Ten Years After

Hasta La Vista Baby

Le 16 février 2009 était un lundi.

Je n’avais aucun souvenir de ce tweet accueillant.

C’est une internaute sympa qui me l’a remonté, il y a quelques jours.

Qu’elle en soit remerciée.

Depuis quelques jours, grâce à des témoignages aussi courageux qu’incroyables, je sais désormais à quoi m’en tenir à propos de quelques jeunes gens « modernes » que j’ai croisés sur le web, cités, invités dans des émissions, promus à l’antenne dans des chroniques parfois, et avec qui j’ai échangé, notamment en privé, pendant ces dix ans.

J’ai appris que, pendant une partie de ces dix années, ceux-là même qui me passaient la main dans le dos et leurs amis m’ont ridiculisé en ligne et en ligue ; parfois de manière juste désagréable ou injuste. Mais, les plus odieux d’entre-eux m’ont pourri avec méthode, perversité, abjection même. Et quand je découvre ce qu’ils ont fait à tant d’autres, je suis fou de rage.

La plupart des saloperies dédiées à mon « œuvre » (vidéos crapoteuses, montages dégueulasses, captures d’écran ricanantes, moqueries, injures, insultes, vacheries) ont été effacées ces derniers jours par les plus couards de la ligue des lâches.

Mais, après quelques heures de sidération, de nombreux souvenirs sont remontés à la surface.

Alors, j’ai écrit, en privé, mon mépris, ma colère, ma fureur même, à la plupart de ceux que je connais de près ou de loin.

Aucune de leurs excuses ne me touche.

Surtout, je ne les accepte pas.

Je ne respecte pas davantage les regrets de ceux qui m’expliquent, en une phrase lapidaire ou longuement, de manière parfois presque touchante, qu’ils se sont fourvoyés, certes, mais qu’ils se sont contentés de ne pas approuver leurs amis, de regarder ailleurs ou même, de temps en temps, de leur demander d’arrêter. Et qu’ils s’en veulent terriblement aujourd’hui de leur silence. C’est insuffisant pour me convaincre.

Je goûte encore moins les remords publics de ceux dont j’ignorais totalement qu’ils voyaient un intérêt à m’atteindre et me blesser.

Il y a aussi des silences qui m’étonnent. Mais ils ne regardent que ceux qui se taisent et moi.

Ceux qui me lisent depuis tant d’années savent que j’ai toujours eu le goût des dates, des anniversaires, des symboles même.

Ce fut même malheureusement pathologique tant sur ce blog, j’ai trop souffert d’avoir remonté le fil des années.

Mais, on ne se refait pas complètement.

J’aime toujours les comptes ronds.

Les histoires que l’on boucle et les portes que l’on ferme.

C’est donc ici, dans cette épicerie familiale, venue du lointain, du temps des blogs, des blogueuses et des blogueurs (je vous salue tous mes vieilles et vieux camarades…) que j’ai décidé d’achever, dix ans après, jour pour jour, la partie publique de cette si médiocre et pathétique histoire.

 

 

Post Scriptum : non, l’épicerie ne ferme pas ! Ce que j’achève, dix ans après, c’est la partie publique de l’histoire avec ces ligués.

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