Chassés

Grève

Je n’ai strictement rien à ajouter à cette « une » de Libération

Je n’ai strictement rien à ajouter à cette « une » de Libération

(…)

40 Commentaires

  1. Le bouton était sur on depuis 45 ans.
    Il va passer sur of.
    Dommage.

  2. On voudrait que je boycotte France Inter qu’on ne s’y prendrait pas autrement….

  3. Une vraie boucherie à France Inter.
    Pour la rentrée on aura Le Silence des fayots avec HanniVal Lecter…
    😉

  4. HanniVal Lecter….Ahaaaa
    Joli….Sauf que Lecter n’était pas du genre à chercher à obtenir un rond de serviette à l’Elysée. A moins d’un dîner tête de veau ou cervelle d’agneau….

  5. Faut pas s’étonner, Jean-Luc il est Docteur Hees lettres… recommandées.
    😉

  6. France Inter, c’est du service public, donc à nous.
    On est en droit de demander le renvoi de Hees et Val, non ?

  7. Phil, tu convoites la tranche de 7h55 ???? 🙂

  8. fidèle de France inter et notamment de sa pastille humour lors de la matinale, je vais perdre 5 minute de sourire quotidien. Il est vrai que les « humeurs » de guillon et porte ne m ont pas toujours fait rire mais n est ce pas le risque de l exercice ? Un bloggeur ce matin parle de décision courageuse au principe que la liberté d’ expression est encadrée par les lois républicaines. MaisT’Yui sommes nous
    pour juger et définir normativement ce qu est l humour, ceux qui norment, malgré la tentation ce sont garde de le faire. Alors, évidemment un patron de média peut choisir sacligne éditoriale et donc ses programmes et collaborateurs mais la franchement la méthode est détestable et méprisable.

  9. Au fait, y a pas un Jean-Luc dans la famille Sarkozy ?

  10. La lamentable histoire de l’équipe de France, le misérable renvoi de Guillon et Porte ( c’est vraiment une honte ). Et comme ça on parle peu du vrai, énorme scandale de monsieur Woerth.

  11. c’est vrai, c’est absolument ignoble; Porte et Guillon ont le droit de rester jusqu’à la fin de leur carrière sur Inter, quelque soit la qualité de leur travail (qui va faire de la pub gratos pour leur one man maintenant…).
    Il y a au moins 50 blogueurs qui l’écrivent, c’est dire si la France entière est derrière eux…
    D’ailleurs on devrait supprimer les postes de direction à Radio France puisque la majorité des penseurs du web écrivent « Inter est à nous, c’est à nous de décider »; ce serait plus simple non ?
    mais là, on le sait, la république est en danger; au moins autant que lorsque l’émission de Mermet est passée de 17h à 15h (ou du départ de gb de Rire et Chansons), c’est dire…

  12. J’en reviens pas.
    Estrosi et Roger-Petit à l’unisson pour le départ des humoristes de France Inter.
    L’alliance du motodidacte et du cathodidacte…

  13. Quelle histoire ! Quel drame !

    On censure Guillon ! On censure Porte ! On censure l’humour !

    Ne peut-on pas réfléchir un tout petit peu et se dire qu’il existe une place pour l’humour et une place pour l’interview politique et que le problème n’est ni Guillon, ni Porte, mais d’avoir placé l’humour et l’interview politique si près l’un de l’autre qu’on venait à les confondre, que cet humour devenait trop sérieux et ces interviews trop humoristiques pour que cela fonctionne ?

    Ne peut-on pas juste conclure que France Inter s’est livré pendant ces quelques années à un mélange des genres simplement impossible dont Hees a pris conscience et à quoi il a décidé de mettre un terme ?

  14. Le mal vient de plus loin. Si, dans toutes les tranches matinales, sur RTL, Inter ou Europe 1, les journalistes politiques préparaient leurs interviews, s’ils ne laissaient pas les invités politiques s’en tirer par des pirouettes indignes, s’il faisaient leur métier, en un mot, les humoristes n’auraient plus leur place. A 7h55, Porte, Guillon et Morel disaient tout haut mais en décalé ce que les journalistes de la rédaction aurait dû exprimer à intelligible voix. Le vrai raté est là.

  15. bien vu, Joseph
    Pendant ce temps-là, Woerth court toujours.

  16. Je ne dis pas que les humoristes n’ont pas leur place sur France Inter.

    Je dis que la place de l’humour ne peut être aussi proche de celle du sérieux politique parce que cela fait exactement deux victimes : l’humour et la politique.

    L’humour est effectivement un discours décalé et ce décalage doit aussi et clairement être concrétisé à la fois temporellement et spatialement. C’est ce décalage temporel et spatial qui n’a pas été respecté et le résultat que nous connaissons aujourd’hui est directement lié à ce non-respect, et totalement indépendant des personnes, qu’elles se nomment Guillon, Porte ou Hees.

    Et votre réponse, Joseph G, vient en fait confirmer ce que je dis car si les humoristes viennent dire tout haut ce que des journalistes n’expriment pas, où se situe en vérité ce décalage humoristique puisqu’en gros, vous venez nous dire que les humoristes seraient des journalistes plus sérieux que les journalistes eux-mêmes ? Que reste-t-il de l’humour, de sa spécificité, de son utilité, de son rôle, de son essence même dans ce terrible constat que vous faites ?

  17. Je me souviens ici même « certains » il y a quelques mois plaignaient ce « pauvre Zemmou »r qui était selon eux « grande victime de la bien pensance » et accessoirement « souffre douleur » après qu’on l’ait pris en flagrant délit de propos racistes (comme d’hab chez Zemmour).

    Au bilan de l’affaire Zemmour, pour avoir tenu des propos racistes, le chroniqueur (qui s’est à peine pris un blâme) est aujourd’hui reconduit sur France 2 (chaine publique payé par votre redevance) et toujours grand roi au Figaro et sur RTL.

    A l’inverse, pour avoir fait de l’humour satyrique, Porte et Guillon sont virés et perdent leur boulot…

    a part ça, ce pauvre Zemmour est « victime »… ???

    Je disais à l’époque qu’il était tout au contraire bien bien protégé et bien bien privilégié. Je constate que je n’ai pas eu tord d’avancer ça.

    Ainsi donc, tirez la leçon de tout ces « affaires » chers futurs chroniqueurs (je m’adresse ici au gamins de 18 ans) : à l’avenir soyez racistes, sexistes et accessoirement xénophobes.

    Comme Zemmour et Finkielraut.

    Il n’y a que comme ça que vous aurez des chances de rester à l’antenne de France télé ou de France culture ou Radio France et RTL.

    Oubliez la satyre politique de centre gauche.

    ceux là finissent au cachot.

  18. Je veux simplement dire ceci : les humoristes sont en l’espèce (et ils ne l’ignoraient pas, d’où leurs outrances pour sortir de ce carcan) les fous du roi. Le fou du roi, c’est celui qui peut asséner des vérités profondes au monarque, celles que personne n’oserait lui dire en face. Mais il est fou. Le roi peut rire. Tous peuvent rire avec lui. On passe à autre chose, puisque ce qui est dit n’est plus à faire…
    J’ai souvent entendu, dans des chroniques de Didier Porte plus que dans celles de Stéphane Guillon, poser des questions que j’aurai aimé entendre les journalistes, N. Demorand en tête, poser aux invités de la matinale. Elles l’avaient été, de manière caricaturale, avant, par Porte, Guillon et Morel. On pouvait donc s’en dispenser.
    Le plus drôle reste quand même l’attitude de Philippe Val, qui a des années durant eu son rond de serviette le vendredi matin dans la tranche d’information, ce qui n’avait alors pas l’air de lui faire souffrir le martyr.
    Je pense que c’est bel et bien le journalisme qui est en cause. Hasard ou pas, Didier Porte est… journaliste de formation.

  19. D’accord avec Joseph.
    Guillon, Porte et Morel me faisaient rire même quand ils se moquaient de politiques que j’appréciais, car personne n’est parfait et rappeler les erreurs/les défauts permet de ne pas se complaire dans la facilité ou l’autisme.

    Sarkozy est un très bonne exemple de ce que l’on devient quand plus personne n’ose vous dire la vérité (là, je ne parle des trois ci-dessus mais de son entourage)

  20. « Ne peut-on pas juste conclure que France Inter s’est livré pendant ces quelques années à un mélange des genres simplement impossible dont Hees a pris conscience et à quoi il a décidé de mettre un terme ? »

    =====

    Franade, vous dites vraiment n’importe quoi. Et c’est super grave.

    Vous connaissez la France ?
    Et son Histoire culturelle ?
    Apparemment non.

    Sachez qu’en France,l’humour et le journalisme ont toujours coexistés ensemble au sein des rédactions (presse et plume) d’information les plus prestigieuses.

    C’EST MÊME UNE DONNÉE CULTURELLE ESSENTIELLE DE NOTRE PAYS !!

    MON PAUVRE, VOUS NE SAVIEZ MÊME PAS ÇA ?
    Vous sortez d’où ?

    De quel trou du Q je veux dire ?
    De quel obscurantisme puant et merdique ?

    Ouvre vos journaux papiers, mon pauvre ami.
    Relisez votre Histoire de France.

    Faites des recherches dans les archives publiques, elles sont accessibles et toute bonne bibliothèque aura à vous apprendre sur le sujet : tous les journaux D’INFORMATIONS depuis le début de la RÉPUBLIQUE FRANÇAISES FONT COEXISTER AU SEIN DE LEUR RÉDACTION ET DES ARTICLES JOURNALISTIQUES D’INFORMATION ET DES ARTICLES D’HUMEURS OU DE SATYRE POLITIQUE.

    Donc d’humour………

    CE MÉLANGE des genres EST UN GRAND CLASSIQUE HISTORIQUE HÉRITÉS DES LUMIÈRES.
    RIEN QUE ÇA MON CHER « Franade »…

    Vous connaissez « les philosophes » des lumières ?
    Ou bien il faudra aussi vous expliquer ce pan de l’Histoire culturelle française MAJEUR ?

    Daumier vous connaissez ?
    Le dessin satyrique vous connaissez ?
    Les pamphlets satyriques vous connaissez ?

    TOUS les journaux d’info : du Monde à l’Aube, à Libé en passant par le Figaro… On toujours utilisé la satyre dans leur rédaction.

    Cette association information-humour est une spécificité française et aussi la garantie de notre démocratie républicaine.

    La hiérarchie de France Inter en éteignant, censurant la dose d’humour satyre de sa station vient juste de faire un énorme retour en arrière d’essence monarchique.

    Ils ont commis un acte antidémocratique. Et de justifier leur acte de censure en disant que l’humour n’a pas sa place au sein de l’actualité politique, voilà encore plus la preuve de leur ignardise (que vous partagez avec eux) et de leur grave manque politique et culturel. En plus donc de nous prouver qu’ils sont les valets du pouvoir en place, ils font preuve d’un acte anticutlurel majeur.

    Mais Nicolas Sarkozy qui vient de Hongrie et dont le grand père était très attaché à la dictature sanglante (d’ailleurs Sarkozy n’a pas intérêt à revenir en Hongrie, il serait lynché direct) a de qui tenir en fait de principe dictatorial.
    C’est inscrit dans sa famille et dans son sang. Aussi dans le sang que sa famille a fait couler chez les hongrois.

    Sarkozy n’est pas français dans l’âme et ne connait pas absolument nos coutumes républicaines françaises. C’est une âme de dictature paranoïaque qui baigne en lui.
    Et il l’a encore prouvé aujourd’hui en virant ces comiques.

    Savez vous quels sont les pays dans le monde où on interdit le mélange satyre, politique et actualités ?

    CUBA. Corée du Nord. Chine. Rien que ça.

    ACCESSOIREMENT, EN FRANCE, IL N’Y AVAIT QUE SOUS LA MONARCHIE POLITIQUE QU’ON INTERDISAIT LA SATYRE POLITIQUE.
    RIEN QUE ÇA.

    `

  21. Mais oui mais les vérités profondes assénées au monarque sont devenues des « J’encule Sarkozy » ou des « DSK est un obsédé sexuel ». Du fou du roi, ces humoristes sont devenus juste fous, et ils sont devenus fous par la place qu’ils occupaient dans cette matinale.

    Cette place a fait que les auditeurs écoutaient plus les fous du roi que les rois eux-mêmes. Et lorsque les fous du roi sont plus écoutés que les rois, les fous du rois deviennent eux-mêmes des rois.

    C’est à cette perversion indépendante des personnes (j’insiste sur cela car Hees parle de petits tyrans mais c’est bien cette place de trop grande proximité accordée à l’humour par rapport au politique qui crée inévitablement cette petite tyrannie des fous du roi que vous concédez vous-même par vos propos) qu’il fallait mettre d’urgence fin.

  22. Franade, je ne peux que partager le constat de Joseph: a-t-on envisagé un jour de virer Bernard Guetta parce que son analyse était à côté de la plaque ? Ou Nicolas Demorand à cause d’une interview beaucoup trop complaisante ? Or, c’est bien ce que souligne (en creux) cette demande du public pour le commentaire des humoristes sur la vie politique : la timidité, voire le paternalisme du ton journalistique, à l’égard des interviewés ou des auditeurs.

    Alors pourquoi vire-t-on les humoristes ? Parce que leurs traits ont (sous le masque de la caricature) mis en évidence les lacunes des journalistes.
    Ce n’est pas qu’ils soient « plus sérieux que les journalistes eux-mêmes » : ils sont juste devenus un complément indispensable. Effectivement, il n’y avait plus décalage mais collision, ce qui rendait les interventions des humoristes d’autant plus marquantes. Mais l’humour continuait de faire passer ce qui ne passerait plus aujourd’hui : des interviews de pit-bull à la Anne Gaillard par exemple (qui voudrait aller se faire déchiqueter par Anne Gaillard de nos jours ?).

    L’humoriste permet de prendre du recul, ce qui est quasi-impossible à l’interviewer, qui essaie tant bien que mal d’obtenir des vraies réponses à ses questions de la part de la personne en face de lui. L’humoriste est un éditorialiste-bis. La différence, c’est qu’on n’est pas obligé de le prendre au sérieux, de subir ses sentences définitives, de l’écouter comme un curé prononçant son homélie.

    L’humoriste fait appel à notre intelligence plus souvent que l’éditorialiste moderne. Avec lui, on est obligé de prendre du recul, d’entendre d’autres points de vue, de se faire sa propre opinion. Avec l’éditorialiste, non. Un bon éditorialiste (comme un bon philosophe) devrait nous amener à nous poser des question, et non à entendre ses réponses comme fermes et définitives.
    C’est cela qui fait la fabrique du consentement autour, par exemple, du problème des retraites (l’allongement de la durée du travail est jugée « inéluctable » à force de matraquage éditorial).
    Un peu d’humour nous permet de contester des vérités toutes faites et des idées reçues rebattues par les journalistes « conventionnels », souvent sortis du même moule, ou les éditorialistes d’avant le déluge (des Alain Duhamel ou Alexandre Adler) qui nous rabâchent leurs sempiternelles litanies.

    Voilà pourquoi je ne partage pas votre analyse, Franade.

  23. Qu’est-ce que vous nous faites, Badlove ?

    Qu’il existe des journaux satyriques, personne ne le niera !

    La question est : est-ce que France Inter, radio publique, je vous le rappelle, (cela doit signifier quelque chose pour vous, non, l’information en tant que service public ?) doit devenir un Charlie ou un Siné hebdo radiophonique ? Est-ce là son rôle ?

    Vous voulez payer une redevance pour que l’information sur France Inter se limite à des « J’encule Sarkozy » ? Vous pensez que ce genre de journalisme peut fait avancer le débat politique ? Hees pense que non.

    Et je ne lui donne pas tort.

  24. Non, Veig, vous n’avez pas affaire à des analystes mais à des interviewers. L’important n’est pas les questions posées mais ce qui le politique invité et ce qu’il ne dit pas.

    Et vous êtes en droit d’interpréter les silences des politiques tout autant que leurs discours. Mais pour cela, il vous faut du fond, il vous faut de l’interview.

    Bref, j’en ai rien à battre des analyses de Demorand ou de Guetta, je sais, vous savez vous-même analysé un discours politique tout autant qu’eux. L’important est de préserver un espace publique où le politique puisse s’exprimer et dire ce qu’il a à dire.

    Franchement, vous pensez que DSK serait encore venu à la matinale d’Inter tout en sachant que Guillon y est toujours présent ?

    Vous auriez donc là une émission politique de service public ne pouvant plus pleinement assumer son rôle du fait même que certains politiques refuseraient d’y participer. Un parfait non-sens auquel il était de mettre fin.

  25. Pardon « ce que le politique invité *dit* et ce qu’il ne dit pas »

  26. Je ne parle pas de journaux satyriques « Franade ».

    Je parle bien de journaux d’actualité qui emploient systématiquement des caricaturistes.

    Dans les journaux politiques et d’actualités, il y a toujours eu la place pour des articles humeur ou des bd satyriques.

    Les deux vont même très bien ensemble.

    Libé, n’est pas un journal satyrique et pourtant que je sache il y a au sein de ce journal d’information la place à la satyre via certains dessins. NON ?

    Les journaux classiques et les rédactions journalistiques on toujours eu en leur sein une part de satyrique. Des dessinateurs pour ce qui concerne les journaux écrits et des chroniqueurs pour les radio.

    Ce que faisait France inter en faisant participer Porte ou Guillon était très classique.

    Plantu travaillait au « Monde diplomatique » ou à l’Express et que je sache ce ne sont pas des journaux satyriques ??

    Pourtant Plantu est un critique satyrique.

    Il n’y a qu’au journal télé de 20HOO qu’il n’y au aucune place à la satyre. Et pour cause…

  27. Franade dit :
    24 juin 2010 à 09h14

    Ne peut-on pas juste conclure que France Inter s’est livré pendant ces quelques années à un mélange des genres simplement impossible dont Hees a pris conscience et à quoi il a décidé de mettre un terme ?

    =========

    Ce « mélange des genres » comme vous dites est absolument traditionnel en France.
    Toutes les rédactions les plus sérieuses utilisent ce mélange des genres.

    Donc non ça n’est pas impossible. Sauf quand les humoristes commencent à se lâcher et à oser dire et ridiculiser certaines choses. Payer pour ça oui. Sans problème. je préfère payer pour de l’humour bien écrit que de payer pour Claire Chazal ou Pujadas.

  28. franade et consorts vous dites des conneries souvenez vous de coluche il ne melangeait pas humour et politique peut etre..il ne faisait que ca et 25 ans apres il reste LA reference…la liberte d expression est vraiment foutue dans ce pays vivement que le peuple se reveille et en raccourcisse certains

  29. Vous nous parlez de quel Coluche, toof de aix ?

    Du Coluche humoriste ou de Coluche candidat ?

    Si c’est du Coluche humoriste, je vous rappelle que ce dernier n’a jamais eu accès à cette proximité avec le politique. Le Coluche humoriste s’en prenait aux politiques (entre autres), certes, mais dans les salles de spectacles, dans les émissions de divertissement, qu’elle soient télévisées ou radiophoniques.

    Et le Coluche candidat montre toute la perversion que je dénonce, tout le danger de s’en prendre aussi directement, sans le moindre décalage, à une élite. Car le peuple lorsqu’il est paumé et sans élite n’est capable de voter que pour deux présidents : Un Coluche ou un Le Pen.

    C’est bien pour cela qu’il faut éviter la proximité de l’humour et du politique, c’est bien pour cela que le discours politique ne doit pas devenir risible, et que le discours humoristique doit trouver sa place très loin du ce discours politique afin que l’un et l’autre ne puissent en aucun cas être confondus. Parce que sinon, c’est soit Coluche, soit Le Pen président !

  30. Rien à ajouter, en effet ! Plus d’humeur, ni d’humour, et tout ça sans l’intervention des « politiques »! A lire et relire « Les nouveaux chiens de garde », de Serge Halimi ! Jusqu’où iront-ils ?

  31. J’ai écouté Guillon hier chez Denisot, où il semblait sincère et atteint. Quand on lui a demandé s’il irait sur d’autres radios, il a dit non car il tenait au service public. Et il m’en a appris sur le « pot à tabac » que je croyais viser directement Martine Aubry : c’est en fait une expression qu’il prête à Fabius. Vous qui, comme moi, avez le goût du mot exact et le souci du contexte, apprécierez la malhonnêteté de ses adversaires sur ce point précis.

    Le duel Porte-Guillon vs Va-Hess aura, malgré les apparences, été gagné par les premiers. Les seconds pouvaient parfaitement la jouer grand seigneurs sur deux registres joints :
    – Vos insultes viennent de si bas pour monter si haut…
    – Plus vous nous attaquez et moins nous réagirons, plus cela prouvera que vos attaques sont infondées.
    Mais non, leur egos égratignés ont permis de voir que ces attaques étaient, on le voit, fondées : Val et Hess pourront dire et faire tout et le reste, la marque au fer rouge de leur allégeance sarkozyste est maintenant indélébile.
    Car l’ombre noire de tout ça, c’est Sarko. Il hait les humoristes qui le critiquent depuis le début, mais a eu, sur Inter, deux habiletés :
    – Prendre la défense de DSK (pour une matinale qui n’était pas la meilleure de Guillon) et non se plaindre pour lui.
    – Avoir mis aux manettes de Radio France et surtout d’Inter un duo de type « guymôquetté) mais surtout apte à casser la machine, ce qui est en route. Car l’éviction des deux polémistes fait passer au second rang la suppression de plusieurs émissions de grande qualité.

    Ne pas faire s’entraider humour et politique ? Mais c’est là-dessus que Val, tant comme chansonnier qu’à CH, a bâti sa carrière et sa (défunte) réputation ! Val à qui un type avait dit un jour : « Je préfère l’excès de caricature à l’absence de caricature » !

    http://tinyurl.com/67j7vy

  32. Franade, avez-vous vu les médias télés aujourd’hui ?

    Fallait à tout prix regarder LCI ce matin ! C’était d’un comique. Cette chaîne a atteint le summum du ridicule à filmer chaque seconde de l’avion jaune des bleus au Bourget.

    Et vous nous parlez de journalisme ??? Mais il est mort en sarkozie, il n’y a plus que des journaleux, complaisants, connivents ! (comme il n’y a plus que des godillots au Parlement, qui se réveillent qu’à la veille d’élections de peur de perdre leurs sièges et aussitôt passées, s’écrasent, se ridiculisent à défendre toujours autant l’indéfendable, comme le sont les dernières affaires sorties par le Canard).

    Mais tant mieux pour les nouveaux médias d’actus, vous savez, les sites d’infos indépendants, ceux qui tentent un nouveau modèle économique, le modèle payant !!

    C’est tout bon pour eux, nous finirons par préférer payer pour de vraies infos, dignes de ce nom ! Et il est dans l’intérêt de la démocratie et de nous, citoyens, de payer plus encore parce que c’est vital que ces médias libres perdurent, deviennent la référence en matière de journalisme.

    Qui aurait sorti l’affaire Bettancourt et bien d’autres, sans Médiapart ou le Canard !!

    Vive l’info indépendante !!

    C’est plutôt ce combat que vous devriez entreprendre, Franade, si vous aimez la démocratie et la liberté d’expression, au lieu de vous acharner sur ces humoristes.

  33. « C’est bien pour cela qu’il faut éviter la proximité de l’humour et du politique, c’est bien pour cela que le discours politique ne doit pas devenir risible »
    DIXIT FRANADE.

    « FRANADE » JE VOUS CONSEILLE D’ALLER VIVRE EN CHINE. VOUS ALLEZ VOUS Y ÉPANOUIR.
    C’EST UN DES RARES PAYS DANS LE MONDE AVEC CUBA ET LA CORÉE DU NORD À NE JAMAIS MÉLANGER HUMOUR ET POLITIQUE.

    ILS ONT DONC CLAIREMENT VOS VALEURS,
    ET VOUS AVEZ CLAIREMENT LES LEUR.

    QUITTEZ LA FRANCE DE CE PAS, VOUS ÊTES MURE POUR CES PAYS. VOUS NOUS ENVERREZ UNE CARTE POSTALE POUR NOUS RACONTER COMBIEN IL FAIT BON DE VIVRE DANS UN PAYS OU HUMOUR ET POLITIQUE NE SE MÉLANGENT PAS.

  34. Et si le monde était complètement stupide? (ne parlons pas de la France)

  35. Vals et Hees, après avoir fait les basses besognes, finiront comme Cluzel… (Mauvaise) paix à leur âme

  36. D’accord avec 2514.

    Guillon ne manquera pas d’opportunités pour exercer ses talents ailleurs. Quant à l’autre, il ne peut exercer ce qui lui fait si cruellement défaut…

  37. 30 ans de France-Inter entre les 2 oreilles …. Des souvenirs plein la tête, des fou-rires, des attentes et des réponses. Quelle triste fin !

  38. « HanniVal Lecter….Ahaaaa
    Joli….Sauf que Lecter n’était pas du genre à chercher à obtenir un rond de serviette à l’Elysée. A moins d’un dîner tête de veau ou cervelle d’agneau…. »
    Bien vu Astrid, quand est-ce qu’on déjeune ensemble ?

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