La chaîne du froid

Glacé

Toi, tu entres là, pour faire tes courses. C’est le magasin dans lequel tu fais tes achats, lorsque tu as besoin que l’on te livre. Lui, c’est celui qui vient chez toi. Pour livrer…

Toi, tu entres là pour faire tes courses. C’est le magasin dans lequel tu fais souvent tes achats, lorsque tu as besoin que l’on te livre. Lui, c’est celui qui vient chez toi. Pour livrer.

(…)

Il est maigre.

Il n’a pas d’âge.

35, 40, 45 ?

Plus ? Moins ?

Il parle très très très doucement.

Là, il est perché sur un escabeau.

Juste en face du rayon des produit frais.

Toi, tu choisis les desserts.

– Bonjour !

Bonjour (ses réponses sont de cette taille, pour que tu imagines le niveau sonore).

– Je crois qu’on va se voir bientôt ! (Tu penses livraison).

J’en ai ras le bol. Je suis fatigué. Pas arrêté depuis des mois. Je travaille trop. Inaudible.

– C’est quand même mieux que ceux qui ne travaillent pas du tout, parce qu’ils sont au chômage.

Non. Pas du tout. Je n’arrête jamais, je n’en peux plus.

Toi, tu viens, enfin, de mettre la main sur les MaronSui’s

– Je te jure qu’il vaut mieux bosser !

Il me reste que le SUICIDE

– Ah bah c’est malin ça ! T’as pas une autre connerie à dire ?

C’est la seule solution. Faut que ça finisse. Ça fait 25 ans que je n’ai pas arrêté. 25 ans. Je n’en peux plus. Inaudible.

– Mais je t’interdis de penser à ça ! Tu es dingue ou quoi ?

Non pas du tout.

– T’es tellement nul que tu vas te rater, de toute façon (tu l’entends mon rire jaune ?).

Non. Non. Je vais pas me rater.

– Maiiiiisssssssssss sssssi (rire de plus en plus jaune)…

Dans mon entourage, y’a plein de gens qui ont réussi. Mon inaudible s’est pendu… Ma inaudible a pris des cachets. Et puis, elle s’est ouvert les veines, dans la baignoire…

Toi, là,  opportunément, tu ne trouves pas du tout les yaourts que tu cherches.

Tu t’enfonces. Le nez dans le rayon. Avec un air pénétré…

– … Elle ne s’est pas ratée du tout… Ils ont réussi tous les deux !

– Mais tu vas arrêter de penser et de dire des trucs pareils ?

– … Seule solutionInaudible.

– Mais ça va pas ta tête !

Et puis… Il n’y aura personne pour me trouver...

– T’es vraiment con.

Là, tu le laisses sur son escabeau.

Tu as fais le plein.

Finis les desserts.

Tu continues tes courses.

Tu fais tout le tour du magasin.

Tu remplis ton caddie.

Concentré.

Tu arrives à la caisse.

– C’est pour une livraison…

La caissière te sourit et l’appelle dans le micro (« … est demandé à la caisse 1, pour une livraison »).

Il remplit les caisses – en plastique bleu – de livraison.

Pendant que tu payes.

Tu as acheté deux produits surgelés, que tu vas prendre avec toi.

Pour qu’ils ne décongèlent pas, pendant le temps de la livraison : la chaîne du froid.

Tu essayes d’ouvrir le sac en plastique transparent que t’as tendu la jolie caissière.

Tu n’y arrives pas.

Tu n’arrives JAMAIS à ouvrir les petits sacs en plastique qu’on donne aux caisses, dans les magasins…

La caissière te démerde l’affaire.

Elle  a vraiment un sourire de Miss France.

– Je pourrai tuer quelqu’un, tellement ça m’énerve de ne jamais arriver à ouvrir ces saletés de sacs…

La caissière se bidonne.

Tu peux commencer par me tuer  moi ? dit une des caisses bleues de livraison.

La caissière n’a pas entendu la caisse bleue qui parle très très très doucement.

Tu ris jaune.

Tu reprends ta carte de crédit.

Tu quittes le magasin.

Tu oublies ton euro dans le caddie.

Tu l’appelles.

Tu lui fais signe de récupérer l’euro, pour lui, de loin.

Il range le caddie et il le prend.

Tu espères que tout le monde lui donne au moins un euro, à chaque livraison.

Tu rentres chez toi.

Tu ranges tout de suite tes deux surgelés, dans la partie congélateur du réfrigérateur.

La chaîne du froid.

Tu te fais un thé.

Tu manges un bout de chocolat.

Tu te mets au travail.

Il sonne, trente cinq minutes après.

Tu ouvres.

Il est sur le seuil.

Il souffle.

Il a, comme toujours, monté beaucoup trop de paquets à la fois.

Il les pose dans l’entrée.

Tu ne dis rien.

Tu commences à ranger tes courses.

Tu n’as qu’une idée en tête. Mettre rapidement les nombreux produit frais dans le réfrigérateur.

– Au revoir. Merci !

– Salut…

C’est important la chaîne du froid.

37 Commentaires

  1. Merci Guy !
    Vous avez tout à fait raison, malheureusement.

  2. Oula la chonchon, je peux pas porter mes courses tout seul…

    D’un autre coté, ça fait bosser du monde.

  3. J’ai l’impression de ne pas tout comprendre : parce que je suis très fatiguée par une courte nuit ou parce que dans ma province reculée, on ne se fait pas livrer ses courses comme ça ?

  4. ?????? Je viens de m’entretenir de la même chose, strictement la même chose, suicide en moins, 43 heures payées 35, six heures du matin au boulot pour décharger les camions, remplissage des rayons, nettoyage du magasin, servir à la caisse, remplir les rayons, même le dimanche matin? Tous, même le 8 mai. Dans ces magasin ce que l’on achète en tout premier ce sont la fatigue, extrême, et le désespoir finalisé.
    Alors je ne me fournis plus dans ces magasins.
    Et je meure. Ou plutôt trépasse.
    Je ne dispose d’aucun autre magasin. Tous sont gérés avec cette même haine. Parce que cela n’est que de la haine, taper dans la gueule des précarisés, sous classe des sous-hommes, afin que le manager, puisse être plus haut sans changer de niveau.
    Et cela, ne s’applique pas qu’à l’épicerie. Ou alors la politique française est une épicerie, et les journalistes des managers.

  5. la seule chose que nous pouvons faire, Guy l’a faite, accompagner par ce billet. N’arrange rien, en principe, ne dédouane personne, fait que l’indifférence ne les baigne pas

  6. J’ai mal. J’espère un jour avoir trop mal.

  7. Je ne pensais pas qu’il était possible d’écrire une aussi immense connerie sacha du 16… Mais apparemment si puisque capi parle de la même chose.

  8. « la seule chose que nous pouvons faire […] », ça me révolte un peu.
    juste un peu, hein !
    bien entendu, la lutte sociale ne peut passer que par les blogs des bourgeois ?
    désolé, Guy, pour le « blog de bourgeois ». ça n’enlève rien au travail que vous faîtes, et que j’apprécie.

  9. La semaine dernière à Rennes:
    Une amie en pleurs – en bossant 20h00, elle perd les bénefs du RSA…
    Un jeune gars au comptoir lit « charlie Hebdo »- va perdre ses droits – « j’ai les stigmates, j’ai fait des tours en HP » – stigmates ? – « je suis stigmatisé » …
    Grève des chômeurs …
    Reportage sur l’accompagnement scolaire dans les quartiers…
    Baisse des températures.

  10. J’apprécie la courtoisie de la réponse…

  11. 1 euro, wahouah, votre narrateur est large et dispendieux avec ses pourboires.
    A ce pourcentage là, il vaut mieux être serveur à NYC.

    Charles.

  12. Il va falloir que quelques uns atterrissent ici.
    Je suis chez moi.
    Je ne suis pas courtois, quand on est incorrect.
    J’écris. Je raconte.
    Je donne. Je passe.
    Je ne prends rien à personne.
    Et, surtout, je ne vous demande rien.
    Donc, ne comptez pas sur moi pour accepter des commentaires désobligeants sans réagir.
    Tu me cherches ?
    Bah, tu me cherches !
    L’hypocrisie, moi, je l’ai perdue en même temps que l’innocence…

    A-B-E-S

  13. @ Paul Virtuel. Je ne suis pas l’auteur de « la seule chose que nous pouvons faire ». Et ce que j’ai à faire, je le fais.

  14. Beau billet.
    Commentaires affligeants.
    C’est triste.

  15. C’est bien. Je suis chez vous, je m’incline.

    Je vous conteste juste le droit de dire que j’ai été incorrect. On peut faire preuve d’autoritarisme (s’afirmer,montrer qu’on en a une grosse) mais on ne peut pas détourner des propos, et les faire passer pour ce qu’ils ne sont pas.

    Je ne vous importunerai plus.

  16. Caddie® (c’est une marque déposée ; ils ont la propriété industrielle chatouilleuse, chez Caddie® – alt0174 pour le ‘®’). Ils ont de bons macarons chez Picard Surgelés.

  17. @Affligeant : c’est en effet une marque déposée, mais ce billet est une œuvre littéraire (ben, si). On n’est pas dans un article de la Tribune… 🙂

    Moi je trouve que c’est un très beau billet. Qui en dit beaucoup entre les lignes, et qui a la délicatesse de ne pas appuyer les effets.

  18. Les caisses bleues, le rire jaune… des couleurs froides ?
    Vraiment un très joli texte…

  19. Vous ne m’importunez pas. Vous vous importunez tout seul « Sacha ». Je pensais que vous seriez capable de saisir la nuance tout seul.

  20. Chez Picard à Castres (Tarn – 81 c’est très bien.
    1. C’est plutôt cher, mais de grande qualité.
    2. La dame qui approvisionne sans cesse les rayons est sud-américaine (colombienne, bolivienne, péruvienne, je l’ai su mais n’ose pas le lui redemander). Je lui dis toujours quelques mots sympa en espagnol (si, si, lo hablo perfectamente).
    3. Pas de livraisons à domicile, donc ça règle le problème.
    Rien à voir avec ce qui précède : j’ai planté les tomates ce matin.

  21. j’en profite aujourd’hui, j’expulse..il y a quelques années de celà je bossais dans une clinique et je voyais souvent un homme lors de ma pause café, on ne parlait pas, il s’asseyait sur le siège en face, il venait voir sa mère hospitalisée..;un jour, alors que nous étions tous les 2, il s’est subitement tourné vers moi, il a eu un mouvement intérieur qui fait que son corps a suivi, le regard qu’il a eu…je me suis dit: il va se suicider, ça m’a traversé l’esprit, puis je me suis retenue de lui parler, de lui dire n’importe quoi parce que dans ces cas_ là le sens des mots on s’en fout, c’est le geste qui compte.
    je n’ai pas eu le geste, 2 jours après il s’est donné la mort..je ne dis pas que si je lui avais parlé celà aurait empêché quoi que ce soit mais celui là, je le porterai en moi comme un remord toute ma vie.
    maintenant je m’écoute et tant pis si j’ai l’air con parce que l’air con ça n’a jamais tué personne.

  22. Panser pour l’Autre…
    penser, écrire pour l’Autre,… celui qui souffre, ne comprends plus rien sinon que cette souffrance n’a plus de sens, qu’elle bloque le désir et le rêve, alors écrire pour l’Autre c’est lui insuffler un peu de l’oxygène non pas celui en trop, dans ce monde il se fait rare, mais celui qui une fois offert ne vous empêche pas de vivre…..L’aider a panser les blessures pour qu’un jour il puisse penser….celui qui prétend faire plus, autrement, ne sais pas que quoi il parle…la conscience ne passe pas par la bonne conscience…Merci GB de de le ramener, le-nous l’instruire au Monde

  23. Après une quatrième relecture de la note (j’avais besoin de comprendre jusqu’à quel point j’avais gaffé sur Twitter), je crois que ce qui m’a mis le plus dans le mur c’est le fait de ne pas avoir compris la nature exacte de cette note surtout en confrontation avec les précédentes postées sur le blog.

    À la première lecture, je n’ai vraiment pas compris s’il s’agissait d’un témoignage stylisé, le ton n’était pas celui de tes chroniques habituelles, ou d’un récit plus libre ou « imaginé ».

    En lisant les commentaires, j’ai le sentiment que tout le monde n’a pas perçu le texte de la même façon et ne sait pas trop où le ranger. En lisant tes commentaires et ton énervement, par contre, je comprends beaucoup mieux la portée de cette note.

  24. Si tu fouilles dans les archives de ce blog et dans celles des précédents (voir tout en bas à droite), tu vas trouver pas mal de textes de cette « nature » Vidberg.

  25. Non bluelight, avoir l’air con ne tue pas.

  26. @ Raymondb

    Vous avez planté des tomates ce matin ? Coeur de boeuf? Marmande ?
    C’est bien de cultiver son jardin…

  27. J’ai du mal à comprendre où peut se situer l’ambiguïté dans ce post. Guy, vous avez eu deux bonnes réactions contextuelles à mon humble avis :
    1. Interagir au supermarché ; pas pire que d’être transparent dans ce genre de job j’imagine.
    2. Raconter l’événement et lui donner un minimum de résonance.
    En suite, ce qui reste c’est la lutte pour l’amélioration des conditions de travail. Ça c’est le domaine de la loi et donc du vote. Nous sommes donc tous responsables et coupables.

    Ceux qui nous sortiront le combat pour le commerce de proximité ont peut être une guerre de retard.

  28. Guy, j’espère que vous vous acquittez d’un peu plus d’un euro pour une livraison, je veux dire en pourboire, pourboire étant devenu pourvivre pour beaucoup.

    Sinon un conseil, achetez les Maronsui’s par deux paquets de quatre au lieu d’un paquet de huit, c’est plus cher en grand paquet, c’est une arnaque mais c’est comme ça. D’ailleurs j’ai cessé d’en acheter, je me suis rabattu sur la crème de marron additionnée de fromage blanc, c’est carrément meilleur.

  29. à Affligeant et à Yann : pas d’accord. La propriété industrielle mérite autant de respect que la propriété littéraire. Si la Littérature fait la grandeur des Nations, l’Industrie fait leur prospérité. Or à Nation prospère, littérature itou. Voyez l’Histoire.

  30. « Ce qui restait après elles n’était pas la vie, qui a toujours raison de la mort naturelle, mais une liste futile de faits terre à terre:
    une pendule qui tictaque au mur, une pièce dans la pénombre de midi et l’indignité d’un être humain qui ne pense qu’à lui.
    Son cerveau s’assoupissant sur tout le reste, mais s’enflammant à des points de douleur précis, blessure personnelle, rêves perdus.
    […]
    Puis la corde jetée par-dessus la poutre, le somnifère tombant dans la paume à la longue ligne de vie trompeuse, la fenêtre ouverte, le gaz libéré, tout ce qu’on voudra.
    Elles nous avaient fait participer à leur folie, parce que nous ne pouvions faire autrement que de revenir sur leurs pas, repenser leurs pensées, et voir qu’aucun d’eux ne menait à nous.
    […]
    Et nous étions obligés de nous salir le museau dans leurs dernières traces, de marques de boue sur le sol, de malles repoussées sous elles, nous étions obligés de respirer pour toujours l’air des pièces dans lesquelles elles s’étaient tuées.
    A la fin, leur âge, ou le fait qu’elles soient des filles, n’importait pas, mais seulement que nous les avions aimées, et qu’elles ne nous entendent toujours pas, ici dans notre cabane dans l’arbre, avec nos ventres dégarnis et nos ventres mous, tandis que nous les appelons à sortir de ces pièces où elles sont entrées afin d’être éternellement seules, seules dans le suicide, qui est plus profond que la mort, et où nois ne trouverons jamais les éléments pour les reconstituer.

    The Virgin Suicides de Jeffrey Eugenides

  31. Un tabou dans les grands hôtels, cette fameuse chaîne du froid, de mes yeux vus jamais respectée par les innombrables petites mains qui d’ailleurs ne se lavent pas les mains en sortant des toilettes. Bref, les fameuses crevettes sauvages sauce truc muche sont pour les Russes ivres, les directeurs d’hôtels se font servir une assiette de pâtes au beurre qu’ils dégustent avec gourmandise.

  32. Ces désespérés qui se sont donnés la mort balisent assurément notre vie de manière certes invisible et souvent indicible. Dans ce village des Pyrénées, depuis le toit de l’hôtel s’est précipité le meilleur des camarades, le plus prometteur des ailiers de l’équipe locale de Rugby de déception amoureuse et dans ce bar de la rue basse s’est tiré une balle dans la tête ce jeune patron qui n’imaginait pas que les huissiers de l’Urssaf viendrait ponctuer la fin de partie des noctambules.
    En quittant le bourg, on passe devant la maison du pendu qui le restera à jamais sous ce nom car nul ne connaissait cet étranger qui semble n’avoir loué la maison que dans cette seule intention.

    Quand on en parle, rarement, mais en parler c’est aussi prouver que l’on appartient vraiment à la communauté villageoise, que l’on partage un peu du fardeau, on conclu généralement par « On ne pouvait pas deviner ».

  33. Mais la glace brûle aussi…. Amitiés aux livreurs.

  34. Je crois que certains lecteurs ne connaissent pas bien Guy (dites-moi si je me trompe). Je pense que ce joli texte exprime simplement l’impuissance de Guy qui va faire ses courses et tombe sur la détresse d’un homme. Parce qu’il est gentil, Guy.

    Moi au-delà de cette impuissance, je vois un paradoxe dans le titre : une chaîne n’est pas froide. Une chaîne implique la participation de plusieurs personnes de bonne volonté qui s’entendent pour créer la chaîne. Guy a besoin d’aide quand il fait ses courses et finalement, il donne du travail à des personnes qui en ont besoin aussi. Ce texte est un hommage pour ce livreur anonyme (qui a trouvé Guy assez sympathique pour lui « livrer » une partie de sa vie). Et c’est ici que se termine « la chaîne ».

    je suis convaincue que les liens sociaux qui se tissent dans les relations de services, de travail, au quotidien, que l’on pense anodines, sont en fait pour beaucoup primordiale et propage aussi de la chaleur humaine…

  35. I guess that to get the mortgage loans from banks you ought to have a great reason. Nevertheless, once I’ve received a sba loan, because I wanted to buy a house.

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8 Mai, 2010

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