Le grand remplacement

À peine le générique tonitruant passé, le silence s’imposa de nouveau

Lorsque la vie m’éloigne de la mer, mon chien, Jedi, me promène souvent, une heure et des poussières, dans un grand domaine, celui de Saint-Cloud.

Ce matin, j’avais prévu, durant notre balade rituelle, d’écouter deux interviews, en direct, tout en cheminant.

F. à 8h20.

Z. à 8h30.

Accompagné par une pluie battante, déjà trempé jusqu’aux os au bout de dix minutes, je recherchais la première station de radio sur mon smartphone.

Caché en plein sous-bois, j’entendis les premiers mots de F.

Et puis plus rien. Pas de réseau. Pas de radio.

Je me rabattis alors sur la seconde interview.

À peine le générique tonitruant passé, le silence s’imposa de nouveau.

Pas plus de Z. que de F.

C’est ainsi que ce matin, j’ai manqué ces deux interviews.

Parce que les éléments – mon smartphone, le réseau, l’opérateur, les sous-bois, la pluie, la nature, que sais-je encore… – en avaient décidé autrement.

F .et Z. ont été remplacés par le seul son des grosses gouttes de pluie cognant sur mon K-Way®.

3 Commentaires

  1. Ce phénomène est dû au grand remplacement du bon vieux poste de radio hertzien à piles par le « tout à l’écoute » 5G.
    Je peste contre cette perte immense de ne pas pouvoir utiliser mes radios librement, mis à part la durée de mes piles.
    Mais le metooman et le lémure étaient écoutables sur mon ordi américain fruitié branché sur l’electricité espagnole, sous contrat internet de marque allemande, tout en travaillant sur une autre fenêtre.

  2. Tu n’as rien manqué. J’ai écouté F sous la douche, sans Kway. La seule vérité est arrivée par une auditrice qui a remis les pendules à l’heure.

  3. Étrange quand même de vouloir écouter 2x la même chose ;). Vive le grand air !

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

15 Sep, 2021

Épicerie ouverte

Prenez votre temps…

Conserves

« Y’en a un peu plus, je vous l’mets quand même ? »

Justes

Justes

En ces temps déments où n'importe qui dit n'importe quoi, en toute impunité, juste deux visages. Ceux de Rose et Désiré Dinanceau qui cachèrent ma mère et mes grands-parents maternels, tous trois Juifs polonais, dans un débarras de six mètres carrés, du 16 juillet...