjà vécu ou même, de cette usure de la passion et du désir par économie sur une vie qui semble maintenant trop consommatrice de la peur de perdre une chance dans un ancien rêve d`être à l’endroit, uniquement l’endroit. je pense que l’âge actuel est un inconscient collectif redoutable.

    • Salomon dit :

      Sur l’instant, tout ministre qu’il est, il méritait une bonne gifle ainsi qu’une sobre mais claire explication sur le fait qu’on ne joue pas avec le cul d’une dame sans avoir expressément demandé son consentement.
      Je trouve qu’il s’en est bien sorti.

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