Ça sent le sapin

boules

C’est une miniscule histoire. Anodine. Mais enrichissante.

Dimanche. Fin de matinée. Achat du sapin dans une grande enseigne de Vanves.

J’avise une des responsables à l’entrée du magasin puisque les sapins sont dehors. Pas besoin de faire le tour de la grande surface. Je veux juste acheter un sapin.

Sourire commercial : « Mais vous allez faire toutes vos courses d’abord monsieur. Vous n’allez pas acheter que ça. Il faut consommer plus ». J’étais avec ma plus grande fille (5 ans), imaginez juste un instant que – par exemple – je n’ai pas eu les moyens d’acheter autre chose…

Plutôt froid, je lui ai donc répondu que non, je n’allais pas « consommer davantage » et que j’ignorais, surtout, que le ministère des finances avait placé ses employés dans les grandes surfaces à la veille de noël pour nous inciter à faire plus de courses. Rire gêné.

J’ai payé mon sapin (14 euros 90), mes journaux (un JDD, un Parisien) et nous sommes partis.

Je n’en suis toujours pas revenu(s).

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