bachelor

Mille Neuf Cent Soixante Dix Huit

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C’était un matin… Où une fin de matinée peut-être. 
Je me revois partir de la maison, 86 rue de Sèvres (dans le VIIème arrondissement de Paris).
Nous habitions un grand appartement « Loi de 48 », au coin du métro Duroc. Cette trouvaille de mes parents m’avait mêlé très jeune à des enfants d’un tout autre niveau social que le notre. C’est comme cela que je m’étais notamment retrouvé au lycée Victor-Duruy (deuxième génération de garçons) avec la fille d’un ancien boss du SDECE, dans ma classe de 6 ème !

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a routine day

La fête de l’école

Hier en fin d’après midi, figurez-vous que c’était la “fête de l’école”. À partir d’ici, j’avertis ceux qui n’aiment pas les mômes qui dégueulent leur goûter en hurlant petites filles en robes à fleurs et les petits garçons en panta-courts. Filez ailleurs ! Ce qui suit n’est pas pour vous ! La “fête de l’école” ! La même semaine que la “fête des voisins !”. Trop de chance ! Vous imaginez ma joie, mon extase, mon bonheur sans égal ? Bon, je ne vais quand même pas rejouer le numéro du misanthrope. Là, ça concerne quand même Junior 1 ! On se regroupe et on y va sans rechigner, sinon dans quinze ans ça pourrait me coûter bonbon en psy.

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carbonara

Voisin-Voisine

J’ai des sujets graves de préoccupation dans ma vie de tous les jours. Hier soir, c’était la “fête des voisins”. Je ne connais rien de plus con que cette “fête des voisins”. Je déteste les fêtes. Et je n’aime pas les voisins. Ni ici. Ni ailleurs.

Depuis que cette daube existe, je n’ai jamais eu la moindre envie de quitter mon logis pour manger 5 chips dégueulasses et 3 cacahuètes, suivis de spaghettis à la carbonara réchauffées, mal assis sur des chaises pliantes, à hauteur de caniveau.

Ja-Mais.

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Art & Essai

La cassette Chirac

voyage

Tranches de vies

9h20, vendredi dernier. Je suis en avance chez Agnès. Il pleut et il fait froid. 4° dit l’ordinateur de la voiture. Je suis venu la chercher. Agnès, une amie, éducatrice à la Protection Judiciaire de la Jeunesse, m’a demandé, il y a quelques semaines si je suis d’accord pour venir parler avec « ses mômes ». Profil des dits mômes, mineurs, délinquants, parfois récidivistes et pas en prison « grâce » à leur minorité (certains auraient quand-même tâté de la tôle, d’après Agnès).

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Bistrot

Moi, j’essuie les verres, au fond du café…

boules

Ça sent le sapin

C’est une miniscule histoire. Anodine. Mais enrichissante.

Dimanche. Fin de matinée. Achat du sapin dans une grande enseigne de Vanves.

J’avise une des responsables à l’entrée du magasin puisque les sapins sont dehors. Pas besoin de faire le tour de la grande surface. Je veux juste acheter un sapin.

Sourire commercial : “Mais vous allez faire toutes vos courses d’abord monsieur. Vous n’allez pas acheter que ça. Il faut consommer plus”. J’étais avec ma plus grande fille (5 ans), imaginez juste un instant que – par exemple – je n’ai pas eu les moyens d’acheter autre chose…

Plutôt froid, je lui ai donc répondu que non, je n’allais pas “consommer davantage” et que j’ignorais, surtout, que le ministère des finances avait placé ses employés dans les grandes surfaces à la veille de noël pour nous inciter à faire plus de courses. Rire gêné.

J’ai payé mon sapin (14 euros 90), mes journaux (un JDD, un Parisien) et nous sommes partis.

Je n’en suis toujours pas revenu(s).

précaires

Lettre morte

Depuis quelques semaines, je me demande qui sont les blogueurs qui m’entourent et qui laissent une adresse en lien dans leur signature. J’en ai visité de nombreux, apprécié certains d’entre eux et du coup, j’ai eu envie d’en croiser quelques-uns dans la vraie vie. Et là, ces quelques rencontres m’ont, parfois, fait toucher du doigt des situations de détresse absolument incroyables. Au moment où la précarité éclate à la tête de tous les politiques dans notre pays, j’avais totalement sous-estimé une évidence. Les blogs sont aussi, évidemment, pour beaucoup, animés par de vrais précaires.

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